22/03/2013
Conseil de sécurité
SC/10955
AFR/2583

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, M. Vitaly Churkin (Fédération de Russie):


Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé de M. Taye-Brook Zerihoun, Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, sur la situation en République centrafricaine.  Ils se sont dits vivement préoccupés par les informations faisant état de l’avancée de groupes armés vers la ville de Bangui, et les conséquences humanitaires que cela pourrait avoir.  Ils ont condamné toute tentative visant à compromettre la stabilité de la République centrafricaine.  Ils ont exhorté toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités.


Les membres du Conseil de sécurité ont demandé à toutes les parties de ne pas commettre de violences contre les civils, de permettre l’acheminement en toute sécurité et sans entrave de l’aide humanitaire, et de respecter pleinement les droits de l’homme et le droit international humanitaire.  Ils ont souligné que les auteurs de violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme, et des atteintes à ces droits, devaient répondre de leurs actes, y compris les personnes s’étant livrées à des actes de violence contre les civils, des actes de torture, des exécutions sommaires, des actes de violence sexuelle et sexiste, ainsi qu’au recrutement et à l’utilisation d’enfants en temps de conflit armé.  Ils ont rappelé que ces violations du droit international humanitaire pourraient constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), auquel la République centrafricaine est partie.


Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé la déclaration à la presse en date du 20 mars 2013, dans laquelle ils avaient souligné que toutes les parties aux accords de Libreville devaient s’acquitter de tous leurs engagements.


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