28/7/2014
Conseil de sécurité
CS/11497

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

7228e séance – matin


LE CONSEIL EST RÉSOLU À RESSERRER LES RELATIONS ENTRE L’ONU ET LES ORGANISATIONS RÉGIONALES,

NOTAMMENT L’UNION AFRICAINE, EN MATIÈRE DE MAINTIEN DE LA PAIX


M. Ban Ki-moon salue l’importance d’une coopération

basée sur les avantages comparatifs des organisations régionales


Le Conseil de sécurité s’est déclaré, aujourd’hui, résolu de prendre des mesures efficaces pour resserrer davantage les relations entre l’Organisation des Nations Unies (ONU) et les organisations régionales et sous-régionales, en particulier l’Union africaine. 


Soulignant l’utilité d’établir des partenariats efficaces entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales en vue d’interventions rapides en cas de crise, le Conseil de sécurité a également, aux termes de la résolution 2167 (2014) qu’il a adoptée à l’unanimité, invité les organisations régionales et sous-régionales à accélérer la mise en place d’un système de forces et moyens en attente pour la prévention des conflits et le maintien de la paix.


Il s’est félicité de l’engagement pris par les dirigeants africains lors du Sommet de Malabo, les 26 et 27 juin 2014, et des mesures prises par la Commission de l’Union africaine pour rendre opérationnelle la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC).  Les États membres de l’Union africaine, souligne-t-il, doivent apporter des contributions substantielles pour le financement de cette initiative.  Pour sa part, la Commission de l’Union africaine doit harmoniser ce concept avec celui de la Force africaine en attente.


Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, qui s’est exprimé à l’ouverture du débat, auquel participaient également de hauts fonctionnaires de l’Union européenne et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), ainsi que des ministres, a souligné que les partenariats entre l’ONU et les organismes régionaux devaient être basés sur les avantages comparatifs de chaque organisation.  


Dans la présente résolution, les membres du Conseil lui demandent d’engager, en étroite coopération avec l’Union africaine, une réflexion sur les enseignements tirés de l’expérience acquise lors du passage des opérations de paix de l’Union africaine aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies au Mali et en République centrafricaine et de formuler des recommandations concrètes qui pourraient être mises en œuvre à l’occasion de futures transitions, au plus tard le 31 décembre 2014.  


De même, il devrait établir, en étroite consultation avec la Commission de l’Union africaine et l’Union européenne, au plus tard le 31 mars 2015, un rapport d’évaluation assorti de recommandations sur l’évolution de la coopération entre l’ONU et les organisations régionales en matière de maintien de la paix.  Le réseau de partenariats de l’OTAN qui couvre aujourd’hui plus de 40 pays, a indiqué sa représentante, a permis de contribuer au maintien de la paix et la sécurité non seulement dans la région Euro-Atlantique, mais également au-delà.  La question des partenariats, a-t-elle ajouté, sera largement débattue lors du prochain sommet de l’OTAN, au Pays de Galles.


Ce débat a été l’occasion pour les membres du Conseil de sécurité, ainsi que plus d’une vingtaine d’autres délégations, de citer les exemples de collaborations réussies entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales, notamment en Afrique.  C’est le continent auquel le Conseil de sécurité concentre l’essentiel de ses travaux, ont fait observer plusieurs intervenants, en rappelant que 50% des opérations de maintien de la paix, 80% des Casques bleus et 70% du budget du maintien de la paix concernent l’Afrique. 


Les organisations internationales compétentes, recommande le Conseil dans sa résolution 2167 (2014), doivent contribuer à renforcer les capacités des organisations régionales et sous-régionales, en particulier africaines, dans les domaines de la prévention des conflits et de la gestion des crises, ainsi que de la stabilisation après les conflits, notamment en fournissant du personnel et une aide technique et financière.


Si le représentant russe a salué l’exemple mondial que constitue la coopération entre l’ONU et l’Union européenne en matière de maintien de la paix, M. Maciej Popowski, Vice-Secrétaire général du Service européen pour l’action extérieure, a rappelé que d’ici à 2016, l’Union européenne aura formé 10 000 soldats africains et qu’elle menait actuellement 50 projets pour le renforcement des capacités dans 20 pays africains.


L’ensemble des délégations ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer les capacités nationales en matière de maintien de la paix.  Si de nombreuses délégations ont estimé qu’il incombait à la communauté internationale d’appuyer les efforts régionaux en matière de maintien de la paix, notamment en Afrique, le représentant du Royaume-Uni a tenu à préciser que si le continent africain était déterminé à progresser dans ce domaine, il devrait aussi augmenter les moyens qu’il y consacre.


L’Observateur permanent de l’Union africaine auprès des Nations Unies, M. Téte António, a assuré que les pays africains avaient accru leurs contributions au financement des opérations de maintien de la paix de manière significative.  Cet effort, a-t-il insisté, ne doit en aucun cas se substituer à la responsabilité du Conseil de sécurité.


Les organisations régionales et sous-régionales peuvent jouer un rôle primordial dans la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants touchés par les conflits armés, ainsi que dans l’action menée pour prévenir la violence sexuelle et les abus sexuels, ont soutenu de nombreux intervenants.



OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DES NATIONS UNIES


La collaboration de l’Organisation des Nations Unies avec des partenaires régionaux, et son évolution


Lettre datée du 3 juillet 2014, adressée au Secrétaire général par le Représentant permanent du Rwanda auprès de l’Organisation des Nations Unies (S/2014/478)


Déclarations liminaires


M. BAN KI-MOON, Secrétaire général de l’ONU, a déclaré que depuis 2003 et le déploiement de l’opération ARTEMIS dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et l’envoi aujourd’hui de la force de l’EUFOR en République centrafricaine, l’ONU et l’Union européenne (UE) ont développé leur partenariat stratégique.  L’ONU continuera à travailler avec l’UE, qui lance une nouvelle mission au Mali pour renforcer les capacités des institutions nationales de ce pays, ainsi qu’avec la mission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel pour faire face à la dimension régionale du conflit, a indiqué M. Ban.  Il a félicité les parties maliennes pour l’adoption, la semaine dernière, d’une feuille de route consensuelle pour la conduite des négociations intermaliennes.  Il s’est félicité de la collaboration qu’entretiennent l’ONU et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaine (RCA) et en Afrique centrale en général, ainsi que de celle qui existe entre les Nations Unies et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) pour la recherche de règlements aux situations qui affectent le Soudan du Sud, le Darfour ou encore la Somalie.  Le Secrétaire général a insisté que les partenariats entre l’ONU et les organisations régionales devaient être basés sur les avantages comparatifs de chacun de ces partenaires et sur la nécessité de partager les expériences acquises en matière de transitions.  Tout en félicitant l’Union européenne et l’Union africaine pour leurs efforts en matière de déploiement rapide des contingents et de personnels de maintien de la paix et d’appui à la reconstruction, le Secrétaire général a estimé que beaucoup de progrès devaient encore être faits dans ce domaine.      


M. MACIEJ POPOWSKI, Vice-Secrétaire général du Service européen pour l’action extérieure, a rappelé que 50% des opérations de maintien de la paix (OMP) et 70% du budget des opérations de maintien de la paix (OMP) onusiennes concernent l’Afrique.  Il s’est félicité de l’adoption du nouveau taux de remboursement des frais engagés par les pays fournisseurs de contingents à ces pays tout en relevant que le budget des OMP de l’ONU dépassait cette année 8 milliards de dollars.  « Nous essayons d’améliorer notre coopération avec l’ONU en matière de maintien de la paix en affinant nos capacités d’évaluation et en renforçant les capacités militaires des pays européens en matière de maintien de la paix, a-t-il indiqué.  Il a déclaré que l’Union européenne restera un partenaire actif de l’Afrique pour assurer la paix et la stabilité sur ce continent, avant de mettre l’accent sur l’importance primordiale, pour les organisations régionales et sous-régionales africaines, de promouvoir le dialogue politique sur le continent.  « D’ici à 2016, l’UE aura formé 10 000 soldats africains, a annoncé M. Popowski avant de préciser que l’UE menait actuellement 50 projets de renforcement des capacités dans 20 pays africains.  Il a déclaré que les opérations de maintien de la paix devaient mettre l’accent sur les facteurs qui permettent de sortir des crises, dont font notamment partie le rétablissement et le renforcement des structures d’autorité et de gouvernance locales. 


Pour M. TÉTE ANTÓNIO (Union africaine), il existe de nombreux exemples qui illustrent les avantages d’une approche flexible des défis à la paix et à la sécurité en Afrique et la nécessité de maximiser la complémentarité entre l’ONU et l’Union africaine.  Il a fait observer que la plupart des opérations de soutien à la paix conduites par l’Afrique avaient permis de créer les conditions nécessaires pour le déploiement de missions multidimensionnelles de maintien de la paix de l’ONU.  Leur succès, a-t-il souligné, exige de prendre des risques importants et de recourir à des mesures coercitives pour que ces conditions soient réalisées.  M. António a cité en exemple l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) qui, a-t-il affirmé, repose sur une combinaison « judicieuse et novatrice » des avantages comparatifs de l’Union africaine et de l’ONU.  Il a aussi rappelé que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) sera prochainement intégrée à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), avant d’évoquer les progrès « remarquables » accomplis par la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) dans la lutte contre le groupe terroriste al-Chabaab.  Le représentant a toutefois estimé que beaucoup restait encore à faire pour créer les conditions idoines d’un engagement international plus soutenu.


M. António a souligné que le succès résidait dans la cohérence des objectifs, l’utilisation judicieuse et flexible des ressources disponibles, la conjugaison des efforts et la coordination de l’action sur le terrain.  À cet effet, il a plaidé pour une interprétation « flexible et novatrice » du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies.  L’observateur de l’Union africaine s’est félicité du renforcement continu de coordination entre le Secrétariat de l’ONU et la Commission de l’Union africaine, ainsi que de l’« appui crucial » qu’apporte le Secrétariat de l’ONU dans le domaine de la planification.  Il s’est aussi félicité de la décision du Conseil de sécurité d’autoriser la mise en place d’un module de soutien logistique en faveur de l’AMISOM.


Il est cependant nécessaire de faire plus grâce à des moyens novateurs, a estimé M. António, qui a ensuite mis l’accent sur la question du financement des opérations africaines de soutien à la paix.  L’une des plus grandes contraintes à laquelle sont confrontés l’Union africaine et ses mécanismes régionaux, a-t-il précisé, concerne la question d’un financement flexible, durable et prévisible de leurs opérations.  Il est crucial qu’une solution durable soit trouvée à cette question, a souligné M. António pour qui les recommandations du rapport Prodi restent plus que jamais d’actualité.  Il a ensuite exhorté le Conseil de sécurité à prendre les décisions qui s’imposent sur la question du financement.  Les pays africains ont accru leurs contributions au financement de ces opérations de manière significative, a-t-il assuré, en faisant remarquer que cet effort ne saurait se substituer à la responsabilité du Conseil de sécurité.


M. António a par ailleurs indiqué que l’Union africaine travaillait au renforcement à long terme de ses capacités à travers l’opérationnalisation de la Force africaine en attente qui, a-t-il expliqué, permettra de trouver des réponses mieux adaptées à certaines des insuffisances constatées dans les récentes opérations sous conduite de l’Union africaine.


Déclarations


M. EUGÈNE-RICHARD GASANA (Rwanda) s’est félicité de ce que la présidence de son pays s’achève avec l’adoption d’une résolution visant à renforcer les partenariats entre l’ONU et les organisations régionales dans le domaine du maintien de la paix.  Le défi à relever à présent est d’assurer une évolution positive de ce type de partenariats afin de passer d’un système ad hoc à un cadre plus structuré, a-t-il estimé.  M. Gasana a cité les « exemples tragiques » du Rwanda et de Srebrenica.  Face à la limite des ressources, il a insisté sur la nécessité de développer des partenariats solides.  Les organisations régionales, a-t-il fait observer, jouissent souvent de la légitimité politique sur le terrain.  Le Conseil de sécurité, a souligné M. Gasana, doit examiner les moyens par lesquels les organisations régionales pourraient être assistées à renforcer les capacités opérationnelles afin de partager le fardeau du maintien de la paix et rendre les missions les plus efficaces possible.  Il s’est félicité de l’amélioration constante des opérations sous conduite africaine.  Il a aussi indiqué que des troupes rwandaises participaient à certaines des opérations les plus importantes du maintien de la paix.  Un bataillon a récemment été déployé au sein de la MINUSS et des pourparlers sont en cours pour y déployer deux hélicoptères, a-t-il fait savoir.


Mettant l’accent sur l’importance du financement et des préparatifs, le représentant du Rwanda a invité les organisations régionales à créer des systèmes de préparation en attente.  Les mécanismes de coordination doivent également être renforcés.  Il a aussi souligné qu’il était nécessaire d’appliquer les recommandations du rapport Prodi dont l’objectif est de renforcer la prévisibilité des ressources.


Mme SAMANTHA POWER (États-Unis) a déclaré que les organisations régionales jouaient un rôle plus central dans le maintien de la paix. Elle s’est félicitée des priorités affichées par l’Union africaine depuis sa création, en 2002, pour mettre fin aux conflits et prévenir des massacres.  Il est important, a-t-elle souligné, de renforcer les capacités des opérations de maintien de la paix pour assurer la protection des civils.  Elle a regretté que ces opérations de maintien de la paix n’aient presque jamais utilisé la force pour défendre des civils contre des attaques.  Elle a tenu à souligner la crédibilité des soldats de la paix rwandais qui ont constitué les premiers contingents déployés en République centrafricaine et au Soudan du Sud, dans des environnements très complexes.  Les États-Unis sont fermement engagés à assurer une meilleure efficacité des opérations de maintien de la paix et à établir des partenariats avec les pays contributeurs de troupes, a-t-elle assuré, avant de rappeler que son pays avait contribué aux missions africaines en Somalie et au Mali.


M. MARK LYALL GRANT (Royaume-Uni) a rappelé que les pères fondateurs de l’ONU avaient espéré mettre en place une armée permanente des Nations Unies.  Comme ce vœu ne s’est pas réalisé, il est important, a-t-il souligné, de renforcer la coopération avec les partenaires régionaux en matière de maintien de la paix.  Il s’est félicité des progrès réalisés en matière de protection des enfants et de lutte contre la violence sexuelle et sexiste.  Le représentant du Royaume-Uni a estimé que la communauté internationale doit fournir aux partenaires régionaux les moyens financiers et logistiques nécessaires pour leur permettre de s’acquitter de leur rôle en matière de maintien de la paix.  Si les partenaires africains sont déterminés à participer activement au maintien de la paix, il faudrait aussi qu’ils consacrent plus de moyens à cet effet, a-t-il fait remarquer.  Le Royaume-Uni, a-t-il dit, se félicite de la coopération entre l’ONU et l’OTAN.   


M. VITALY CHURKIN (Fédération de Russie) a mis l’accent sur le potentiel immense des avantages comparatifs de la coopération entre l’ONU et ses partenaires régionaux et sous-régionaux en matière de maintien de la paix, conformément aux dispositions du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies.  Il a jugé impératif de respecter les principes du maintien de la paix dont le respect du pays hôte et le non-recours à la force.  Il a salué l’expérience de l’Union européenne dont la coopération avec l’ONU est un modèle en matière de maintien de la paix.  Le représentant a souhaité que l’on intensifie les relations entre l’ONU et l’Union européenne pour assurer le financement des opérations de maintien de la paix.  Il est également important de renforcer la coopération entre l’ONU et la Ligue des États arabes.  Avant de conclure, le représentant russe a souligné qu’il était important de promouvoir la coopération entre l’ONU et ses partenaires régionaux pour lutter contre la menace du trafic de la drogue en Afghanistan.  


M. LIU JIEYI (Chine) s’est félicité des résultats tangibles obtenus en matière de maintien de la paix grâce à la coopération entre l’ONU et les organisations régionales.  Il a toutefois souligné que de nombreuses menaces à la sécurité persistent en Afrique et que les capacités de l’Union africaine (UA) et de l’Union européenne (UE) sont limitées, notamment en matière de personnels.  Il a appelé l’ONU à appuyer de manière plus efficace les organisations africaines de maintien de la paix.  Il a aussi appelé l’ONU et les organisations régionales à veiller au respect de la Charte de l’ONU.  Les missions déployées doivent en refléter entièrement les principes, a souligné le représentant.  Il a ensuite appelé au renforcement de la coopération entre l’ONU et les organisations régionales, faisant notamment observer que la situation sur le terrain, notamment en Afrique, est extrêmement complexe et que chaque situation de conflit ou de crise doit être résolue selon ses propres réalités et au cas par cas.  Le représentant a également appelé à la mise en place de systèmes de coopération qui privilégient la complémentarité et un traitement égal de chaque cas de conflit.  Le représentant a aussi appelé l’ONU à réagir aux demandes de renforcement des capacités faites par l’Union africaine, et il a ensuite insisté sur la nécessité de tirer les enseignements des expériences du passé.  Les missions déployées par des organisations régionales avec le soutien de certains États au Mali et en République centrafricaine (RCA) sont récemment devenues des missions onusiennes et de nombreux défis se sont posés, en matière de communication notamment, a-t-il fait observer en invitant le Conseil de sécurité à les relever.  Il a par ailleurs fait savoir que la République populaire de Chine a mis au service de l’ONU près de 2 000 Casques bleus, qui participent à sept missions de maintien de la paix en Afrique.  La Chine compte participer au renforcement des capacités de maintien et de renforcement de la paix du continent africain, a conclu le représentant.


Mme RAIMONDA MURMOKAITĖ (Lituanie) a fait observer que les partenariats régionaux font face à certains des obstacles les plus notables dans le domaine du maintien de la paix, et elle a notamment parlé à cet égard de la nécessité d’améliorer la clarté des mandats, de trouver des solutions aux écarts de formation existant entre différents contingents, aux défis logistiques.  Il faut aussi assurer une coordination suffisante entre les différentes composantes d’une mission, a dit la représentante en relevant les lacunes qui existent à ce jour en la matière.  Elle a notamment parlé de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) qui, avec près de 23 000 personnels et un budget annuel de 1,3 milliard de dollars, fait l’objet de nombreuses critiques.  Elle a signalé que cette mission fait face à de nombreux problèmes, notamment un taux élevé de morts parmi ses Casques bleus; une absence de coopération de la part du Gouvernement du Soudan, le pays hôte; un manque chronique d’équipements, ainsi que des problèmes de coordination interne.  En outre, la capacité de la MINUAD à protéger les civils a été l’objet de nombreuses critiques, la mission ayant notamment été décrite comme étant « extrêmement inefficace » en la matière et « réticente » à signaler des violations des droits de l’homme.  La représentante a jugé nécessaire de réfléchir à l’avenir de cette mission.  Elle a aussi parlé de l’AMISOM et de la transition prochaine de la MISCA, appelée à devenir une mission de l’ONU en RCA, la MINUSCA.


Poursuivant son intervention, Mme Murmokaitė a jugé nécessaire de renforcer une coopération précoce entre l’ONU et ses partenaires de maintien de la paix sur les questions liées aux objectifs stratégiques, aux stratégies de sortie des missions et au calendrier de mise en œuvre des différents aspects de leurs mandats.  La formation adéquate des troupes est également essentielle, de même que la sensibilisation à la sexospécificité, la protection des femmes et des enfants, et la lutte contre l’utilisation du viol comme arme de guerre.  Les avantages comparatifs dont jouissent les différents partenaires dans différents domaines doivent être identifiés, a-t-elle préconisé.  Les mandats et les responsabilités doivent être clairement définis, et des structures de commandement claires et efficaces doivent être mises en place, et il faut également renforcer les capacités et l’appropriation nationales, a conclu la représentante.


Mme SYLVIE LUCAS (Luxembourg) a fait observer que les organisations régionales qui agissent sous mandat de l’ONU voient leur légitimité accrue et qu’en retour, l’ONU peut bénéficier de l’expertise et des moyens opérationnels de ces entités régionales.  Elle a appelé le Conseil de sécurité à continuer d’appuyer résolument le travail de médiation entrepris par le Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’Union africaine et a émis l’espoir que ce soutien pourra être exprimé à l’occasion d’un prochain dialogue avec l’ancien Président Thabo Mbeki, de l’Afrique du Sud.  La représentante s’est ensuite félicitée du solide partenariat qui existe entre l’ONU et l’Union européenne, faisant observer que cette coopération couvre les domaines de la réponse immédiate aux crises, de l’action humanitaire, du maintien et de la consolidation de la paix, ainsi que du développement.  Elle a fait savoir qu’en 2016, plus de 17 000 militaires africains auront été formés avec l’appui des pays européens, dont certains, au Mali et en Somalie, par des instructeurs luxembourgeois.


Mme Lucas a aussi fait observer que la présence de plusieurs opérations sur un même théâtre d’opération renforce le besoin de coordination aux niveaux politique, opérationnel et financier, et elle s’est dite favorable à la coopération triangulaire entre l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne.  La représentante a par ailleurs souligné que la contribution des organisations régionales est essentielle pour protéger les enfants dans les conflits armés, que ce soit à travers leur coopération avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), leur contribution à l’élaboration de directives sur les enfants et les conflits armés, ou encore par la prise en compte de la protection de l’enfance dans la planification et dans la conduite des opérations.


M. GARY FRANCIS QUINLAN (Australie) a souligné que la coopération entre l’ONU et les organisations régionales est au cœur du système multilatéral de maintien de la paix, citant notamment en exemple les cas de la Somalie et de la République centrafricaine (RCA).  Il a jugé nécessaire de renforcer les mécanismes de dialogue direct aux niveaux stratégique et opérationnel, ceci afin de permettre l’obtention de résultats tangibles sur le terrain.  Cet engagement, a-t-il souligné, doit être fondé sur la prise de conscience que l’on ne peut pas dépendre continuellement d’improvisations ad hoc.  Le représentant a aussi indiqué qu’alors que de plus en plus d’organisations régionales participent au maintien de la paix, il est nécessaire de renforcer leurs capacités d’interaction précoce avec l’ONU au cours des étapes de planification et dans la période de la transition que traversent à un certain moment les missions de maintien de la paix.  Il a cité en exemple la participation des organisations régionales partenaires des Îles Salomon ainsi que le processus de transition qui a été mené au Timor-Leste au moment où l’ONU amorçait le retrait de sa mission de maintien de la paix.


M. Quinlan a par ailleurs estimé nécessaire de renforcer la capacité collective de déploiement rapide, notamment dans les situations où les vies des civils sont en danger.  Aucune organisation n’a mis au point une solution durable permettant de relever ce genre de défis, qui persistent, a-t-il notamment fait observer, pour ensuite saluer les efforts déployés par l’Union africaine en la matière.  Le représentant a ensuite annoncé que l’Australie et l’Union européenne concluront prochainement un accord qui permettra la participation de l’Australie aux missions qu’entreprend l’Union européenne dans le cadre de sa politique européenne commune de sécurité et de défense.  Il a aussi appelé les partenaires internationaux à améliorer la prévisibilité et la souplesse du financement des organisations régionales dans le but, notamment, de renforcer leurs capacités.  M. Quinlan a aussi parlé de la nécessité d’améliorer les capacités technologiques des unités déployées sur le terrain, d’investir dans la prévention et la médiation des conflits, et d’intégrer la présence des femmes dans tous les mandats de maintien de la paix.


M. BANTE MANGARAL (Tchad) a mis l’accent sur les aspects politiques financiers et opérationnels de la collaboration entre l’ONU et l’Union africaine en matière de maintien de la paix.  Il a souligné l’importance de la réunion annuelle qui se tient entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.  Il a dit l’importance de progresser dans le déploiement rapide des contingents quand éclate une crise.  Il a salué les efforts de l’Union africaine, qui a su, malgré la faiblesse de ses ressources matérielles et financières, déployer des missions africaines de maintien de la paix au Soudan, au Darfour, en Somalie, au Mali et en Centrafrique.  Il a salué les mesures prises par la Commission de l’Union africaine pour rendre opérationnelle la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC), avant d’appeler la communauté internationale à apporter des contributions substantielles pour le financement de cette initiative, ceci afin que ce concept soit compatible avec celui de la Force africaine en attente.  Le représentant du Tchad a exhorté le Conseil de sécurité à réexaminer l’embargo imposé à la Somalie afin que les forces somaliennes puissent acquérir les armes nécessaires à la défense des institutions somaliennes.


Mme JOY OGWU (Nigéria) a rappelé que l’ancien Secrétaire général Boutros Boutros Gali avait dès 1992 déclaré que la sécurité mondiale dépendrait dans le futur de la capacité des États à mettre en œuvre les promesses du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies.  Elle a dit que la complexité croissante des opérations de maintien de la paix exige un partenariat plus robuste entre l’ONU et les organisations régionales.  Elle a parlé des 69 OMP créées par l’ONU au cours de son existence, dont 15 sont actuelles, et dont 10 ont été déployées en terres africaines.  Elle s’est félicitée de la mise en œuvre de la Force africaine en attente, tout en soulignant que des efforts notables doivent être entrepris pour renforcer encore plus les capacités de maintien de la paix de l’Union africaine.  « Un grand défi à relever est celui concernant l’insuffisance des ressources financières et logistiques », a dit la représentante du Nigéria avant d’appeler à davantage de prévisibilité financière pour soutenir les organisations régionales qui mettent en œuvre des actions de maintien de la paix après des décisions du Conseil de sécurité.  Au niveau logistique, la réponse à apporter serait de faire en sorte que l’Afrique dispose de sa propre base logistique, a-t-elle préconisé. 


M. CRISTIÁN BARROS MELET(Chili) a dit que l’action collective est impérative pour faire face aux menaces traditionnelles et nouvelles pesant sur la sécurité internationale.  Il s’est félicité que la résolution adoptée aujourd’hui reconnaisse les efforts régionaux et sous-régionaux croissants en matière de maintien de la paix.  Le représentant a salué les efforts déployés par l’ONU et l’Union africaine, tout en appelant le Conseil de sécurité et l’ONU à approfondir leurs relations et partenariats stratégiques avec le continent africain.  « La formation et les capacités militaires doivent aller de pair avec les formations nécessaires en matière de droits de l’homme et de droit international humanitaire », a-t-il dit.  Il a à cet égard évoqué la création, en 2006, d’un cycle de formation de maintien de la paix par le Chili et l’Argentine, appelé « la Croix du Sud » avant d’appeler le Conseil de sécurité à tirer bénéfice des avantages comparatifs de chaque partenaire au maintien de la paix. 


M. MAHMOUD DAIFALLAH MAHMOUD HMOUD (Jordanie), après avoir rappelé que 2 729 Jordaniens servaient dans des missions de maintien de la paix de l’ONU, a estimé qu’il était nécessaire de répondre aux causes profondes des conflits et de tenir compte de la spécificité des pays pour assurer le succès du maintien de la paix.  Il a appelé l’ONU à renforcer la protection juridique des Casques bleus et à lancer un dialogue constructif sur les aspects clefs des opérations de maintien de la paix, avec notamment la participation des organisations régionales.  Il s’est inquiété de ce que les mandats ne soient pas clairement définis et que les Casque bleus soient transférés d’une mission à l’autre ce qui, selon lui, risque de créer des déséquilibres.  Il a appelé à établir un dialogue franc entre le Conseil de sécurité et les pays contributeurs de troupes et à mieux communiquer les informations au sein des opérations conjointes de maintien de la paix.  Le représentant a aussi plaidé pour la mise en place d’un mécanisme d’alerte rapide.


M. ALEXIS LAMEK (France) a relevé que dans l’essentiel des crises traitées par le Conseil de sécurité, l’action conduite par l’ONU se faisait en partenariat avec les organisations régionales, en particulier en Afrique.  Il a estimé que cette coopération multiforme devait être encouragée.  Cette coopération permet de favoriser l’appropriation régionale, en l’occurrence par les Africains, de leur propre sécurité.  En la matière, il a précisé que le contingent sénégalais qui prendra en charge la nouvelle Force de réaction rapide de l’ONUCI et de la MINUL développera des capacités qui pourront ensuite servir aux efforts de maintien de la paix de la CEDEAO.


La France et l’Union européenne soutiennent pleinement la montée en puissance des organisations régionales africaines et sont ainsi devenues des partenaires militaires de l’Union africaine, a assuré M. Lamek.  Le représentant a soutenu que ce partenariat tripartite avait permis d’intervenir en urgence en RCA avant que des crimes de masse ne soient commis.  Il a ensuite signalé que l’Union européenne finance 90% du budget-programme de l’Union africaine et a vu dans la Facilité africaine de paix de l’Union européenne un « instrument unique de coopération entre organisations régionales ».  Afin de préserver ces instruments, il a estimé que les organisations africaines peuvent progressivement prendre en charge une partie croissante de la charge financière de leurs actions.  Le représentant de la France a également indiqué que sur le plan diplomatique, la France veillait à se placer dans le cadre d’un partenariat avec les organisations africaines, en évoquant notamment la tenue au mois de décembre dernier à Paris, d’un Sommet Afrique/France.


M. OH JOON (République de Corée) a souligné l’importance du rôle que peuvent jouer les organisations régionales, grâce à leurs connaissances du terrain.  Il a insisté sur l’importance de la réaction rapide de ces dernières et jugé nécessaire d’organiser les différentes phases de leurs activités.  Le représentant s’est ensuite félicité des efforts déployés pour renforcer les partenariats, en faisant toutefois observer que l’intervention internationale ne garantissait pas un règlement du confit.  Il a ainsi cité en exemple la situation au Soudan du Sud, où le déploiement d’une mission de maintien de la paix n’avait pas réussi à prévenir la reprise du conflit.  C’est pourquoi, a-t-il souligné, il est nécessaire de lancer des activités de prévention.  Les activités de prévention sont moins onéreuses que le maintien de la paix, a-t-il dit.


Mme MARÍA CRISTINA PERCEVAL (Argentine) a déclaré qu’il était urgent que le Conseil de sécurité progresse dans ses méthodes de travail afin qu’il ne soit pas appelé à tenir des réunions en urgence.  Elle a appelé à plus de coopération et moins de rivalité entre les États Membres.  Elle a jugé indispensable que les opérations de maintien de la paix dirigées par des organisations régionales soient soumises aux mandats et normes des Nations Unies en matière de droits de l’homme, droits des réfugiés et droit international humanitaire.  La représentante de l’Argentine a souligné l’importance des formations nécessaires à tous les aspects du maintien de la paix avant d’appeler à la création d’un mécanisme de financement qui assure une réelle prévisibilité et le respect de la dignité.


M. TARIQ FATEMI, Ministre des affaires étrangères du Pakistan, a appelé à approfondir et diversifier les partenariats entre l’ONU et ses partenaires régionaux en matière de maintien de la paix afin de trouver les meilleures solutions et éviter des rechutes.  Il estimé que les partenariats avec les organisations régionales étaient très importants pour permettre à ces organisations de trouver une solution aux conflits régionaux et d’instaurer la paix et la stabilité dans leur zone d’influence.  « Des ressources et capacités appropriées sont essentielles pour une bonne planification des missions de maintien de la paix régionales, a-t-il insisté, avant d’appeler l’ONU à favoriser des processus et approches axés sur les capacités.   


M. MOTOHIDE YOSHIKAWA(Japon) a estimé qu’il était nécessaire que le financement des opérations de maintien de la paix soit plus durable.  Il a appelé à une coopération renforcée entre l’ONU et les organismes régionaux qui sont souvent les premiers à réagir aux crises.  Le représentant a salué les efforts visant à coordonner les partenariats en mettant l’accent sur les réunions entre le Conseil de sécurité et le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine.  Le Japon, a-t-il rappelé, contribue activement au maintien de la paix en Afrique.


Mme SIGNE BURGSTALLER (Suède) a appelé à une coopération avec l’Union africaine qui soit davantage axée sur les résultats.  Elle a rendu hommage aux contingents des pays africains qui ont accepté d’intégrer la brigade d’intervention en République démocratique du Congo.  Elle a remercié les pays d’Amérique latine pour l’appui qu’ils apportent au maintien de la paix et les pays de la Ligue arabe à la gestion des crises au Moyen-Orient, en particulier en Syrie.  Elle s’est félicitée des initiatives d’alerte précoce lancées par les organisations africaines, notamment la CEDEAO et l’IGAD, tout en estimant qu’il y avait encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine en faveur du continent africain.   


M. GUILHERME DE AGUIAR PATRIOTA (Brésil) s’est dit convaincu que l’harmonisation des actions et objectifs de l’ONU et des organisations régionales contribuera à renforcer le maintien de la paix.  Il a indiqué qu’une coordination régionale accrue dans sa région avait permis d’améliorer les activités de l’ONU en Haïti.  Il est important, a-t-il dit, de trouver une solution africaine aux problèmes auxquels est confrontée l’Afrique.  Le représentant brésilien a estimé que la coopération devrait permettre au Conseil de sécurité de s’acquitter efficacement de ses responsabilités.  La coopération ne peut en aucun cas être considérée comme une délocalisation de l’autorité du Conseil de sécurité, a-t-il rappelé.


Les contraintes d’ordre budgétaires, a-t-il estimé, ne doivent pas constituer le seul facteur déterminant dans les décisions concernant le maintien de la paix.  Il s’est inquiété de ce que les considérations financières soient placées au-dessus des considérations d’ordre politique et humanitaire.  Le représentant a ensuite souligné l’importance que revêt la prévention de conflits.  Il s’est inquiété de la réticence accrue de certains États Membres à financer les opérations de maintien de la paix.  Il a par ailleurs encouragé l’Union africaine dans ses efforts à mettre sur pied une force d’intervention rapide d’ici à 2015.  Le représentant a également parlé de l’importance de la diplomatie, la prévention des conflits et leur règlement par des moyens pacifiques.


M. INIGO LAMBERTINI (Italie) s’est félicité du partenariat entre l’ONU et l’Union européenne, en citant notamment en exemple le déploiement prochaine de la MINUSCA, la MINUK et la MINUSMA.  Il a indiqué que l’Italie était prête à apporter un appui financier à la composante civile de la force d’intervention rapide de l’Union africaine.  Il a également parlé des activités de la MINUSMA.  Le représentant a fait savoir qu’au sein de l’Union européenne, l’Italie est un des principaux pays contributeurs de troupes.  L’Italie et l’Allemagne organiseront prochainement deux séminaires de haut niveau sur la coopération ONU-Union européenne, a-t-il annoncé.


Mme MÓNICA BOLAÑOS PÉREZ (Guatemala) a estimé qu’il était nécessaire de répondre aux graves lacunes des opérations de maintien de la paix en matière de formation et de ressources, mais également de renforcer les capacités d’évaluation des conflits et d’élaborer de meilleurs cadres conceptuels sur la base d’informations fondées.  Elle a appelé à la création d’un mécanisme pérenne et prévisible en termes de financement.  La représentante s’est par ailleurs inquiétée des conclusions de la Procureure de la Cour pénale internationale sur l’application de la résolution 1593 et demandé au Secrétaire général d’engager une enquête complète et transparente sur des informations selon lesquelles la MINUAD aurait couvert des crimes graves.


M. JUAN MANUEL GONZÁLEZ DE LINARES PALOU (Espagne) a jugé nécessaire de disposer d’un mécanisme visant à assurer une optimisation maximale des opérations de maintien de la paix.  Il a insisté sur une participation active des pays et organisations régionales concernées aux débats du Conseil de sécurité.  Le représentant a aussi réclamé la création de mécanismes pour assurer l’efficacité des efforts de coordination entre l’ONU et les organisations régionales.  Le représentant de l’Espagne a souligné que l’approche régionale permettait de mieux comprendre les difficultés locales.  Son pays, a-t-il dit, soutient l’appropriation par les États africains du règlement des conflits qui ont lieu sur le continent africain.  M. González de Linares Paloua fait savoir que des Casques bleus espagnols étaient déployés dans plus de 20 missions de maintien de la paix.


M. LEVENT ELER (Turquie) a estimé que les partenariats entre l’ONU et les organisations régionales étaient indispensables, en particulier en Afrique.  Il a estimé que ceux-ci peuvent être renforcés davantage grâce, notamment, à un appui logistique et financier.  Il a salué la création d’une force d’intervention de l’Union africaine.  Il a estimé que l’Union africaine et l’Organisation pour la coopération de Shanghai, entre autres, ont un rôle important à jouer dans le domaine du maintien de la paix.


Mme SITI HAJJAR ADNIN (Malaisie) s’est félicitée de ce que de nombreuses organisations régionales participent aux opérations de maintien de la paix de l’ONU.  Elle a indiqué que certaines organisations régionales pouvaient disposer d’une plus grande souplesse dans la distribution des ressources, ce qui peut être fondamental pour sauver un plus grand nombre de vies humaines.  La représentante a aussi estimé nécessaire d’élaborer les politiques de maintien de la paix sur la base du consensus et de mettre l’accent sur la définition de normes en matière de capacité et de formation.  Il est en outre vital que le personnel dispose d’instructions claires ainsi que d’outils et d’informations pertinents.  La représentante a ensuite parlé de la création du Centre malaysien du maintien de la paix, qui a assuré à ce jour la formation de plus de 1 500 Casques bleus.  Elle a souligné qu’il était impératif pour les États Membres d’adopter une approche plus efficace pour mobiliser plus de ressources.  La représentante a aussi insisté sur l’importance de l’appui logistique aux missions de maintien de la paix.


Mme SIMONA MIRELA MICULESCU (Roumanie) a déclaré que les organisations régionales et sous-régionales étaient souvent mieux préparées que l’ONU pour faire face à une crise au niveau régional.  Elle a précisé que la Roumanie avait toujours soutenu la stratégie européenne en matière de maintien de la paix et a appuyé ainsi l’idée de créer un cadre de coopération ONU-OTAN en matière de maintien de la paix.  Elle a souligné que l’amélioration de la coopération entre l’ONU et les organisations régionales était indispensable pour mieux répondre aux nouveaux défis.


M. DESRA PERCAYA (Indonésie) a estimé que la complexité accrue des conflits actuels exigeait une réponse multidimensionnelle et intégrée impliquant tous les acteurs régionaux et sous-régionaux.  Il a ainsi souligné la responsabilité de l’ONU de renforcer les capacités techniques et politiques des organismes régionaux appelés à exercer des missions de maintien de la paix décidées par le Conseil de sécurité.  L’expérience a montré que sans un appui financier prévisible, les missions de maintien de la paix gérées par des organisations régionales étaient vouées à l’échec, a rappelé le représentant de l’Indonésie. 


Intervenant au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), M. CHAYAPAN BAMRUNGPHONG (Thaïlande) a déclaré que la participation des organisations régionales et sous-régionales présentait des avantages comparatifs uniques en matière de maintien de la paix et de la sécurité.  La participation d’acteurs régionaux peut apporter des expériences pertinentes pour traiter des causes profondes des conflits.  Le représentant a souligné que la coopération entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales devrait être renforcée, conformément aux dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, en particulier du Chapitre VIII, qui insiste sur le respect du consentement des parties, l’impartialité et le non-recours à la force sauf en cas de légitime défense et ou s’il est prévu dans le mandat de la mission.  Il est important, a-t-il ajouté, d’améliorer l’échange d’informations à tous les niveaux de la coopération. 


M. URMAS PAET, Ministre des affaires étrangères de l’Estonie, a indiqué que des Casques bleus estoniens avaient récemment été déployés pour la première fois en Afrique, dans le cadre d’une mission de l’Union européenne en République centrafricaine (RCA).  Il a parlé des avantages comparatifs de l’action régionale, en ex-Yougoslavie et en Afghanistan notamment, pour ensuite s’inquiéter du fait que lorsque des situations de crise voient le jour, la réaction de la communauté internationale est souvent trop lente.  Il a indiqué que l’Union européenne et l’OTAN se sont efforcées d’améliorer leur capacité de réaction.  Des groupements tactiques de l’OTAN sont équipés sur la base d’un système de rotation et préparés pour intervenir dans des situations d’urgence, a-t-il notamment indiqué.  Abordant ensuite la question du financement des opérations de maintien de la paix, le Ministre s’est félicité du compromis réalisé en Cinquième Commission concernant le budget annuel, dont le montant atteint cette année 8 milliards de dollars, des opérations de maintien de la paix.  Il a apporté l’appui de l’Estonie à la décision prise par l’Union européenne de doubler les dépenses octroyées au Mécanisme de paix de l’Union africaine.  Il a aussi parlé de l’importance de privilégier l’appropriation nationale et de renforcer la reddition de comptes, notamment en ce qui concerne la responsabilité des personnes reconnues comme étant auteurs d’atrocités.  M. Paet a aussi appelé les États Membres à investir davantage dans les activités de prévention.


M. JIM MCLAY (Nouvelle-Zélande) s’est inquiété du fait qu’en dépit des efforts déployés par les pays contributeurs de troupes, le système multilatéral de maintien de la paix semble complètement débordé par les besoins.  Le déploiement de nouvelles missions se fait trop lentement et de manière incertaine et, comme cela a récemment été le cas au Soudan du Sud, même des missions existantes ont été surprises par la réémergence de conflits.  Il s’est également préoccupé du fait qu’une partie importante des efforts déployés pour mettre un terme aux conflits et rétablir la paix dépend trop des activités d’organisations régionales qui, a-t-il indiqué, sont souvent mal équipées et ne disposent pas de sources de financement prévisibles ou durables. 


M. McLay s’est notamment inquiété du fait que près d’un an après l’adoption de la déclaration présidentielle du 6 août 2013 sur le renforcement du financement des organisations régionales, le Conseil de sécurité n’avait toujours pas réussi à répondre au problème.  Si les recommandations du rapport Prodi ne peuvent pas être adoptées dans leur intégralité, il incombe au Conseil de sécurité de s’accorder sur lesquelles d’entre elles permettent un appui systématique et fiable aux initiatives régionales de maintien de la paix, a-t-il estimé.  Le représentant néo-zélandais a par ailleurs estimé que même si les consultations annuelles avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sont utiles, elles ne favorisent pas la tenue des discussions approfondies qui s’imposent lorsqu’une situation de crise voit le jour, ni un suivi adéquat.  Bien trop souvent, a-t-il déploré, l’ONU et le Conseil de sécurité interviennent trop tard pour appuyer les efforts régionaux, comme cela a récemment été le cas au Mali et en RCA.


M. ZOHRAB MNATSAKANYAN (Arménie) a estimé nécessaire de renforcer l’interaction et la coordination entre le Conseil de sécurité, le Secrétaire général, les pays contributeurs de troupes et les organisations régionales concernées, notamment au vu du fait qu’un nombre croissant d’opérations hybrides de maintien de la paix sont en train de voir le jour.  Il a fait observer que l’efficacité de l’action au niveau régional dépend du degré d’institutionnalisation de la coopération entre différentes régions, et que celle-ci peut souvent différer d’une région à l’autre.  Il a estimé que l’ONU est des mieux placés pour faciliter une coopération interrégionale destinée à compléter les capacités régionales.


Le représentant a fait observer que les pays voisins d’une zone de conflit peuvent avoir des intérêts contradictoires et soutenir une des parties à un conflit au détriment d’une autre.  Il a souligné que l’efficacité des opérations de maintien de la paix dépend fortement de l’accord explicite des parties à un conflit, qui sont directement concernées.  M. Mnatsakanyan a ensuite annoncé qu’au mois d’octobre, l’Arménie contribuera avec un bataillon à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ce qui sera une manifestation de son intention d’augmenter progressivement ses contributions au maintien de la paix de l’ONU.


M. TIM MAWE(Irlande) a salué l’évolution positive de la participation accrue des organisations régionales et sous-régionales aux efforts de maintien de la paix dans un objectif de partage de fardeau.  L’Irlande a toujours appuyé une coopération entre l’ONU et l’Union européenne en matière de maintien de la paix, a-t-il assuré.  Le retrait des troupes européennes de la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan permettra de réorienter les efforts de maintien de la paix de l’Union européenne, a-t-il estimé.  L’Irlande forme des forces de sécurité africaines qui doivent être déployées en Somalie et au Mali, a-t-il indiqué.


Au nom de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), M. CHARLES P. MSOSA(Malawi) a rappelé que l’Afrique accueillait actuellement 9 des 16 missions actives de maintien de la paix de l’ONU. Les organisations régionales, a-t-il assuré, disposent de capacités complémentaires pouvant apporter une valeur ajoutée au règlement des conflits et ou à leur prévention.  La complexité des conflits contemporains exige que l’on réfléchisse à de nouvelles approches, a souligné le représentant, qui a rappelé que la SADC avait créé une brigade en attente. 


Au nom du Mouvement des pays non alignés, M. MOOTAZ AHMADEIN KHALIL (Égypte) a prié le Secrétariat d’éviter de travailler sur de grandes politiques n’ayant pas fait l’objet d’un accord intergouvernemental en rappelant que le Comité spécial des opérations de maintien de la paix –C34- est un organe chargé d’élaborer les grandes orientations politiques en matière de maintien de la paix.  Il a souligné ensuite l’importance de renforcer la coopération entre la Commission de consolidation de la paix et les organisations régionales et sous-régionales en vue de prévenir les conflits.  Il a précisé que les États membres du Mouvement des pays non alignés fournissaient l’essentiel des contingents aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.  


Mme NAMITA KHATRI (Fidji) a souligné que les organisations régionales comprenaient mieux la culture locale et, de ce fait, elles étaient mieux équipées pour adopter une politique adéquate.  Les organisations régionales doivent disposer de ressources suffisantes, a insisté la représentante, qui a appelé le Secrétariat à faciliter la coopération triangulaire en matière de maintien de la paix.  Elle a également souligné l’importance que revêtent une planification méthodique et un mandat détaillé.  La représentante a ensuite annoncé que Fidji est en train de créer un institut de formation en maintien de la paix.


Mme EIRINI LEMOS-MANIATI, Officier de liaison auprès des Nations Unies de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), a indiqué qu’au cours de ces deux dernières décennies, l’OTAN avait démontré sa capacité à planifier, initier et conduire des opérations multinationales ayant un niveau de complexité différent.  Elle a indiqué que ces opérations avaient toutes été caractérisées par un contrôle politique étroit, le strict respect du mandat et des règles d’engagement et un haut degré de préoccupation pour la prévention de victimes civiles.  Elle a appuyé l’idée de renforcer la capacité de l’ONU à conduire des opérations de maintien de la paix, par le biais de la coopération avec ses partenaires.  Le réseau de partenariats établi par l’OTAN couvre plus de 40 pays dans le monde, s’est félicitée la représentante, en précisant que ce réseau avait permis de contribuer au maintien de la paix et la stabilité non seulement de la région Euro-Atlantique mais également au-delà.  Elle a souligné que l’élaboration de partenariats avec des organisations internationales avait été essentielle au succès des efforts de l’OTAN.


Mme Lemos-Maniati a indiqué que dans le cadre de sa coopération avec l’ONU, l’OTAN comptait renforcer son appui logistique et médical, les transports de militaires ou d’équipements stratégiques par voie aérienne, ainsi que ses contributions en matière de partage d’informations.  Elle a fait savoir que la question des partenariats occupera une place importante lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN qui doit se tenir prochainement dans le Pays de Galles.


M. KAHA IMNADZE (Géorgie) a indiqué que la mise à terme du mandat de la Mission d’observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG) avait créé un vide dans les « régions occupées de Géorgie », créant un « trou noir dans une des régions les moins accessibles au monde ».  Malgré les efforts déployés par son gouvernement, a-t-il fait remarquer, le mécanisme de suivi de l’Union européenne qui demeure dans la région ne peut accéder à ces zones.  Il a indiqué que la mission d’observation de l’Union européenne était essentielle pour contrôler l’installation d’obstacles physiques dans le territoire, comme la pose de fils barbelés.  Le représentant a ensuite insisté sur l’importance que revêtent les partenariats dans le cadre du maintien de la paix, avant de saluer le déploiement d’une mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine.


Mme ROFINA TSINGO CHIKAVA (Zimbabwe) a appelé la communauté internationale à tirer les leçons des succès et des échecs que l’on a connus dans le passé en matière de maintien de la paix.  Elle a appelé à la tenue d’un large débat sur les moyens d’adapter le maintien de la paix aux nouveaux défis.  Pour ce faire, elle a dit qu’il est nécessaire de mettre en place des partenariats bien structurés entre l’ONU et les organisations régionales.  Elle a déclaré que dans l’avenir l’efficacité des opérations de maintien de la paix dépendra de l’existence et du bon fonctionnement de partenariats stratégiques tenant compte des avantages comparatifs de chaque partie.    


M. HARALD BRAUN (Allemagne) a dit que le déploiement de missions de maintien de la paix successives ou parallèles de l’ONU et de l’Union européenne est devenu la règle plutôt qu’une exception.  Il a estimé que cette situation démontrait la contribution exceptionnelle de l’Union européenne aux efforts de maintien de la paix à travers le monde.  Mais, a-t-il souligné, nous devons aujourd’hui rendre le maintien de la paix encore plus efficace pour faire face à la diversité des défis qui se posent.  Pour cela, il faut identifier les synergies complémentaires, a préconisé le représentant.  Il a précisé que l’Allemagne organisera en novembre à Berlin un séminaire sur l’amélioration de la cohérence des mandats et de la planification des missions de maintien de la paix.


M. LIBRAN N. CABACTULAN (Philippines) a déclaré qu’il est nécessaire de tirer beaucoup plus parti du potentiel des partenariats existant entre l’ONU et les organisations régionales.  Alors que les conflits impliquent de plus en plus des parties non étatiques, le représentant des Philippines a souligné la nécessité cruciale de donner des mandats clairs aux opérations de maintien de la paix, le Conseil de sécurité devant à cet effet s’appuyer sur les avantages comparatifs des différentes organisations régionales et des possibilités offertes par chacune d’entre elles. 


M. ABDERRAZZAK LAASSEL (Maroc) a indiqué que les organisations régionales sont de plus en plus impliquées dans la résolution des conflits dès leur stade préliminaire.  Il a estimé que comparées à d’autres initiatives, ces organisations ont un avantage comparatif en la matière.  Il a évoqué le rôle de premier plan joué par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali et par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en RCA.  Les efforts déployés par l’Organisation du fleuve Mano pour contrer la menace de Boko Haram gagneraient à être appuyés, a préconisé le représentant qui a indiqué que 2 000 Casques bleus marocains sont déployés sur le continent africain.  Il a aussi souligné que les opérations de maintien de la paix doivent assurer le respect de l’intégrité territoriale des pays dans lesquels elles sont déployées.  Le représentant a demandé qu’un soutien plus adapté et prévisible soit assuré aux organisations régionales et sous-régionales qui, a-t-il déploré, pâtissent souvent d’un manque de moyens.


M. ASOKE KUMAR MUKERJI (Inde) a relevé que la complexité croissante des mandats donnés aux missions de maintien de la paix a un impact sur leur efficacité et expose les Casques bleus à des menaces liées à des conflits internes.  Il a mis en garde contre l’utilisation de soldats de maintien de la paix pour faire face aux conséquences de conflits politiques internes.  Le Conseil de sécurité, a-t-il averti, défend une politique de maintien de la paix qui n’est pas durable.  Il a insisté sur la nécessité d’investir dans les équipements et les ressources à mettre à la disposition des opérations de maintien de la paix et sur celle de renforcer les capacités des organisations régionales.  Les missions doivent aussi disposer de stratégies de sortie très claires, a préconisé le représentant de l’Inde.  Il a en outre relevé que la transition vers la création de la MINUSCA, qui va prendre le relai de la MISCA, a nécessité une planification financière minutieuse.  Il a rappelé que l’Assemblée générale a convenu d’un nouveau taux de remboursement.  Selon la décision de l’Assemblée, 1 322 dollars seraient remboursés par mois et par personne à un pays contributeur de contingents, au lieu des 1 762,55 dollars par personne et par mois recommandés par le Groupe consultatif de haut niveau.  Il a indiqué que la question du déséquilibre financier dont souffre le maintien de la paix doit être prise en compte dans le cadre de l’appui financier à apporter aux opérations conjointes de maintien de la paix.  Auparavant, le représentant avait rappelé que l’Inde a mis à ce jour 170 000 soldats et officiers au service de 43 des 69 opérations de maintien de la paix mandatées par les Nations Unies à travers le monde depuis la création de l’ONU.


Texte du projet de résolution S/2014/532


    Le Conseil de sécurité,


    Rappelant le Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies,


    Rappelant toutes ses résolutions antérieures, notamment sa résolution 2033 (2012) sur la coopération avec les organisations régionales et sous-régionales en matière de maintien de la paix et de la sécurité, et les déclarations de son président qui soulignent combien il importe d’établir des partenariats efficaces entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales, en particulier l’Union africaine, conformément à la Charte des Nations Unies et aux textes pertinents des organisations régionales et sous-régionales,


    Rappelant qu’il a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales et considérant que la coopération avec les organisations régionales et sous-régionales en matière de maintien de la paix et de la sécurité, menée conformément au Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, peut améliorer la sécurité collective,


    Réaffirmant qu’il est déterminé à ce que les buts et principes consacrés dans la Charte, y compris les principes de l’indépendance politique, de l’égalité souveraine et de l’intégrité territoriale de tous les États, qu’il respecte et auxquels il est attaché, soient observés dans toutes les activités de maintien de la paix, et que les États doivent s’acquitter des obligations que leur fait le droit international,


    Résolu à renforcer le rôle central de l’Organisation des Nations Unies en matière de maintien de la paix et à veiller au fonctionnement efficace du système de sécurité collective mis en place par la Charte des Nations Unies et se félicitant que le Secrétaire général ait annoncé le 11 juin 2014 une étude d’ensemble des activités de maintien de la paix des Nations Unies,


    Réaffirmant qu’une opération de maintien de la paix ne peut aboutir que dans le respect des principes fondamentaux du maintien de la paix, y compris ceux qui concernent le consentement des parties, l’impartialité et le non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou de défense du mandat,


    Considérant que, grâce à leur connaissance de la région, les organisations régionales sont bien placées pour appréhender les causes profondes des conflits armés, ce qui peut leur être utile pour la prévention ou le règlement de ces conflits, et prenant acte des efforts déployés par l’Union africaine pour examiner l’envergure de la Force africaine en attente, conformément aux recommandations formulées en 2013 par le Groupe d’experts indépendant,


    Conscient du rôle que les organisations régionales et sous-régionales peuvent jouer dans la protection des civils, en particulier des femmes et des enfants touchés par les conflits armés, ainsi que dans l’action menée pour prévenir la violence sexuelle et sexiste et y faire face durant les conflits armés et dans les situations d’après conflit, et attaché au rôle crucial que jouent les femmes dans toutes les initiatives de paix et de sécurité, y compris celles qui visent à prévenir et régler les conflits et à en atténuer les effets,


    Prenant acte de la précieuse contribution des organisations et mécanismes régionaux et sous-régionaux compétents à la protection des enfants touchés par les conflits armés et se félicitant à cet égard de la déclaration signée le 17 septembre 2013 par le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé et le Département paix et sécurité de la Commission de l’Union africaine, qui vise à intégrer des mécanismes de protection dans toutes les activités de paix et de sécurité de l’Union africaine, en étroite collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ainsi que les orientations de l’Union européenne sur les enfants face aux conflits armés, y compris la liste de contrôle pour l’intégration de mécanismes de protection des enfants touchés par les conflits armés dans les opérations menées au titre de la politique européenne commune de sécurité et de défense,


    Constatant que les organisations régionales et sous-régionales peuvent jouer un rôle dans toute entreprise de consolidation de la paix au lendemain de conflits, notamment en ce qui concerne la réforme du secteur de la sécurité, les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration, l’état de droit, le relèvement, la reconstruction et le développement, et réaffirmant l’importance des échanges et de la coopération entre la Commission de consolidation de la paix et les organisations et arrangements régionaux et sous-régionaux,


    Soulignant qu’il est utile d’établir des partenariats efficaces entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales en vue d’interventions rapides en cas de différend ou de crise naissante et du renforcement du rôle de l’Organisation dans la prévention des conflits, et que la coordination des efforts au niveau régional peut être nécessaire pour l’élaboration d’une stratégie globale propre à garantir l’efficacité des activités de maintien de la paix visant à neutraliser les menaces, notamment nouvelles, contre la paix et la sécurité internationales,


    Soulignant également qu’il est utile de partager les expériences des pays qui ont connu une situation de conflit ou d’après conflit et des transitions comparables, et qu’il importe d’établir une coopération efficace aux niveaux régional, Sud-Sud et triangulaire,


    Se félicitant que les organismes régionaux et sous-régionaux continuent d’apporter leur concours au maintien de la paix et jouent un rôle plus actif à cet égard, conformément à la Charte des Nations Unies et aux résolutions et décisions du Conseil, y compris pour ce qui est de préparer le terrain aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et invitant les organisations régionales et sous-régionales à promouvoir la cohérence et la coordination de leurs activités à cet égard avec celles des opérations de maintien de la paix et des missions politiques spéciales, ainsi que celles de l’ensemble des organismes des Nations Unies présents sur le terrain,


    Se félicitant des initiatives de maintien de la paix et de la sécurité internationales déjà prises par les organisations régionales ou sous-régionales, notamment l’Union africaine, l’Union européenne, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), l’Organisation des États américains (OEA), l’Union des nations de l’Amérique du Sud (UNASUR), la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), la Communauté et le Marché commun des Caraïbes (CARICOM), l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), la Ligue des États arabes, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et l’Union du Maghreb arabe (UMA),


    Se félicitant du partenariat que l’Organisation des Nations Unies a noué avec l’Union africaine dans le domaine du maintien de la paix, notamment de l’appui que l’Organisation apporte aux efforts que fait l’Union africaine pour arrêter des politiques, des directives et des programmes de formation, en particulier dans les domaines de la réforme du secteur de la sécurité, de la reconstruction après les conflits, de la contribution des femmes à la paix et à la sécurité et de la protection des civils, notamment des enfants, de la prévention de la violence sexuelle et sexiste durant les conflits armés et dans les situations d’après conflit et de l’action menée pour y faire face, accueillant avec satisfaction le cadre de coopération entre la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit et l’Union africaine, signé le 31 janvier 2014, et demandant qu’il soit appliqué,


    Rappelant à cet égard qu’il s’est engagé à évaluer périodiquement, en consultation avec les parties concernées, les effectifs, le mandat et la composition des opérations de maintien de la paix afin d’y apporter les ajustements voulus en fonction des progrès accomplis ou de l’évolution de la situation sur le terrain, notamment des conditions de sécurité, et de décider, selon le cas, d’une reconfiguration, d’une transition ou d’un retrait,


    Soulignant que les activités de maintien de la paix des Nations Unies doivent être menées de manière à favoriser la consolidation de la paix au sortir des conflits, à empêcher la reprise de ces conflits et à promouvoir le progrès vers une paix et un développement durables, et considérant que le mandat de chaque mission de maintien de la paix doit être adapté aux besoins et à la situation du pays concerné,


    Considérant que l’un des facteurs qui font le plus obstacle à ce que les organisations régionales, en particulier l’Union africaine, puissent s’acquitter efficacement de leur mandat de maintien de la paix et de la sécurité régionales est la mobilisation durable de ressources prévisibles et souples,


    Rappelant sa résolution 1809 (2008), dans laquelle il a accueilli favorablement la proposition du Secrétaire général de créer un groupe conjoint Union africaine-Organisation des Nations Unies chargé d’examiner les options en vue d’appuyer les organisations régionales lorsqu’elles entreprennent des opérations de maintien de la paix au titre d’un mandat du Conseil de sécurité, et se félicitant des mesures prises par la Présidente de la Commission de l’Union africaine pour mobiliser des ressources dans les États membres de l’Union africaine à l’appui des opérations de maintien de la paix,


        Questions politiques


    1.  Souligne l’importance des partenariats et de la coopération avec les organisations et arrangements régionaux et sous-régionaux, établis conformément au Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, pour ce qui est d’appuyer les opérations de maintien de la paix, y compris en ce qui concerne la protection des civils, compte tenu des mandats respectifs des opérations de maintien de la paix et des activités de consolidation de la paix, et de favoriser l’appropriation régionale et nationale, réaffirme que la contribution de plus en plus importante des organisations régionales et sous-régionales peut compléter utilement l’action que mène l’Organisation des Nations Unies en vue de maintenir la paix et la sécurité internationales, et souligne à cet égard que cette contribution doit s’inscrire dans le cadre du Chapitre VIII de la Charte, les organisations régionales et sous-régionales étant notamment tenues, en tout temps, de le tenir pleinement informé des activités entreprises ou envisagées aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales;


    2.  Se déclare résolu à prendre des mesures efficaces pour resserrer encore les relations entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales, en particulier l’Union africaine, conformément au Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies;


    3.  Engage les organisations régionales et sous-régionales à continuer de participer au règlement pacifique des différends, notamment grâce à des initiatives de prévention des conflits, d’instauration de la confiance et de médiation;


    4.  Se félicite, en les encourageant, des efforts que font l’Union africaine et les organisations sous-régionales pour renforcer leurs capacités de maintien de la paix, entreprendre des opérations de maintien de la paix sur le continent, conformément au Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, et agir en coordination avec l’Organisation des Nations Unies, par l’intermédiaire du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ainsi que des efforts tendant à mettre en place un système d’alerte rapide à l’échelle du continent, des moyens d’intervention tels que la Force africaine en attente et des moyens de médiation renforcés, notamment dans le cadre du Conseil des Sages;


    5.  Salue à cet égard les récentes mesures adoptées par la Force africaine pour activer ses moyens en attente et obtenir la contribution nécessaire à cette fin;


    6.  Insiste sur la nécessité de renforcer le rôle joué par le Siège de l’Organisation des Nations Unies et ceux des organisations régionales pour ce qui est de fournir les orientations et l’appui stratégiques aux structures de commandement et de contrôle, pour veiller à ce que les opérations soient efficacement gérées;


    7.  Se félicite de l’évolution récente de la coopération entre l’Organisation des Nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne, notamment de la contribution de cette dernière au renforcement des capacités de l’Union africaine, et invite les organisations régionales et sous-régionales à resserrer et intensifier la coopération, et notamment les initiatives visant à renforcer leurs capacités respectives dans l’intérêt du maintien de la paix et de la sécurité internationales;


    8.  Constate que la collaboration et les consultations avec les pays qui fournissent des contingents et du personnel de police doivent encore être renforcés, notamment au moyen d’échanges triangulaires entre lui-même, les fournisseurs de contingents et de personnel de police et le Secrétariat, et engage toutes les parties prenantes à participer activement à des consultations ouvertes et plus fréquentes visant à assurer une exécution plus efficace des mandats;


    9.  Engage la Commission de consolidation de la paix à continuer de travailler en étroite concertation avec les organisations et arrangements régionaux et sous-régionaux, en vue d’arrêter des stratégies plus cohérentes et mieux intégrées en matière de consolidation de la paix et de relèvement au lendemain de conflits;


    10.Engage les organisations et arrangements régionaux et sous-régionaux compétents à aider à maîtriser les conséquences que les conflits armés ont pour un grand nombre d’enfants et les invite à continuer d’intégrer la protection des enfants dans leurs activités de sensibilisation, leurs politiques, leurs programmes et la planification des missions, d’élaborer des directives pour la protection des enfants touchés par les conflits armés et à étoffer celles qui existent, ainsi qu’à former leur personnel et à doter leurs missions de maintien de la paix et opérations sur le terrain de spécialistes de la protection des enfants, et leur demande à nouveau de créer des mécanismes de protection des enfants au sein de leurs secrétariats, notamment de nommer des coordonnateurs des questions de protection des enfants;


        Questions opérationnelles


    11.Réaffirme qu’il entend envisager de prendre de nouvelles dispositions en vue de resserrer et de rendre plus concrète la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales dans les domaines de l’alerte rapide, de la prévention des conflits, du maintien de la paix et de la consolidation de la paix, et veiller à ce que les efforts de ces entités soient cohérents, synergiques et collectivement efficaces et, à cet égard, salue les initiatives de coopération étroite unissant déjà l’Organisation des Nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne;


    12.Souligne qu’il importe que l’Organisation des Nations Unies renforce les moyens dont disposent les organisations régionales et sous-régionales pour déployer rapidement des forces de maintien de la paix à l’appui d’opérations de maintien de la paix des Nations Unies ou d’autres opérations autorisées par lui;


    13.Prie à cet égard le Secrétaire général d’engager, en étroite coopération avec l’Union africaine, une réflexion sur les enseignements tirés de l’expérience acquise lors du passage des opérations de paix de l’Union africaine aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies au Mali et en République centrafricaine, ainsi que de formuler des recommandations concrètes qui pourraient être mises en œuvre à l’occasion de futures transitions, au plus tard le 31 décembre 2014;


    14.Invite l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales, notamment l’Union africaine, à prendre des mesures concrètes pour renforcer leurs relations et à coopérer plus efficacement sur les questions d’intérêts communs et insiste sur la nécessité de renforcer les procédures de planification conjointe avant déploiement et d’évaluation conjointe des missions appliquées par l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales afin d’accroître l’efficacité des missions de maintien de la paix;


    15.Souligne que l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine doivent veiller à prendre pleinement en compte les questions liées à la participation des femmes et à la perspective d’égalité des sexes dans toute entreprise visant à assurer la paix et la sécurité, notamment en se dotant des moyens nécessaires, et engage les organisations régionales et sous-régionales à affecter à leurs opérations de maintien de la paix et à leurs opérations sur le terrain des spécialistes de l’égalité des sexes, selon qu’il conviendra, et à augmenter la présence des femmes aux postes de direction au cours des efforts régionaux et sous-régionaux en matière de maintien de la paix;


    16.Invite le Secrétaire général et les organisations et arrangements régionaux et sous-régionaux à améliorer l’échange d’informations sur leurs capacités respectives et les enseignements tirés de leurs activités de maintien de la paix et de la sécurité internationales et à continuer de recenser les pratiques optimales, en particulier en matière de médiation, de bons offices et de maintien de la paix, et préconise le renforcement de la coopération et de la concertation entre les organisations régionales et sous-régionales à cet égard;


    17.Salue les consultations ouvertes menées par la Division de la police en vue de l’élaboration du Cadre d’orientation stratégique concernant le rôle de la police dans les opérations internationales de maintien de la paix, et engage le Secrétariat et les organisations internationales, régionales et sous-régionales, à resserrer la coordination de la coopération sur les questions de police, y compris au moyen d’activités de formation et moyennant le partage et l’échange de connaissances et de compétences thématiques et la fourniture d’appui opérationnel, selon qu’il conviendra;


    18.Souhaite que l’Équipe d’appui aux activités de paix de l’Union africaine soit davantage associée aux activités des structures de coordination que sont le Département des opérations de maintien de la paix et le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine, le but étant d’offrir les compétences et d’organiser le transfert de connaissances techniques nécessaires au renforcement des capacités de la Division des opérations d’appui à la paix de l’Union africaine, notamment en matière de planification et de gestion des missions, et que du personnel du Département des affaires politiques soit déployé auprès de l’Union africaine pour aider à la mise en route efficace du Conseil des Sages et d’autres programmes de médiation;


    19.Engage le Secrétaire général à jouer un rôle de coordination et d’appui pour aider la Commission de l’Union africaine à établir la liste des capacités requises et à formuler des recommandations sur ce que l’Union africaine pourrait faire pour étoffer ses moyens militaires et ses capacités de police, ainsi que ses moyens techniques, logistiques et administratifs, se félicite des échanges de personnel, notamment entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine, et préconise la poursuite de cette pratique, en particulier dans les domaines de la gestion financière et de la logistique, et invite l’Union africaine à définir ses priorités en matière de formation du personnel, en particulier dans les domaines financier, logistique et administratif;


    20.Invite les organisations régionales et sous-régionales à accélérer la mise en place d’un système de forces et moyens en attente pour la prévention des conflits et le maintien de la paix, se félicite à cet égard de l’engagement pris par les dirigeants africains lors du Sommet de Malabo les 26 et 27 juin 2014 et des mesures prises par la Commission de l’Union africaine pour rendre opérationnelle la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises (CARIC), engage les États membres de l’Union africaine à apporter des contributions substantielles pour le financement de cette initiative et engage également la Commission de l’Union africaine à harmoniser ce concept avec celui de la Force africaine en attente;


        Questions financières


    21. Réaffirme ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions 2086 (2013), 2033 (2012) et 1809 (2008), et les déclarations de son président au sujet du rapport Prodi, y compris en date du 6 août 2013 (S/PRST/2013/12), du 22 octobre 2010 (S/PRST/2010/21) et du 26 octobre 2009 (S/PRST/2009/2);


    22.Réaffirme qu’il incombe aux organisations régionales de mobiliser les ressources humaines, financières, logistiques et autres dont elles ont besoin, notamment grâce aux contributions de leurs membres et à l’appui de leurs partenaires et se félicite du précieux soutien financier que ces derniers fournissent à cet égard;


    23.Insiste sur la nécessité de rendre plus prévisible, durable et souple le financement des organisations régionales qui entreprennent des activités de maintien de la paix au titre d’un mandat du Conseil de sécurité et salue les avantages que présentent les missions de planification conjointes et les visites d’évaluation pour ce qui est de définir les besoins des opérations de paix régionales;


    24.Réaffirme qu’il est résolu à confier aux opérations de maintien de la paix des mandats clairs, crédibles et réalistes, et à doter ces opérations de ressources suffisantes;


    25.Prie instamment les États Membres et les organisations internationales compétentes de contribuer à renforcer les capacités des organisations régionales et sous-régionales, en particulier africaines, dans les domaines de la prévention des conflits et de la gestion des crises, ainsi que de la stabilisation après les conflits, notamment en fournissant du personnel et une aide technique et financière;


    26.Se félicite à cet égard de l’appui fourni par l’Union européenne par l’intermédiaire de la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique et tout particulièrement de l’appui fourni à la Mission de l’Union africaine en Somalie et à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine;


    27.Se félicite également de l’appui considérable apporté par les partenaires bilatéraux de l’Union africaine en vue du déploiement d’opérations sous conduite africaine et les engage à poursuivre ces efforts;


    28.Prie le Secrétaire général d’établir, en étroite consultation avec la Commission de l’Union africaine et l’Union européenne, au plus tard le 31 mars 2015, un rapport d’évaluation assorti de recommandations sur l’évolution de la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales en matière de maintien de la paix;


    29.Décide de rester saisi de la question.


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