2/6/2014
Assemblée générale
AG/PAL/1299

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité pour l’exercice des droits

inaliénables du peuple palestinien

361e séance – après-midi


LE COMITÉ POUR L’EXERCICE DES DROITS INALIÉNABLES DU PEUPLE PALESTINIEN SALUE

LE NOUVEAU GOUVERNEMENT « DE CONSENSUS » DE L’ÉTAT DE PALESTINE


Le Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. Abdou Salam Diallo, a salué le fait que le Président de l’État de Palestine ait annoncé un Gouvernement de « consensus » dirigé par M. Rami Hamdallah.


« C’est un développement important et opportun vers une unité retrouvée de l’administration palestinienne », a déclaré M. Diallo.  Le nouveau Gouvernement est constitué de personnalités indépendantes et de technocrates, comprenant 17 ministres, dont 5 venant de Gaza, a précisé M. Diallo, alors qu’il exposait brièvement les derniers événements qui ont eu lieu depuis la dernière réunion, le 8 avril, du Comité créé par l’Assemblée générale en 1975.


M. Diallo a ajouté que selon le Président palestinien, M. Mahmoud Abbas, cela correspondait à « un groupe exécutif de transition ayant pour mission principale de préparer des élections présidentielle et législatives ».


Le nouveau Gouvernement « d’unité nationale » a prêté serment, ce matin même, en tant que dix-septième Gouvernement de l’État de Palestine, a souligné l’Observateur permanent de l’État de la Palestine, M. Riyad Mansour.


« L’importance de ce Gouvernement réside dans le fait qu’il a mis fin, officiellement, aux divisions qui existaient entre les deux principaux partis politiques du pays, laissant ainsi derrière nous un chapitre tragique de notre histoire », a déclaré M. Mansour.


« Nous entamons à présent une nouvelle ère de convalescence pour soigner les blessures du passé », a-t-il poursuivi, en appelant « à marquer cet événement d’une pierre blanche » car ce Gouvernement d’unité et de consensus national reflète de manière fidèle l’approche plurielle du peuple.


M. Mansour s’est réjoui du consensus mondial qui a entouré la constitution du Gouvernement, à l’exception « d’Israël, Puissance occupante ».  Il a salué le fait qu’« aucun pays n’ait répondu à l’appel futile » au boycott lancé par Israël.  « Maintenant que nous sommes unis, Israël ne veut pas négocier avec le Gouvernement de M. Abbas », a-t-il ironisé. 


M. Mansour a assuré que le Gouvernement palestinien entend honorer ses obligations en vertu des traités internationaux auxquels il vient d’adhérer, qu’il a établi au nombre de 20, si l’on compte également les protocoles facultatifs.


« C’est un sentiment grisant que de se sentir État des Nations Unies », a confié M. Mansour, « même si la Palestine ne le soit pas encore de plein droit ».


Le Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a rappelé que le 23 avril dernier, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Hamas avaient annoncé qu’un accord d’unité avait été conclu et qu’un gouvernement de consensus national serait formé.  Le lendemain, le Gouvernement israélien a décidé de ne pas négocier avec un gouvernement palestinien soutenu par le Hamas. 


Le Président a aussi rappelé que des centaines de prisonniers palestiniens font une grève de la faim depuis le 24 avril et a exigé qu’Israël arrête d’emprisonner des Palestiniens sans inculpation ou procès.


Il a rappelé que les 24 et 25 avril, le Comité a convoqué à l’Office des Nations Unies à Genève une table ronde des Nations Unies sur les aspects juridiques de la question de Palestine.


Le 29 avril, date butoir des négociations dirigées par les États-Unis pour parvenir à un accord global entre Israël et la Palestine, le Conseil de sécurité a tenu un débat public sur la situation au Moyen-Orient, et qu’à cette occasion, l’organisation « La paix maintenant » qui surveille les colonies israéliennes, a publié un rapport révélant que le Gouvernement israélien avait financé des plans et des appels d’offres pour la construction d’au moins 13 851 unités de logement dans les colonies pendant les neuf mois qui se sont écoulés depuis le début des pourparlers. 


Le Comité a aussi appris aujourd’hui que le Conseil des droits de l’homme a nommé M. Makarim Wibisono, de l’Indonésie, Rapporteur spécial sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, qui prendra ses fonctions à la fin du mandat de son prédécesseur M. Richard Falk, des États-Unis.


Le Comité a été saisi d’un rapport concernant la table ronde des Nations Unies sur les aspects juridiques de la question de la Palestine, qui s’est tenue à l’Office des Nations Unies à Genève, les 24 et 25 avril dernier; et d’un autre sur la Réunion internationale et le forum public sur la question de Jérusalem, organisée à Ankara les 12 et 13 mai.


Le Représentant permanent de Malte a présenté un résumé de la table ronde, au cours de laquelle le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a dans un message, instamment demandé aux parties israélienne et palestinienne de poursuivre activement les négociations de paix au-delà de l’échéance du 29 avril.


Cette table ronde a porté principalement sur le statut juridique des détenus et prisonniers politiques palestiniens, les dispositions applicables du droit international et les mécanismes d’application des lois correspondants.


Elle fut également l’occasion d’examiner les incidences juridiques de l’octroi du statut d’État observateur non membre à la Palestine par l’Assemblée générale le 29 novembre 2012.


Le Représentant permanent de l’Indonésie et Vice-Président du Comité a présenté le rapport de la réunion internationale sur la question de Jérusalem dont l’objectif consistait à sensibiliser sur cette question et à recueillir un appui international renforcé en vue d’une solution juste et durable.


Les exposés des 13 experts ayant participé à la réunion ont mis l’accent sur les dégâts subis par cette ville du fait d’une politique de restriction très efficace d’Israël.  Les politiques israéliennes ont affecté la situation socioéconomique des Palestiniens; le taux de pauvreté à Jérusalem-Est étant estimé à 77% des ménages non juifs, sans parler de la détérioration des secteurs de l’éducation et de la santé.     


La Réunion s’est conclue par des appels à la communauté internationale pour qu’elle fasse la promotion d’une solution juste, qui ferait de Jérusalem un centre et un symbole de la paix.


Le représentant de la Turquie qui a souligné que son pays a accueilli la Réunion, s’engage à continuer de rechercher un règlement juste de la question de la Palestine.  Il s’est félicité de la formation d’un Gouvernement palestinien d’unité et a appelé la communauté internationale à appuyer cette évolution positive, à savoir l’union démocratique du peuple palestinien.


Le Comité a également adopté le document de travail sur le Séminaire des Nations Unies sur l’assistance au peuple palestinien, qui aura lieu les 1er et 2 juillet prochain à Nairobi.  Ce Séminaire vise à encourager la solidarité de la communauté internationale à l’égard des Palestiniens et à asseoir les fondements économiques d’un État indépendant.  Il examinera notamment la situation socioéconomique et humanitaire en Palestine, le Plan national de développement et de réforme palestinien 2014-2016 et l’assistance internationale.


Enfin, le Comité a annoncé que le 9 juillet, il tiendra une séance spéciale à New York pour marquer le dixième anniversaire de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur « le mur », qualifié d’historique par le Président du Comité, qui a également rappelé que le Séminaire annuel des médias sur la paix au Moyen-Orient, organisé par le Département de l’information de l’ONU (DPI), sera ouvert à Tokyo la semaine prochaine.


*   ***   *



À l’intention des organes d’information • Document non officiel