28/05/2013
Secrétaire général
SG/SM/15050
AFR/2634

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M. BAN KI-MOON ATTEND AVEC INTÉRÊT LES MESURES CONCRÈTES QUE PRENDRONT DES SIGNATAIRES

DE L’ACCORD SUR LES GRANDS LACS POUR REMPLIR LEURS ENGAGEMENTS RÉGIONAUX


On trouvera ci-après le texte de l’allocution que le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a prononcée, le 26 mai à Addis-Abeba, à la Réunion 11+4 du Mécanisme de supervision de l’Accord-cadre sur la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région:


Je tiens à remercier Mme Dlamini-Zuma d’avoir bien voulu co-organiser cette première réunion de 11+4 du Mécanisme de suivi regional de l’Accord-cadre sur la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région.


Je voudrais également remercier l’ensemble des dirigeants africains et les autres participants de leur présence à cette importante manifestation.


Hier, nous avons célébré le cinquantième anniversaire de l’Organisation de l’Unité africaine au cours d’une cérémonie qui a affirmé de façon poignante le potentiel du continent.


Aujourd’hui nous nous nous attaquons à un des défis majeurs du passé, du présent et du futur de l’Afrique – la situation à l’est de la République démocratique du Congo.


Dans cette région, les populations continuent d’être victimes de souffrances inimaginables. Cette violence récurrente doit cesser.


C’est la raison pour laquelle vous avez signé l’Accord-cadre ici à Addis-Abeba en février dernier, et c’est la raison pour laquelle nous nous réunissons de nouveau aujourd’hui.


La signature de cet Accord-cadre a marqué une étape importante dans nos efforts collectifs pour lancer un processus de paix définitif et global, soutenu par une volonté politique au plus haut niveau.


Certes, mon envoyée spéciale Mary Robinson a appelé cet accord «Accord-cadre de l’espoir». Mais nous n’en réussirons le test de mise en œuvre que si tous les pays signataires œuvrent de concert pour mettre fin à l’impasse politique et créer une nouvelle dynamique en faveur de la sécurité humaine et du développement économique.


Je remercie tous les dirigeants de la région qui m’ont reçu ainsi que le Président de la Banque mondiale et ma délégation durant notre récente visite et qui ont réaffirmé leurs engagements au titre de l’Accord-cadre.


Comme je l’ai souligné à chaque escale et voudrais le répéter devant vous aujourd’hui, la communauté internationale se tient à vos côtés pour mettre fin à la violence et s’attaquer réellement et pleinement aux racines du conflit.


Les quatre témoins de l’Accord-cadre -Union africaine, Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, Communauté de développement d’Afrique australe et l’Organisation des Nations Unies- se donneront la main pour faciliter et faire avancer le processus.


Le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé notre approche globale.   Il a également renforcé le rôle politique et militaire de la MONUSCO, notamment en déployant une brigade d’intervention spéciale visant à neutraliser les groupes armés.


Le Président Kabila s’est engagé de son côté à mener d’importantes réformes dans son pays, des réformes qui nécessiteront des efforts et un appui soutenus.


J’ai été heureux d’apprendre du Président Kabila qu’il avait mis en place le mécanisme national de supervision, tel que prévu dans l’Accord-cadre, et qu’il allait personnellement en superviser le travail.


L’Accord-cadre couvre non seulement la paix et la sécurité, mais aussi le développement, l’intégration régionale et la croissance économique.


Or, comme M. Jim Yong Kim et moi-même l’avons souligné tout au long de notre périple, nous devons investir dans les gens de la région des Grands Lacs, qui ont trop souffert pendant trop longtemps.


Je me réjouis à cet égard de l’investissement supplémentaire d’un milliard de dollars annoncés pour la région par M. Kim et destinés à soutenir les filets de sécurité sociale, le commerce transfrontalier, l’énergie et  les infrastructures essentielles.


Il faudrait à présent déployer au niveau régional un réel effort politique de collaboration.  Mon envoyée spéciale s’est mise au travail en étroite collaboration avec les signataires.  Comme l’a demandé le Conseil de sécurité, elle conduit les efforts pour définir des repères concernant les engagements régionaux; elle œuvrera au suivi des progrès en étroite collaboration avec les gouvernements de la région et mon représentant spécial en République démocratique du Congo.


J’attends avec intérêt de connaître les mesures concrètes que vous prendrez pour remplir les engagements régionaux.  Œuvrons ensemble pour la poursuite de la mise en œuvre due l’Accord-cadre.  Soyons en mesure de signaler des progrès concrets et significatifs dans les semaines et mois à venir et quand nous nous retrouverons pour notre prochaine réunion, en marge de la session de l’Assemblée générale à New York en septembre.


C’est un événement remarquable pour la République démocratique du Congo et la région.  Bien que la situation demeure instable, nous avons une occasion historique de mettre fin à la souffrance et de stabiliser cette région qui recèle un grand potentiel pour le développement humain.  Je compte sur votre plein appui et de votre engagement continu.


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