08/10/2013
Communiqué de presse
Point de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DU PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: 8 OCTOBRE 2013


(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)


Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole associé du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:


Voyage du Secrétaire général


Le Secrétaire général est arrivé aujourd’hui à Budapest pour participer au Sommet de l’Eau et rencontrer les dirigeants hongrois.  Peu après son arrivée, il a prononcé un discours à l’université Corvinus de la capitale hongroise, à l’occasion duquel il s’est vu remettre un doctorat honorifique au nom des Nations Unies.


Lors du Sommet, le Secrétaire général a déclaré que l’eau était la clef du développement durable, car elle était indispensable à la préservation de la santé et la à sécurité alimentaire de l’homme et favorisait le progrès économique. Pourtant, chaque année, les pressions s’intensifiaient, et d’ici à 2030, près de la moitié de la population mondiale pourrait être confrontée à une pénurie d’eau. Le Secrétaire général a regretté que l’eau soit gaspillée et mal utilisée dans tous les domaines d’activité et tous les pays.  Il s’est prononcé pour une utilisation plus équitable et plus appropriée des ressources existantes, soulignant qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que les gouvernements agissent seuls. La garantie d’une plus grande sécurité en eau nécessitera la pleine participation de tous les acteurs, notamment ceux du monde des affaires, a indiqué le Secrétaire général.


Dans la journée, il a rencontré le Président et le Premier Ministre hongrois et il s’entretiendra plus tard avec le Ministre des affaires étrangères du pays.  Les informations sur ces réunions, et d’autres réunions bilatérales du Secrétaire général en marge du Sommet de l’Eau de Budapest, seront rendues publiques sous peu.  Le Secrétaire général a également dialogué avec des journalistes et le Président hongrois.  Une transcription de son allocution a également été rendue publique.


Demain, le Secrétaire général quittera Budapest pour Brunei, où il participera jeudi matin à un sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et des Nations Unies.


Conseil de sécurité


Les 15 membres du Conseil de sécurité étaient aujourd’hui à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour la dernière étape de leur tournée dans la région des Grands Lacs. Lors de son passage à Addis-Abeba, la délégation du Conseil de sécurité a tenu une réunion conjointe avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.  Les deux parties ont présenté leurs positions sur la situation dans la région des Grands Lacs, au Soudan et au Soudan du Sud, en Somalie, en République centrafricaine et dans la région du Sahel.  Leurs échanges ont également porté sur le renforcement du partenariat entre le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations Unies.  Les deux parties ont adopté un communiqué conjoint à l’issue des discussions.


La délégation a également rencontré la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, et le Premier Ministre d’Éthiopie, M. Hailemariam Desalegn.  La délégation est actuellement en route pour New York.


Syrie


Le Secrétaire général a envoyé hier après-midi une lettre au Conseil de sécurité, proposant la création d’une mission conjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et l’Organisation des Nations Unies en vue de parvenir à l’élimination rapide des armes chimiques syriennes de la manière la plus sûre possible.


Le Secrétaire général a indiqué que la mission conjointe serait dirigée par un coordonnateur civil spécial, qu’il nommerait en étroite consultation avec le Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.  Il a également précisé  que la mission conjointe serait composée à partir de l’équipe déjà déployée en Syrie, et compterait 100 personnes.


Dans sa lettre, le Secrétaire général note par ailleurs qu’étant donné l’environnement opérationnel, la mission conjointe ne laisserait qu’une « légère empreinte » en Syrie, seules les personnes jugées indispensables à l’accomplissement de cette mission étant dépêchées sur place.  La lettre du Secrétaire général sera disponible sous forme de document.  


OIAC


M. Ahmet Üzümcü, Directeur général de l’OIAC, a rendu compte des progrès de la mission conjointe OIAC-ONU en Syrie lors de l’ouverture de la nouvelle session du Conseil exécutif de l’Organisation.  Il a précisé que le 4 octobre, la Syrie avait fourni des renseignements supplémentaires et nouveaux par rapport à leur déclaration initiale.  Le 6 octobre, les responsables syriens ont commencé à détruire certaines armes chimiques de catégorie 3, ainsi qu’à détruire ou désactiver du matériel connexe.  Cet exercice a pour objectif de rendre inutilisables les sites de production et les équipements de mélange et de remplissage avant le 1er novembre de cette année, a-t-il indiqué.


M. Üzümcü a estimé que ces développements constituaient un début constructif, mais que le processus demeurait long et difficile.


Égypte


Dans un communiqué, le Secrétaire général condamne vigoureusement les violences qui ont éclaté hier en Égypte et qui ont fait plus de 50 morts.  Le Secrétaire général réitère l’importance de tenir des manifestations pacifiques, de respecter la liberté de réunion et d’adopter une démarche non violente.  Le Secrétaire général continue de souligner la nécessité de l’intégration politique, du plein respect des droits de l’homme, notamment ceux des détenus, et de l’état de droit pour favoriser une transition pacifique et démocratique en Égypte, conformément aux principes que les autorités égyptiennes se sont engagées à respecter dans leur feuille de route.


Le Secrétaire général condamne également vigoureusement l’attaque menée aujourd’hui contre le personnel et des installations militaires qui aurait provoqué la mort de huit personnes et fait de nombreux autres blessés.


Philippines


Le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) a versé 3 millions de dollars au titre d’aide aux habitants de la ville de Zamboanga, aux Philippines, à la suite du récent conflit survenu dans cette région. Ce financement permettra de répondre aux besoins les plus immédiats des habitants, et de favoriser notamment la gestion des camps et de l’eau, ainsi que la protection des enfants.


Le Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire des Nations Unies dans le pays a indiqué qu’une aide d’un montant supplémentaire de 21 millions de dollars était sollicitée pour financer l’opération humanitaire globale.  Le conflit aurait provoqué le déplacement de plus de 120 000 personnes.


Point de presse de demain


Le Porte-parole du Secrétaire général a annoncé la présence au Point de presse quotidien de demain de M. Yukio Takasu, Secrétaire général adjoint à la gestion, qui rendra compte de la situation financière de l’Organisation.


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