26/9/2013
Secrétaire général
SG/2201
AFR/2704

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LA RÉUNION SUR LE SAHEL SE FÉLICITE DE LA « STRATÉGIE INTÉGRÉE DES NATIONS UNIES »

ET DE LA PROCHAINE VISITE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DANS LA RÉGION


Le Secrétaire général des Nations Unies a organisé une Réunion de haut niveau sur le Sahel, à New York le 26 septembre, à laquelle ont participé les États membres et les représentants des organisations régionales et internationales.


Les participants se sont félicités de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et ont exhorté les Nations Unies à s’assurer de sa mise en œuvre effective et durable, en étroite consultation avec les pays de la région et les organisations régionales et sous-régionales pertinentes.


Les participants se sont encouragés par les développements positifs au Mali depuis l’intervention des forces françaises, tchadiennes et maliennes en janvier 2013, par le déploiement ultérieur de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), et par le succès de l’élection d’août 2013, qui ouvre la voie à un processus politique plus inclusif.  Le Président Boubacar Keita a été soutenu dans son intention de lancer un dialogue national élargi afin de promouvoir la réconciliation et autres initiatives annoncées, y compris sur la bonne gouvernance, et de s’attaquer aux causes de l’instabilité dans le pays.


Les intervenants ont dit leur préoccupation face aux défis qui subsistent s’agissant de la stabilité du Sahel, y compris la multiplication des actes terroristes, de l’intensification du trafic illicite d’armes et de stupéfiants, des autres formes de criminalité transnationale organisée et de la propagation d’une idéologie violente à travers la région, en particulier parmi les jeunes.


Les intervenants ont souligné la nécessité d’intensifier les efforts pour s’attaquer aux causes structurelles de l’instabilité et de la fragilité du Sahel et d’augmenter la résilience de la population, des communautés et des États de la région face aux chocs récurrents.  Ils ont reconnu la nécessité de mieux intégrer les interventions d’urgence à la planification du développement à long terme et de poursuivre une approche régionale du développement, qui vise les sections de la population les plus vulnérables et les causes structurelles de la vulnérabilité.  Tout en s’attelant à répondre aux racines de l’insécurité, les participants ont également reconnu la nécessité de rétablir la confiance entre les États du Sahel et de promouvoir l’engagement des communautés frontalières dans les tâches liées à l’alerte précoce.


Les participants ont réaffirmé leur engagement à s’attaquer aux défis interconnectés de la région.  La réunion s’est félicitée d’une coordination plus étroite entre les Nations Unies et les institutions financières internationales, dans la mise en œuvre des stratégies pour le Sahel, y compris par le biais d’une plate-forme de coordination et la proposition de créer un fonds par souci d’urgence et d’efficacité.  À cet égard, les participants ont salué la visite prévue par le Secrétaire général des Nations Unies, les Présidents de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et de l’Union africaine dans la région comme une autre étape vers une coordination et une coopération plus étroites entre les pays du Sahel et leurs partenaires.  Ils se sont dit encouragés que ces derniers aient prévu de rencontrer les responsables des pays du Sahel, pour écouter les priorités dont ils ont convenu pour la mise en œuvre de la stratégie, et salué le fait que la région veuille que la rencontre se tienne au plus haut niveau.


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