20/5/2013
Communiqué de presse
IHA/1313

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LES GRANDS GROUPES DISCUTENT DE LEUR CONTRIBUTION AU CADRE D’ACTION POST-2015


Genève, Suisse, 20 mai -– « Il ne peut y avoir de résilience aux catastrophes naturelles sans une décentralisation effective, sans le renforcement des capacités des communautés ou encore sans une solution aux inégalités sociales ou à la pauvreté », ont rappelé les représentants des autorités locales au cours d’une séance informelle consacrée, cet après-midi, aux grands groupes venus débattre des priorités communes pour le cadre d’action post-2015.


La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophes, Mme Margareta Wahlström, qui a ouvert la discussion, a observé que les échanges de la journée avaient mis l’accent sur l’importance de la formation, de l’accès à l’information et des enseignements qui peuvent être tirés d’expériences antérieures.  Les débats ont souligné l’écart qui existe entre, d’une part, les intentions et, d’autre part, les moyens que se donnent ceux qui agissent en matière de réduction et de préparation aux catastrophes, notamment sur les plans législatif et politique.


Les parlements peuvent jouer un rôle très important pour faire en sorte que les données scientifiques et technologiques soient dûment prises en compte dans l’élaboration du prochain cadre d’action.  Ils peuvent ainsi appuyer la création de répertoires sur les meilleures pratiques, afin de partager à la fois des idées et des techniques.  Pour leur part, les autorités locales notent que la résilience dépend d’une décentralisation réussie.  Elles doivent se préparer aux catastrophes grâce à un soutien technique adéquat, y compris au plan financier.


Le groupe de plates-formes nationales joue un rôle clef pour remédier à certains problèmes de manière transversale, dans un cadre flexible.  D’ici à 2015, les plates-formes nationales pourront centraliser les éléments scientifiques qui devront sous-tendre le prochain cadre d’action.  Elles devront également continuer d’assurer la coordination au niveau national et obtenir la participation de toutes les parties concernées, en particulier celle du secteur privé.  Les plates-formes nationales se félicitent du processus d’examen par les pairs initié par le Royaume-Uni.


Le secteur privé, qui n’a commencé à s’organiser que récemment, a cependant reconnu l’importance de la prévention des catastrophes, a noté un représentant de ce groupe, qui a également souligné la nécessité d’investir davantage pour soutenir les efforts des autorités et organisations locales.  En retour, a-t-il dit, il faudrait créer un environnement propice pour l’action du secteur privé, notamment l’adoption de normes de construction visant à mieux réglementer l’urbanisation.


Les États devraient prendre à cœur la nécessité de s’impliquer activement dans l’action des plates-formes nationales.  Les chefs d’État devraient prendre conscience des conséquences d’une catastrophe sur la stabilité politique des pays.  Ils doivent comprendre que la prévention doit être perçue comme un véritable investissement pour l’avenir.


Le groupe des collectivités locales recommande, pour sa part, que les autorités locales et nationales coordonnent davantage leur action.  Il relève aussi qu’il importe d’intégrer le point de vue des femmes autochtones dans les efforts visant à renforcer la résilience aux catastrophes.  Le groupe consultatif « science et technologie » estime qu’il conviendrait de mieux intégrer l’apport des sciences sociales aux travaux préparatoires du prochain cadre d’action et d’améliorer les normes de collecte et d’accès aux connaissances et bases de données.


Enfin, les organisations non gouvernementales estiment que le prochain cadre d’action devrait tenir compte de la double dimension -naturelle et humaine– des catastrophes naturelles.  Les efforts de réduction des risques de catastrophe devraient, s’inscrire dans un cadre fondé sur les droits de l’homme, soulignent-elles.


Répondant, après une brève suspension de séance, à une série de questions posées par Mme Margareta Wahlström, les intervenants ont estimé que le futur cadre d’action devrait refléter, en particulier, les nouveaux risques.  Il devrait reposer sur une démarche impliquant la société dans son ensemble, et insister sur la responsabilisation des acteurs concernés, afin qu’ils s’investissent réellement dans la réduction des risques.  Plusieurs intervenants ont recommandé en outre l’inclusion systématique des catégories de population les plus vulnérables dans les processus décisionnels relatifs à la réduction de tous les risques de catastrophe.  Les intervenants ont souligné, enfin, l’importance de la bonne gouvernance pour encadrer les efforts de réduction des risques liés aux catastrophes, de même que la nécessaire convergence des stratégies internationales de développement.


Sur le plan technique, les intervenants ont préconisé la mise en place de mécanismes efficaces de collecte et de diffusion des statistiques, de transfert des connaissances entre les plates-formes nationales et de coordination et d’évaluation des actions menées.  Ils ont observé que les moyens actuels de communication électronique se prêtaient particulièrement bien à ces démarches.  Le financement et le renforcement des capacités des acteurs et pouvoirs locaux doivent aussi bénéficier d’une attention accrue. 


Le Secrétariat d’UNISDR a clos la séance en se félicitant des riches échanges qui ont marqué les consultations préliminaires de ces deux jours.


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel