28/3/2014
Assemblée générale
AG/AB/4104

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Cinquième Commission                                       

Première partie de la reprise de session                   

34e séance – après-midi


LA CINQUIÈME COMMISSION APPROUVE LE NOUVEAU CADRE DE MOBILITÉ ET RECOMMANDE LA CRÉATION

DE 38 POSTES EN APPUI AUX ORGANES DE DROITS DE L’HOMME À GENÈVE


Elle se prononce sur les achats, la redevabilité et le contrôle interne

et est saisie d’un projet de construction de 4 milliards de dollars à New York


La Cinquième Commission, chargée des questions administratives et budgétaires a, cet après-midi, donné son feu vert au nouveau dispositif amélioré de mobilité du personnel des Nations Unies1 qui devrait être mis en place progressivement à partir de 2016 pour assurer une répartition équitable des tours de service dans les lieux d’affectation classés difficiles.  Elle a aussi recommandé2 la création de 38 postes pour renforcer les 10 organes de traités relatifs aux droits de l’homme à Genève.


Concluant sa session du mois de mars, la Commission a adopté un total de huit projets de résolution et décision par consensus, invitant notamment l’Assemblée générale à se prononcer sur les pratiques de l’ONU en matière d’achat, de principe de responsabilité et de contrôle interne.  Parmi eux, figure un texte3 qui invite le Secrétaire général à présenter, en mars 2015, les détails des dépenses nécessaires à la construction d’un nouveau bâtiment pour la Division d’Arusha du Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux internationaux.


Aux termes d’un projet de résolution en neuf chapitres consacré aux « Questions spéciales relatives au budget biennal42014-2015 », la Cinquième Commission a recommandé à l’Assemblée générale d’autoriser le Secrétaire général à recourir au Fonds de roulement et au Compte spécial pour faire face aux insuffisances de liquidités affectant la réhabilitation du Siège des Nations Unies à New York.  Par ce texte, elle recommande à l’Assemblée générale des subventions de 15 540 000 dollars en faveur des chambres extraordinaires des tribunaux cambodgiens pour l’année 2014; de 5 722 400 dollars pour des travaux de construction au siège de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO); et de 1 476 100 pour le Groupe d’experts sur la République centrafricaine.


Par le texte intitulé « dispositif de mobilité », adopté par consensus, l’Assemblée générale est invitée à approuver le lancement du principe de mobilité dans un premier réseau d’emplois en 2016, dans un second en 2017, puis ensuite dans deux réseaux par an.  Le Secrétaire général est invité à fournir une estimation complète des ressources financières nécessaires au titre de la mobilité en 2016 et 2017 et d’indiquer le nombre de mutations intervenues dans chaque lieu d’affectation et entre lieux d’affectation et les coûts directs et indirects de chacune de ces mutations pour chaque réseau d’emplois en 2014 et au premier trimestre de 2015. 


Dans le domaine des achats, le texte5 adopté par la Commission invite l’Assemblée généraleà demander au Secrétaire général de présenter à l’automne un rapport détaillé sur les activités d’achat de l’Organisation des Nations Unies, en tenant compte des rapports sur les activités d’achat de l’ONU, le projet pilote de système indépendant de contestation des adjudications, les dispositions relatives à la gouvernance des achats et les pratiques responsables en matière d’achat.


Par le texte relatif aux « progrès accomplis dans l’élaboration d’un système d’application du principe de responsabilité6 », le Secrétaire général est prié de continuer à promouvoir une culture d’auto-évaluation dans toute l’Organisation, à utiliser systématiquement les outils de contrôle et d’évaluation pertinents dans le cadre de la planification et de l’exécution des programmes et à assurer au personnel la formation dont il a besoin.  En adoptant ce texte, l’Assemblée générale encouragerait le Secrétaire général à promouvoir à tous les niveaux de la hiérarchie du Secrétariat une culture de responsabilité, et à continuer de renforcer le système de responsabilité en tirant parties des nouvelles possibilités offertes par l’adoption des Normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS) et l’introduction d’Umoja


Aux termes du projet de résolution intitulé « Corps commun d’inspection7 », l’Assemblée générale est invitée par la Commission à prendre note du programme de travail 2014 du Corps commun d’inspection (CCI) et à appeler les organismes des Nations Unies à saisir toutes les opportunités du système en ligne du CCI pour faciliter l’examen de la mise en œuvre des recommandations des services de contrôle interne. 


La Cinquième Commission était aussi saisie de la question des besoins en locaux, d’ici à 2034, des organismes de l’ONU basés à New York.  Elle a examiné à cet égard six options immobilières présentées par le Secrétaire général.  Parmi elles, trois ont été jugées viables et avantageuses pour l’Organisation.  Il s’agit de la formule 2 consistant en la construction d’un bâtiment sur la pelouse nord (3 milliards 528 millions de dollars); de la formule 3 consistant à construire un nouvel immeuble, dénommé DC-5 (4 milliards 83 millions de dollars); et de la formule 4, qui recommande le maintien du statu quo et l’utilisation de locaux loués (4 milliards 551 millions de dollars).


L’ensemble des délégations intervenues, dont celle des États-Unis, de l’Union européenne, du Groupe des 77 et la Chine et du Groupe CANZ, ont jugé « inacceptable » de n’avoir pas eu le temps d’examiner cette question importante en raison de la publication tardive des documents y afférents.  Elles ont toutes regretté que l’examen de cette question ait été reporté à la prochaine reprise de session, au mois de mai.  « Même si la gamme d’options viables présentées est insuffisante, il semble possible de nous prononcer sur le choix d’une option, sur la base des éléments en notre possession », a estimé la représentante des États-Unis.  « Même si la formule 3 semble la plus viable et la plus économique, nous souhaitons des précisions avant l’automne sur les risques posés par le lancement d’un tel chantier », a-t-elle insisté.


Présentant le rapport8 du CCQAB, son Vice-Président, M. Pavel Chernikov, a indiqué que le CCQAB n’est pas en mesure de recommander à l’Assemblée générale l’examen de telle ou telle formule, mais qu’il avait recommandé que le Secrétaire général soit autorisé à poursuivre les négociations avec la « United Nations Development Corporation (UNDC) » et la ville de New York « pour faire avancer la formule 3 ». 


Le Secrétaire général adjoint à la gestion9, M. Yukio Takasu a précisé que le projet DC-5 permettrait d’accueillir 3 045 personnels.  Néanmoins, il a précisé qu’en raison de l’adoption du plan patrimonial de réhabilitation, d’ici à 2023, du siège de l’ONU à Genève et de la décision de l’Assemblée générale de ne jamais mener deux projets de construction en même temps, le projet de construction d’un bâtiment DC-5 ne pourra être mené qu’après 2023.  Avant de clôturer sa session, la Commission a décidé10 de reporter à sa reprise de session de mai, l’examen des trois questions portant respectivement sur « lesmoyens civils nécessaires dans les situations postconflictuelles », sur « les besoins en locaux à long terme (2014-2034) des organismes des Nations Unies à New York », et sur « le Mécanisme des Nations Unies pour la promotion des partenariats ».


La Cinquième Commission reprendra ses travaux au mois de mai pour sa deuxième reprise de session traditionnellement consacrée à l’examen des budgets annuels des missions de maintien de la paix. 


1A/C.5/68/L.30

2A/C.5/68/L.34

3A/C.5/68/L.29

4A/C.5/68/L.28

5A/C.5/68/L.31

6A/C.5/68/L.32

7A/C.5/68/L.33

8A/68/798 du CCQAB

9A/68/734

10A/C.5/68/L.35 


CINQUIÈME COMMISSION: CLÔTURE DES TRAVAUX DE LA PREMIÈRE PARTIE DE LA REPRISE DE SESSION DE L’ANNÉE 2014


Étude de faisabilité concernant les besoins en locaux à long terme des organismes des Nations Unies à New York (A/68/734 et A/68/798)


Débat général


S’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, Mme DAYANA RIOS (Bolivie) a regretté que la Commission n’ait pas été en mesure d’examiner la question des besoins de l’ONU en locaux sur le long terme plus tôt, ceci en raison du retard pris à la publication des rapports pertinents du Secrétariat général.  « Nous ne sommes de ce fait pas en mesure d’exprimer notre position sur cette question », a-t-elle indiqué, en jugeant inacceptable une telle situation et en demandant qu’elle ne se reproduise plus à l’avenir.


M. GERTON VAN DEN AKKER, Union européenne, a regretté que les délégations n’aient pas eu le temps nécessaire pour conclure de manière appropriée l’examen de la question très importante des besoins en locaux.  Il a dit que la complexité des options viables et non viables présentées par le Secrétaire général et leurs conséquences financières nécessitent un examen minutieux de ces options de la part de la Commission.  « Il nous faut plus de temps pour étudier cette question et bien comprendre les différentes propositions du Secrétaire général et leurs implications financières, ainsi que les recommandations que fait le CCQAB, afin de nous engager plus avant avec le Secrétariat », a dit le représentant de l’Union européenne.  Il a encouragé le Secrétariat à mettre au point d’autres options et à dialoguer avec toutes les parties concernées, notamment la « United Nations Development Corporation (UNDC) » et la ville de New York pour répondre aux questions soulevées par le CCQAB.


Au nom du Groupe CANZ (Canada, Australie et Nouvelle-Zélande), M. EMIL STOJANOVSKI (Australie) a regretté que la Cinquième Commission doive reporter l’examen de la question relative aux besoins en locaux de l’Organisation à long terme en raison de la publication tardive des rapports du Secrétaire général.  Il a jugé inacceptable que cette question, qui est très importante, soit examinée quand il ne reste que 1 h 30 de temps avant la clôture de cette reprise de session de la Commission.


M. SHO ONO (Japon) a regretté que la publication tardive des documents relatifs aux points inscrits à l’ordre du jour de la Commission ait un impact négatif sur l’Organisation, dans la mesure où l’une des options présentées par le Secrétaire général est assortie d’un échéancier.  « Lorsque ma délégation a soulevé ce problème la semaine dernière, le Secrétariat et le Président du CCQAB ont invoqué des causes structurelles pour justifier les délais de publication de documents.  Nous sommes d’avis pour notre part qu’il est grand temps d’explorer des solutions structurelles pour y remédier », a fait observer M. Ono.  Il est « inacceptable et injuste » que la Cinquième Commission ne soit pas en mesure d’étudier toutes les options présentées aujourd’hui sur la question des locaux par manque de temps.  Le Secrétariat, a-t-il ajouté, ne devrait épargner aucun effort pour garder, concernant la résolution de cette question, toutes les options sur la table jusqu’à ce que la Cinquième Commission se prononce sur l’ensemble du sujet.


À la suite des autres délégations, MmeCHERITH NORMAN (États-Unis) s’est déclarée « extrêmement préoccupée de constater que la question des besoins en locaux à long terme des organismes de l’ONU à New York n’ait été portée à l’attention de la Cinquième Commission qu’au cours des dernières heures de la session », et elle a estimé qu’un retard aussi incompréhensible pourrait avoir pour conséquence de faire l’impasse sur la recherche des solutions les plus économiques.  Elle a toutefois jugé que le rapport du Secrétaire général répondait aux attentes exprimées par le passé par sa délégation dans trois domaines spécifiques: la définition des besoins en locaux sur la base des projections concernant les effectifs; le coût et les dispositions financières; et enfin, les risques associés aux différentes options et la gamme des options examinées.  S’agissant du premier domaine, la représentante des États-Unis s’est inquiétée de savoir si la proposition de relier les bâtiments DC-1 et DC-2 à un futur bâtiment DC-5 (qui serait situé entre la 41e Rue et la 42e Rue, sur la 1re Avenue) était sensée dans le cadre des projections actuelles.  Par ailleurs, a poursuivi la représentante, si la construction d’un bâtiment sur la pelouse nord sera la moins onéreuse, dans la mesure où l’ONU est déjà propriétaire du terrain, il y a des risques considérables s’agissant du calendrier des travaux et les moyens nécessaires au financement de cette option.  La représentante a conclu en posant quelques questions au Secrétariat.  Tout d’abord, a-t-elle voulu savoir, l’option DC-5 et le statu quo sont-ils les seules options viables?  Ensuite, le Secrétariat pourrait-il évaluer les risques d’une hausse des coûts si on choisissait les options favorables à la construction d’un bâtiment sur la pelouse nord et d’un bâtiment DC-5?  « Même si la gamme d’options viables présentées est insuffisante, il semble possible que nous puissions nous prononcer sur le choix d’une option sur la base des éléments en notre possession », a estimé la représentante des États-Unis.  « Si la formule 3 semble la plus viable et la plus économique, nous souhaitons que le Secrétariat nous donne plus de précisions sur cette proposition avant l’automne sur les risques liés au lancement d’un tel chantier », a-t-elle demandé.


Gestion des ressources humaines


Projet de résolution A/C.5/68/L.30 sur le « Dispositif de mobilité »


Par ce projet de résolution, dont le document fait quatre pages et dont le texte est divisé en 20 paragraphes opérationnels, adopté sans vote, la Cinquième Commission invite l’Assemblée générale à autoriser le Secrétaire général à mettre en œuvre le dispositif de mobilité amélioré en commençant à appliquer le principe de mobilité dans un premier réseau d’emplois en 2016, dans un deuxième en 2017, puis dans deux réseaux par an.


Par ce texte, l’Assemblée générale est invitée à décider que les fonctionnaires qui auront atteint la durée maximale d’occupation de leur poste lorsque le dispositif prendra effet pour le réseau d’emplois dont ils relèvent ne seront pas réaffectés l’année de la mise en place du dispositif pour ce réseau d’emplois.


L’Assemblée générale déciderait aussi que le nombre de mutations géographiques effectuées en 2016 et 2017 dans les réseaux d’emplois concernés ne doit pas dépasser le nombre moyen de mutations géographiques intervenues dans les mêmes réseaux en 2014 et 2015.


Elle déciderait qu’un représentant du personnel participera en qualité d’observateur aux travaux des conseils de réseau d’emplois, et que la durée minimale d’occupation des postes sera d’un an pour les lieux d’affectation classés dans les catégories D et E et de deux ans pour tous les autres lieux d’affectation. 


Par ce texte, le Secrétaire général est invité à fournir une estimation complète des ressources financières qui seront nécessaires au titre de la mobilité en 2016 et 2017 et d’indiquer les coûts directs et indirects des mutations intervenues pour chaque réseau d’emplois en 2014 et au premier trimestre de 2015.


Déclaration après le vote


Après le vote de cette résolution, le représentant de la Fédération de Russie a déclaré que l’adoption de ce texte était le fruit de négociations et de compromis.  Sa délégation, a-t-il dit, le considère comme important, car il permettrait de diversifier les expériences professionnelles des personnels et de garantir un partage équitable du fardeau que fait peser le déploiement de personnels dans des lieux d’affectation difficiles.  Toutefois, de nombreuses questions restent en suspens, s’agissant notamment des incidences financières, de l’embauche de candidats externes, de la représentation géographique et de la parité, a-t-il souligné.  Le Secrétaire général devrait fournir des réponses plus précises aux questions des délégations dans son prochain rapport, a-t-il préconisé, avant d’affirmer que ce dispositif n’était pas une fin en soi, mais qu’il fallait qu’il présente des avantages réels pour l’Organisation et la communauté internationale.


Corps commun d’inspection


Aux termes du projet de résolution intitulé « Corps commun d’inspection » (A/C.5/68/L.33), adopté par consensus par les membres de la Cinquième Commission, l’Assemblée générale est invitée à prendre note du programme de travail pour l’année 2014 du Corps commun d’inspection (CCI) et d’appeler les organismes des Nations Unies à saisir toutes les opportunités du système en ligne du CCI pour faciliter l’examen de la mise en œuvre des recommandations des services de contrôle interne.  


Construction d’un nouveau bâtiment pour la Division d’Arusha du Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux


Par le projet de résolution A/C.5/68/L.29 intitulé « Construction d’un nouveau bâtiment pour la Division d’Arusha du Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux », adopté par consensus l’Assemblée générale prierait le Secrétaire général de prendre toutes les dispositions nécessaires pour atténuer les risques et assurer le suivi attentif des travaux de sorte qu’ils soient achevés dans les délais et dans la limite des ressources approuvées.


Par ce texte, adopté sans vote, la Cinquième Commission invite l’Assemblée générale à demander au Secrétaire général de continuer à veiller à ce que l’acquisition de matériel et de services pour les besoins du chantier se fasse dans le strict respect des règles et règlements en vigueur et des dispositions de ses résolutions régissant les achats de l’Organisation des Nations Unies.  Le Secrétaire général est également invité par ce texte à présenter en mars 2015 un rapport sur la mise en œuvre du projet avec le détail des dépenses et le montant total des coûts.


Projet de budget-programme pour l’exercice biennal 2014-2015


Questions spéciales relatives au budget biennal 2014-2015 (A/C.5/68/L.28)


En adoptant ce projet de résolution par consensus, la Commission a fait des recommandations à l’Assemblée générale sur neuf questions.  Par ce texte elle recommande à l’Assemblée générale des subventions de 15 540 000 dollars pour les chambres extraordinaires des tribunaux cambodgiens pour l’année 2014; de 5 722 400 dollars pour des travaux de construction au siège de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale; et de 1 476 100 pour le Groupe d’experts sur la République centrafricaine.


S’agissant du plan-cadre d’équipement, la Cinquième Commission recommande à l’Assemblée générale d’autoriser le Secrétaire général à utiliser le Fonds de roulement et le Compte spécial pour faire face à d’éventuels problèmes de liquidités pour la réhabilitation du Siège des Nations Unies à New York.  Par le même chapitre, consacré au plan-cadre d’équipement, la Commission invite aussi l’Assemblée générale à fournir un espace de réunion adéquat au Secrétariat du Groupe des 77 et la Chine.     


Déclaration après le vote


Après l’adoption de ce projet de texte, la représentante de la Bolivie, s’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a demandé au Secrétariat de fournir à son Groupe des bureaux d’une surface aussi importante que ceux dont le Groupe disposait avant le lancement du plan-cadre d’équipement en 2008. 


Renforcement et amélioration du fonctionnement de l’ensemble des organes conventionnels des droits de l’homme (A/C.5/68/L.34)


Par le projet de décision A/C.5/68/L.34 intitulé « Renforcement et amélioration du fonctionnement de l’ensemble des organes conventionnels des droits de l’homme », l’Assemblée générale déciderait si elle recommande la création de 38 postes pour renforcer les 10 organes de traités relatifs aux droits de l’homme à Genève(2). 


Déclaration après le vote


Après l’adoption de ce texte, le représentant de Singapour, au nom de l’ASEAN, s’est félicité de la création de 10 postes pour aider les États Membres à mettre en œuvre les textes relatifs aux droits de l’homme dans les 10 bureaux régionaux du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).  Néanmoins, il a souhaité que l’on précise qu’un tel service ne peut être imposé à un État Membre sans son accord. 


Examen de l’efficacité du fonctionnement administratif et financier de l’Organisation des Nations Unies (Achats et Principe de responsabilité). 


Ayant examiné les rapports du Secrétaire général sur les activités d’achat de l’ONU, le projet pilote de système indépendant de contestation des adjudications, les dispositions relatives à la gouvernance des achats, et les pratiques responsables en matière d’achat, la Cinquième Commission a adopté sans vote le projet de résolution intitulé: « Achats » (A/C.5/68/L.31) par lequel l’Assemblée générale est invitée à demander que le Secrétaire général présente à l’automne un rapport détaillé sur les activités d’achat de l’ONU.


Par le projet de résolution portant sur les « Progrès accomplis dans l’élaboration d’un système d’application du principe de responsabilité pour le Secrétariat de l’ONU » (A/C.5/68/L.32), adopté sans vote par la Cinquième Commission, l’Assemblée générale encouragerait le Secrétaire général à continuer de renforcer le système de responsabilité en tirant parti des nouvelles possibilités offertes par l’adoption des Normes comptables internationales pour le secteur public (IPSAS) et l’introduction d’Umoja


Le texte souligne l’importance de promouvoir à tous les niveaux de la hiérarchie du Secrétariat une culture de responsabilité, la gestion axée sur les résultats, la gestion des risques et les mécanismes de contrôle interne, les hauts responsables continuant de faire preuve d’initiative et de détermination, en demandant à nouveau que le Secrétaire général prenne les mesures appropriées à cette fin, et notamment s’agissant de la formation du personnel concerné.


L’Assemblée générale est également invitée à prierle Secrétaire général de continuer à promouvoir une culture d’auto-évaluation dans toute l’Organisation, à utiliser systématiquement les outils de contrôle et d’évaluation pertinents dans le cadre de la planification et de l’exécution des programmes et à assurer au personnel la formation dont il a besoin.


Par ce texte, l’Assemblée générale rappellerait que les contrats de mission et les évaluations de fin de cycle sont un moyen privilégié pour les hauts fonctionnaires de répondre de leurs actions et contribuent à la transparence dans l’Organisation.


Elle prierait le Secrétaire général d’étudier la possibilité d’inclure dans les contrats de mission des hauts fonctionnaires un nouvel indicateur type de gestion portant sur la communication des documents officiels aux organes intergouvernementaux et aux commissions de l’Assemblée générale, et de faire figurer des informations sur la question dans son prochain rapport sur la responsabilité.


Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale prierait à nouveau le Secrétaire général de prendre de nouvelles mesures concrètes pour faire du dispositif des contrats de mission un puissant outil de responsabilisation et de prendre des dispositions pour régler les problèmes systémiques qui empêchent les cadres de l’Organisation d’atteindre leurs objectifs, et de lui rendre compte des progrès accomplis en la matière dans son prochain rapport sur la responsabilité.


Questions dont l’examen a été reporté


Par le projet de décision A/C.5/68/L.35 se rapportant aux questions dont l’examen a été reporté, la Cinquième Commission a décidé de reporter à sa deuxième reprise de session, prévue au mois de mai, l’examen du rapport du Secrétaire général sur lesmoyens civils nécessaires dans les situations postconflictuelles, celui sur les besoins en locaux à long terme (2014-2034) des organismes des Nations Unies à New York et un troisième, qui porte sur le Mécanisme des Nations Unies pour la promotion des partenariats.


Clôture des travaux de la Cinquième Commission pour la première partie de la reprise de session de la soixante-huitième session de l’Assemblée générale


Tout en se réjouissant que les délibérations aient pu être conclues à temps avec des résultats sur des questions importantes, la représentante de la République de Corée a regretté que l’examen ou les décisions sur certains points aient dû être repoussés.  Nous avons écrit un nouveau chapitre de l’histoire de la gestion des ressources humaines des Nations Unies en adoptant un nouveau dispositif de mobilité, s’est-elle néanmoins félicitée.  


« C’est la première fois depuis trois ans que la première reprise de session se conclut dans les délais impartis », s’est de son côté félicité le Président de la Cinquième Commission


Rapports du Secrétaire général (A/67/734) et du CCQAB (A/68/798) sur les besoins en locaux à long terme de l’ONU à New York pour la période 2014-2034


L’effectif total en personnels du Secrétariat de l’ONU à New York et des autres entités, fonds et programmes devrait s’élever à 9 593 personnes en 2018.  Tablant sur des économies d’espace de 20% grâce à une gestion souple, la superficie nécessaire pour répondre aux besoins en locaux excédant la capacité actuelle du complexe de l’ONU, sur la base d’une croissance nulle, s’établit à quelque 103 000 mètres carrés.


Dans son étude des besoins en locaux à long terme des organismes des Nations Unies présents à New York pour la période 2014-2034 (A/68/734), le Secrétaire général propose 6 nouvelles formules, qui sont venues s’ajouter aux 4 qu’il avait déjà envisagées dans son étude élargie de faisabilité (A/67/720).  Sur les 10 formules proposées, il estime que seules les 3 suivantes sont viables et avantageuses pour l’Organisation (A/68/734):


a) Formule 1: construction d’un nouveau bâtiment sur la pelouse nord, financée au moyen de contributions extraordinaires;


b) Formule 3: construction d’un nouvel immeuble, dénommé DC-5, et conclusion d’un bail avec option d’achat avec la United Nations Development Corporation (UNDC);


c) Formule 4: maintien du statu quo, l’Organisation continuant à louer des bureaux à l’extérieur en fonction de ses besoins.


Les plans des différentes options figurent au rapport.


Le Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB) estime que les six nouvelles formules présentées dans le nouveau rapport (A/68/734) ne sont pas réalistes et n’ont pas été approfondies davantage que les quatre propositions présentées l’année passée.  Le CCQAB estime que le Secrétaire général aurait dû analyser plus en détail ces nouvelles formules et étudier de près les modes de financement envisageables, dont certains, seuls ou combinés, pourraient s’avérer viables.


Le CCQAB n’est pas en mesure de recommander à l’Assemblée générale l’examen de telle ou telle formule.  Compte tenu des contraintes de temps inhérentes à la formule 3, le Comité recommande néanmoins à l’Assemblée d’autoriser le Secrétaire général à poursuivre les négociations avec la « United Nations Development Corporation » afin de s’assurer que ladite formule 3 reste sur la table.  Il recommande à nouveau à l’Assemblée de donner pleine compétence au Secrétaire général pour négocier sur toutes les formules afin de servir au mieux les intérêts de l’Organisation (A/67/788, par. 53).


En outre, le CCQAB est d’avis que l’introduction de modes de gestion souple de l’espace de travail, si elle est approuvée par l’Assemblée générale, aurait pour effet de modifier les besoins en locaux actuels et futurs de l’Organisation.  Il estime toutefois qu’à un stade aussi précoce, l’hypothèse d’une réduction de 20% des besoins en espace de bureaux n’a, au mieux, qu’une valeur indicative.  Le CCQAB recommande que l’Assemblée générale prie le Secrétaire général de poursuivre l’analyse de la mise en place de modes de gestion souple de l’espace de travail, y compris une analyse détaillée, et de lui en présenter les résultats pour décision.


Le CCQAB estime que le fondement des ratios entre locaux loués et locaux appartenant à l’Organisation proposés par le Secrétaire général dans ses trois rapports semble manquer de cohérence et ne repose pas sur une analyse approfondie.  Il n’est par conséquent pas convaincu que le ratio 80:20 représente le ratio optimal que l’Organisation doit utiliser dans la planification de ses besoins en locaux à long terme.  Il recommande que l’Assemblée générale demande au Secrétaire général de mieux étayer et justifier ses futures analyses des ratios optimaux entre locaux loués et locaux appartenant à l’Organisation, compte tenu des besoins essentiels à long terme de l’Organisation et de la souplesse dont elle a besoin.


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