14/1/2014
Conseil économique et social
ECOSOC/6588

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Conseil économique et social

Session d’organisation de 2014

55e séance – matin


« NOUS DEVONS MAINTENIR L’ÉLAN DE RIO+20 ET LE TRADUIRE EN UN PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT POUR L’APRÈS-2015

SANS POUR AUTANT NÉGLIGER LES OMD », DÉCLARE LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE L’ECOSOC


« Nous devons maintenir l’élan de Rio+20 et le traduire en un important programme de développement avec des objectifs de développement durable qui respectent les principes établis à Rio en 1992.  Dans le même temps, nous ne devons pas nous éloigner de nos efforts visant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement », a déclaré le Président élu du Conseil économique et social, M. Martin Sajdik


M. Sajdik a précisé que, sous la présidence de l’Autriche, l’ECOSOC axera ses efforts sur les trois domaines suivants: la poursuite de l’éradication de la pauvreté, la santé de la planète et l’engagement de toutes les parties prenantes pour obtenir des résultats.  « Mon objectif est de poursuivre, ensemble, le processus de réforme du Conseil qui a commencé avec la mise en œuvre par l’Assemblée générale de la résolution 61/16. » 


Le Forum politique de haut niveau a été créé pour se réunir sous les auspices de l’ECOSOC, a rappelé le nouveau Président.  « Nous avons lancé un débat sur l’intégration afin de suivre et promouvoir, dans les travaux du système de l’ECOSOC, l’intégration équilibrée des trois dimensions du développement durable », a-t-il précisé.  L’ECOSOC, qui a la responsabilité de convoquer le Forum politique de haut niveau et de poursuivre le dialogue sur le développement durable, est ainsi au cœur des questions de développement durable, a souligné M. Sadjik.  C’est le cadre commun dans lequel doivent être prises les mesures visant à accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Le nouveau Président a souhaité que le Forum politique de haut niveau se serve de l’autorité qui est conférée à l’ECOSOC par la Charte des Nations Unies.  Sous les auspices du Conseil économique et social, le Forum politique de haut niveau devrait, a-t-il ajouté, servir de cadre central pour coopérer avec les décideurs politiques et pour suivre les progrès dans la mise en œuvre du programme de développement pour l’après-2015.


En outre, le nouveau cadre institutionnel reconnaît que le développement est interdépendant.  « Notre contribution sera plus fructueuse si elle est fondée sur un programme unifié et commun », a-t-il estimé.  C’est pourquoi il est important d’harmoniser le travail du système de l’ECOSOC et d’accorder une attention particulière aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral, aux petits États insulaires en développement et aux pays sortant d’un conflit », a préconisé M. Sajdik.


Le nouveau Président a aussi tenu à souligner l’importance qu’il accorde à l’état de droit, à la lutte contre la corruption, au respect des droits de l’homme, aux changements climatiques, à l’énergie durable, au plein emploi et à l’emploi productif, en particulier des jeunes.


Pour sa part, le Président sortant de l’ECOSOC, M. Néstor Osorio (Colombie), a rappelé que le Conseil avait commencé, en 2013, son processus de réforme pour mieux répondre aux nouvelles attentes.  La réforme de l’ECOSOC et la mise en place du Forum politique de haut niveau sous les auspices de l’ECOSOC sont les éléments centraux de la nouvelle architecture de promotion du développement durable, a-t-il souligné.  Le nouveau débat sur l’intégration, qui est organisé par l’ECOSOC, permettrait à celui-ci de faire des recommandations politiques sur les trois piliers du développement durable. 


Évoquant les principaux succès du Conseil en 2013, le Président sortant a cité le débat de haut niveau de la session de fond de juillet dernier à Genève, qui avait permis, a-t-il assuré, de souligner le rôle de la science, de la technologie et de l’innovation, ainsi que le potentiel de la culture, pour faciliter la réalisation du développement durable.  Au cours du débat thématique, le Conseil avait mis en lumière l’importance du programme de développement pour l’après-2015, dont l’objectif est d’établir une stratégie de développement capable de promouvoir une croissance inclusive créatrice d’emplois qui garantisse aussi la préservation de l’environnement. 


« Nous devons renforcer le partenariat mondial pour le développement, sur la base du huitième Objectif du Millénaire pour le développement », a-t-il insisté, en appelant à une mobilisation des ressources financières en faveur du développement.


Le Président sortant a aussi rappelé les débats sur les activités opérationnelles et sur les affaires humanitaires, qui avaient eu lieu au cours de la session de fond.  Lors du débat général, l’attention a été attirée sur la mise en œuvre du Cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, ce qui a, selon M. Osorio, renforcé le rôle du Conseil sur les questions de développement durable. 


Concernant les relations entre la paix et la sécurité, le Conseil économique et social a examiné les leçons tirées de la transition vécue par un certain nombre de pays africains sortant d’un conflit.  Il a, en outre, mis l’accent sur l’importance de la jeunesse.


« L’ECOSOC se trouve dans une position unique pour contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre du programme de développement pour l’après-2015 », a estimé M. Osorio en soulignant la vaste expérience de cet organe dans ce domaine.  Il a émis l’espoir que les groupes particuliers, comme les jeunes et les partenaires du secteur privé, seraient en mesure de participer au dialogue de manière efficace.  « Nos deux aspirations fondamentales, à savoir l’amélioration des conditions de vie partout dans le monde et la préservation de notre planète, doivent être au cœur de nos efforts », a-t-il dit.


M. Osorio a également rappelé qu’au cours du débat de haut niveau de l’ECOSOC, comme chaque année, plusieurs pays feront des présentations volontaires nationales pour faire état des progrès accomplis au niveau national dans la réalisation du programme de développement des Nations Unies.  Il s’agit notamment de la Bolivie, de la Gambie, de la Géorgie, du Koweït, du Mexique, du Qatar, du Soudan, de la Thaïlande, du Royaume-Uni et de « l’État » de Palestine.  


Pour sa part, le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Wu Hongbo, a estimé que « les bases avaient été jetées pour garantir une transition sans heurt vers la nouvelle architecture de l’ECOSOC ».  Il a invité à maintenir cet élan pour que les trois dimensions du développement durable soient placées au cœur de toutes les actions.  « Nous avons cette année une occasion historique de nous donner les moyens de parvenir à des résultats durables », a-t-il estimé. 


M. Wu a prévenu que des efforts ne prenant pas en compte les aspects environnementaux et sociaux seraient voués à l’échec.  Il s’est dit convaincu qu’avec les efforts visant à dynamiser l’ECOSOC, 2014 sera une année d’accomplissements.  Le Département des affaires économiques et sociales (DAES), a-t-il assuré, continuera à appuyer le Conseil, notamment par le biais d’analyses.


Outre l’élection de son nouveau Président pour un mandat de 18 mois, dont la candidature avait été présentée par le Groupe des États d’Europe occidentale et autres États, le Conseil économique et social a élu, par acclamation, M. Ibrahim Dabbashi, de la Libye, pour le Groupe des États d’Afrique; M. Oh Joon, de la République de Corée, pour le Groupe des États d’Asie et du Pacifique; et M. Carlos Enrique García González, d’El Salvador, pour le Groupe de l’Amérique latine et Caraïbes.  Le candidat du Groupe des États d’Europe de l’Est sera élu à une date ultérieure.


Compte tenu de l’importance de la période transitoire entre la date butoir des OMD et le démarrage du programme de développement pour l’après-2015, le mandat des membres du Bureau de l’ECOSOC sera de 18 mois au lieu d’un an.


L’adoption du thème du Forum politique de haut niveau, des dates de ses sessions, ainsi que celle du programme de travail de l’ECOSOC sont reportées à plus tard, à la demande du représentant de la Bolivie, qui a demandé, au nom du Groupe des 77 et la Chine, un temps de réflexion. 


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