06/03/2013
Assemblée générale
FEM/1943

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Commission de la condition de la femme

Cinquante-septième session

5e & 6e séances – matin & après-midi


Commission de la condition de la femme


SUIVI DE LA QUATRIÈME CONFÉRENCE MONDIALE SUR LES FEMMES ET DE LA VINGT-TROISIÈME SESSION EXTRAORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, INTITULÉE « LES FEMMES EN L’AN 2000: ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES, DÉVELOPPEMENT ET PAIX POUR LE XXIE SIÈCLE »


a) Réalisation des objectifs stratégiques, mesures à prendre dans les domaines critiques et autres mesures et initiatives


Débat général


Mme ANITA KALINDE, Ministre des femmes, des enfants et du bien-être social du Malawi, intervenant au nom de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), a indiqué que malgré les efforts déployés, les États membres de la SADC enregistraient toujours des taux élevés de violence à l’encontre des femmes et des filles, notamment à cause de la pauvreté, du VIH/sida et des conflits armés.  Elle s’est notamment inquiétée du taux élevé d’abus sexuels perpétrés en République démocratique du Congo et a appelé le Conseil de sécurité à accélérer le déploiement d’une brigade pour mettre un terme à la violence dans ce pays.  Parmi les autres défis, Mme Kalinde a également souligné la faible représentation des femmes en politique et le travail non rémunéré.  Elle a ensuite indiqué que les États membres de la SADC appuyaient l’adoption de lois destinées à combattre la violence faite aux femmes et la violence domestique.  Des campagnes de sensibilisation lancées et des plans d’action nationaux avaient été mis en place, a-t-elle ajouté.  Mme Kalinde a insisté sur la nécessité de renforcer le suivi des engagements pris sur les plans national, régional et international pour éliminer les pratiques préjudiciables aux femmes.


Les gouvernements doivent accorder la priorité à l’autonomisation économique des femmes afin de réduire leur dépendance économique sur les hommes et leurs vulnérabilités.  Elle a ensuite expliqué que les pays de la SADC accordaient une attention accrue à l’allocation de ressources et à l’appui psychologique des services de santé, notamment dans la lutte contre le VIH/sida.  Mme Kalinde a également indiqué que les pays de la région avaient déployé de nombreux efforts pour mettre sur pied des programmes afin d’aider les hommes et les garçons à avoir un comportement positif à l’égard des femmes, à avoir une bonne santé sexuelle et à participer au partage des tâches domestiques.  L’implication des hommes dans l’octroi des soins et l’appui des personnes atteintes du VIH/sida, ainsi que l’adoption de politiques de « salaire égal pour travail égal » doivent être définis comme des priorités, a-t-elle estimé.  Mme Kalinde a aussi indiqué que la région d’Afrique australe privilégiait l’intégration d’une perspective de la parité dans tous les programmes et politiques de lutte contre les changements climatiques.  Elle a précisé que les femmes et les filles étaient plus vulnérables aux conséquences de ce phénomène.


S’exprimant ensuite en sa capacité nationale, la Ministre des femmes, des enfants et du bien être social du Malawi, a indiqué que son pays avait incorporé dans son droit interne les instruments internationaux de promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes.  Elle a cité en particulier une loi de 2006 sur la prévention de la violence domestique et une loi de protection de l’enfance promulguée en 2010.  De nombreux magistrats et travailleurs sociaux ont bénéficié, en 2012, d’une formation sur l’application des lois relatives au genre, a-t-elle ajouté.  En outre, le Parlement du Malawi a adopté, la semaine dernière, une loi sur l’égalité des sexes afin de renforcer l’application de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, a précisé Mme Kalinde.  La Stratégie de croissance et de développement du Malawi a intégré les questions de parité, a-t-elle souligné.  La Ministre a fait savoir que son pays apportait un appui aux victimes de la violence, par le biais notamment d’unités spéciales dans les commissariats de police et des centres spécialisés dans les hôpitaux. 


Mme RONA AMBROSE, Ministre des travaux publics et des services gouvernementaux et Ministre du statut de la femme du Canada, a assuré que son gouvernement œuvrait pour assister les femmes les plus vulnérables de la société canadienne, à savoir les femmes autochtones, les femmes migrantes et celles qui vivent dans la pauvreté.  Elle a ensuite fait observer que les immigrées sont plus susceptibles de vivre dans l’isolement du fait de barrières linguistiques et culturelles.  Pour éliminer ses obstacles et pour trouver une solution à des pratiques culturelles préjudiciables, Mme Ambrose a appuyé la mobilisation des organismes communautaires et le milieu juridique, médical et policier. 


La Ministre a également indiqué que son gouvernement a lancé un appel à l’étendue du pays pour demander aux hommes et aux garçons de prendre position afin de faire partie de la solution à la violence à l’encontre des femmes et des filles.  Elle a précisé que ce plan visait à améliorer la sécurité et la justice pour les femmes et les filles touchées par la violence.  Elle a ensuite insisté pour que l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes fassent partie intégrante du nouveau cadre de développement pour l’après-2015.


Mme JULIA DUNCAN-CASSELL, Ministre de la parité et du développement du Libéria, a expliqué que les 14 années de guerre civile dans son pays avaient entraîné une culture de la violence.  Malgré les interventions du Gouvernement et de ses partenaires pour traiter de la violence sexiste, il y a encore un nombre très élevé de viols, a-t-elle déploré.  Ainsi, 200 à 220 cas de violence à l’encontre des femmes et des filles sont dénoncés chaque mois, dont 15 à 20% ont trait à la violence domestique.  Elle a précisé que 20% des auteurs de cette violence étaient des amis ou des voisins, 20% des conjoints ou partenaires intimes, 20% des membres de la famille et 5% des inconnus.  Parmi les instances créées pour faire face à ce problème, la Ministre a cité notamment une unité chargée des crimes sexuels, établie au sein du Ministère de la justice, et une cour pénale spécialisée sur cette question. 


Mme Duncan-Cassell a aussi mentionné les dispositions législatives sur la propriété, le mariage et la cohabitation, qui sont respectueuses du droit des femmes et des filles.  Le mariage coutumier a aussi été règlementé en vue de mieux protéger les femmes.  En ce qui concerne les mécanismes mis en place pour faciliter l’application de ces lois, elle a souligné l’existence d’un guichet unique qui garantit une protection des femmes victimes de violence et des soins médicaux et psychologiques.  Des mesures ont aussi été prises afin de faire participer les hommes à ces efforts.  Avant de conclure, la Ministre a fait part des efforts entrepris par son pays pour éliminer les pratiques nuisibles comme le mariage précoce et les mutilations génitales féminines.


Mme DIAKA DIAKITE, Ministre des affaires sociales, de la promotion de la condition des femmes et de l’enfance de la Guinée, a rappelé les résultats de l’enquête nationale sur les violences basées sur le genre qui avait été menée en 2009, grâce à l’appui des Nations Unies.  Il en ressort que les violences se manifestent sous différentes formes dont les pires sont les mutilations génitales féminines avec un taux de prévalence de 96%, le mariage précoce avec 3 filles sur 5 mariées avant l’âge de 17 ans, les violences domestiques avec un taux de prévalence de 85%, les violences en milieu scolaire qui touchent 77% des filles scolarisées et les violences sexuelles qui sont de l’ordre de 49,7%.  Pour juguler le phénomène de la violence, Mme Diakite a indiqué que son ministère a élaboré une stratégie nationale de lutte contre ce phénomène en 2010 avec l’aide de différentes institutions des Nations Unies.  La mise en œuvre de cette stratégie se fait à travers la prévention, la prise en charge psychosociale et médicale des victimes et les poursuites judiciaires contre les auteurs de la violence, la réinsertion économique et sociale des victimes, la recherche opérationnelle sur les violences et le renforcement des mécanismes de coordination et de suivi, a expliqué la Ministre. 


Depuis sa mise en œuvre en 2010, cette stratégie commence à porter ses fruits notamment sur le plan institutionnel, avec la création de son ministère en 2012, de l’Office national pour la protection des femmes, de l’enfance et des mœurs au sein du Ministère de la santé et l’Observatoire national de lutte contre les violences basées sur le genre en 2011, a assuré la Ministre.  Sur le plan juridique, le législateur a élaboré des textes de loi, tels que le Code pénal, le Code de procédure pénale, le Code civil, le Code de l’enfant et la loi sur la santé reproductive qui constituent tous de véritables instruments de lutte contre les exactions et atteintes à l’intégrité physique des femmes et des filles, a-t-elle précisé.  La Guinée, a-t-elle dit, soutient le Plan d’action francophone sur les violences faites aux femmes et aux filles qui a été élaboré cette année grâce à la collaboration avec ONU-Femmes.


Mme MOULATY MINT EL MOCTAR, Ministre des affaires sociales, des enfants et de la famille de la Mauritanie, a indiqué que son gouvernement avait adopté plusieurs mesures législatives pour promouvoir l’égalité entre les sexes et mettre un terme à la violence à l’encontre des femmes.  L’autonomisation économique des femmes est appuyée grâce à une politique permettant de les aider financièrement à créer des entreprises, a-t-elle assuré.  De nombreuses bourses pour l’éducation sont versées aux jeunes femmes, a-t-elle ajouté.  La Ministre a ensuite indiqué que les services de santé génésique bénéficiaient d’un appui substantiel de la part du Gouvernement lequel, a-t-elle soutenu, n’accepte en aucun cas les pratiques traditionnelles nuisibles aux femmes et aux filles.  La Ministre a assuré que son gouvernement est engagé à mettre en œuvre toutes les conventions auxquelles il est partie, notamment la Déclaration d’Addis-Abeba.


Mme LULAMA XINGWANA, Ministre des affaires des femmes, des enfants et des personnes handicapées de l’Afrique du Sud, a expliqué que la Constitution de son pays et le cadre législatif traitent efficacement du fléau de la violence à l’encontre des femmes et des filles.  Le Gouvernement sud-africain cherche notamment à mettre un terme au modèle patriarcal qui est encore responsable d’un haut niveau de violence dans le pays.  L’Afrique du Sud a fait de grands progrès dans la représentation des femmes à des postes politiques, avec actuellement 44% de femmes au Parlement et 43% au Gouvernement. 


Parmi les outils de lutte contre la violence à l’encontre des femmes, la Ministre a mentionné la loi sur la traite des êtres humains et la création d’un comité interministériel sur les causes de cette violence.  Dans les commissariats de police, un service de protection spécialisé dans les délits sexuels a été mis en place, ainsi que des lieux d’accueil des victimes.  Le Président de l’Afrique du Sud a en outre lancé une campagne pour mettre fin au viol qui prévoit d’éduquer les enfants sur ce problème dans le cadre scolaire.  En ce qui concerne la transmission du VIH/sida, Mme Xingwana a parlé d’un programme de prévention, grâce au traitement antirétroviral.  La Ministre a assuré que son gouvernement condamnait les attaques dont est victime la communauté des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels (LGBT), notamment les viols collectifs et les meurtres basés sur cette discrimination.


M. TOLOFUAIVALELEI FALEMOE LEIATAUA, Ministre des femmes, de la communauté et du développement social de Samoa, a indiqué que son pays avait été le premier État insulaire du Pacifique à achever une étude sur la prévalence de la violence dans sa société.  Cette étude a conclu qu’une femme sur trois avait été victime d’une des diverses formes de violence, a-t-il indiqué.  Sur la base de ces conclusions, le Gouvernement de Samoa a déposé un projet de loi devant le Parlement, lequel vient d’achever la deuxième lecture du texte, en vue de criminaliser le viol conjugal et le harcèlement sexuel, a indiqué le Ministre.  Il a ajouté que des lois sur la protection de l’enfant étaient en cours d’élaboration.  M. Leiataua a aussi expliqué que le plan national d’action en faveur des femmes pour la période 2010-2015 prévoyait, pour la toute première fois, un cadre de travail pour l’autonomisation des femmes.  Une association d’hommes contre la violence a également été créée dans le but de sensibiliser les dirigeants des villages sur la nécessité d’assurer la protection des femmes et des filles, et de promouvoir la création de foyers et de communautés libres de violence, a-t-il fait savoir.


Le Ministre a ensuite indiqué que le manque de ressources financières et humaines entrave l’octroi de services adéquats destinés aux femmes et filles victimes de violence.  Il a souhaité que son pays bénéficie de l’appui de ses partenaires pour le développement et que le bureau de l’ONU pour les femmes de Samoa et de la région dispose des ressources adéquates.  Il a également fait savoir que les femmes et les filles étaient extrêmement vulnérables aux conséquences des changements climatiques.  Le Ministre s’est dit convaincu que l’autonomisation économique des femmes devrait permettre d’améliorer leur capacité de résistance à ce phénomène.  La réalisation de cet objectif, a-t-il rappelé, exige l’appui de la communauté internationale.  M. Leiataua a par ailleurs estimé que l’Agenda pour le développement post-2015 devrait mettre l’accent sur l’égalité entre les sexes.


Mme MARCIA RAMIREZ MERCADO (Nicaragua) a indiqué que son pays comptait, en 2012, 55,6% de femmes ministres, 40,2% de femmes parlementaires et, selon des statistiques de 2010, 30% de femmes magistrates.  Ceci a été rendu possible grâce à la loi sur l’égalité des chances et à la loi 779 qui consacre 50% des postes électifs aux femmes et qui assure aux femmes le droit de vivre sans violence.  Depuis l’adoption de cette dernière loi, la politique de l’État sur la violence à l’encontre des femmes, des enfants et des adolescents a été développée.  D’autres mesures ont ainsi été prises comme l’augmentation du nombre de commissariats de police pour les femmes qui sont passés de 32 en 2007 à 63 en 2013.  Mme Ramírez Mercado a indiqué que le modèle du Nicaragua s’inspirait des valeurs chrétiennes, des idéaux du socialisme et des pratiques de la solidarité. 


L’initiative « Faim tolérance zéro » a pour objectif de renforcer la capacité productive des femmes en zones rurales et urbaines, d’augmenter la responsabilité des familles en matière de santé et d’éducation.  Des mécanismes de prévention, de détection précoce et de traitement de la violence font partie du modèle engagé par les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.  Le Nicaragua compte aussi sur un système de prise en charge globale pour combattre les violences à l’encontre des femmes.  Ce système est mis en œuvre dans sa phase pilote à Managua et à Costa Caribe.  La Ministre a également indiqué qu’un comité national interinstitutions a été mis en place pour examiner et recommander les mesures de prévention des violences à l’encontre des femmes et des filles.  Avant de conclure, Mme Ramírez Mercado a énuméré les défis et les obstacles à la lutte contre les violences à l’encontre des femmes, en citant notamment la transformation de la culture patriarcale, le renforcement des capacités, l’octroi de ressources suffisantes.


Mme THESELE MASERIBANE, Ministre des femmes, de la jeunesse, des sports et des loisirs du Lesotho, a indiqué que son pays s’attachait à analyser les causes de la violence à l’encontre des femmes et des filles.  Elle a cité plusieurs lois qui visent à prévenir cette violence, en particulier la loi de 2003 sur le VIH/sida, la loi sur la capacité juridique des personnes mariées et celle sur la traite des êtres humains.  En ce qui concerne la nomination de femmes à des postes de décision, la Ministre s’est félicitée que les mesures prises, notamment la création d’un quota de 30%, aient conduit à la présence de 26% de femmes actuellement au Parlement.  Elle a par ailleurs reconnu les graves effets de la pandémie de VIH/sida sur les femmes et les filles.  Au-delà des questions de santé, cette pandémie empêche les femmes de se développer sur les plans social et familial, a-t-elle expliqué.  C’est pourquoi nous demandons à la communauté internationale d’accélérer ses efforts pour améliorer l’accès à des médicaments abordables.  Mme Maseribane a aussi regretté qu’à ce jour, le Programme d’action de Beijing ne soit pas encore complètement mis en œuvre.


M. EDWIN JENAMISO BATSHU, Ministre du travail et des affaires intérieures du Botswana, a souligné que, dans son pays, le double fléau de la violence à l’encontre des femmes et du VIH/sida demeurait des défis énormes qui font obstacle à la mise en œuvre de la Vision nationale 2016 et des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Selon les dernières études de 2012, a fait remarquer le Ministre, 67,3% sont victimes de la violence dont 62,3% causée par le conjoint. 


Le Gouvernement du Botswana a adopté une politique nationale visant à améliorer la formation des officiers de l’ordre.  Le Ministère de la santé a pris des mesures et lancé des campagnes de sensibilisation et un comité chargé de la question des femmes au sein des communautés a été créé.  Les tribunaux coutumiers participent à ces efforts, a assuré M. Batshu.  Sachant que les femmes indépendantes sont mieux armées pour se protéger de la violence, le Président du Botswana a décidé de consacrer 5% de la taxe sur l’alcool à des programmes d’autonomisation des femmes. 


M. LORD VAEA, Ministre des affaires internes des Tonga, a appelé à gérer la violence à l’encontre des femmes à tous les niveaux.  Il s’agit d’un risque pour la sécurité humaine, a-t-il fait observer.  Le Ministre a passé en revue les efforts menés par son gouvernement pour protéger et promouvoir les droits des femmes dans son pays.  À cet égard, il a mentionné la création d’un groupe de travail sur cette question.  En 2012, nous avons révisé notre politique de protection des femmes, a-t-il indiqué.  Le Ministre a aussi exprimé l’intention de son gouvernement de renforcer l’accès aux services d’aide aux victimes de cette violence.  Il a aussi parlé des efforts menés pour inclure les garçons dans la lutte contre la violence à l’encontre des femmes, afin de garantir aux femmes et aux filles une vie à l’abri des violences.  Il a aussi assuré que tout est fait pour que les femmes soient associées aux processus de prise de décisions.  Avant de conclure, le Ministre a remercié tous les partenaires pour le développement et les organisations non gouvernementales qui contribuent à la lutte contre la violence à l’encontre des femmes dans son pays.


Mme ROSALIA NGHIDINWA, Ministre de l’égalité du genre et du bien-être de l’enfance de la Namibie, a estimé que pour mettre un terme à la violence faite aux femmes, il était important de remédier aux causes profondes de ce fléau, en particulier certaines traditions et croyances, l’inégalité entre les sexes, la pauvreté, le chômage, la dépendance économique ainsi que les conflits armés.  Elle a indiqué que son gouvernement avait promulgué diverses lois pour améliorer la condition des femmes, éliminer l’injustice et lutter contre toutes les formes de discrimination.  Un comité consultatif national contre la violence fondée sur le sexe a également été mis sur pied et des unités de protection des femmes et des enfants ont été déployées dans 13 régions du pays. 


La Ministre a aussi parlé de la tenue, en 2007, de la première Conférence nationale sur la violence à l’encontre des femmes, laquelle a débouché sur l’adoption de plusieurs mesures et recommandations axées sur l’action.  Des programmes de sensibilisation ont également été établis pour informer les citoyens de leurs droits et responsabilités et inciter les hommes à modifier leur comportement.  Mme Nghidinwa a ensuite indiqué que les capacités limitées du Gouvernement de la Namibie ne permettaient pas de conduire efficacement les enquêtes et de traduire en justice les auteurs d’actes de violence en raison de l’absence de preuves.


Mme MAKIBI KADIDJATOU DANDOBI, Ministre de la population, de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant du Niger, a expliqué combien les femmes de son pays étaient confrontées à la pauvreté.  Malgré un système de quotas, les femmes sont encore sous-représentées dans les processus décisionnels, a-t-elle regretté.  Elle a également déploré le fort niveau d’abus et de violences à l’encontre des enfants et des femmes.  Le statut assigné aux femmes les expose à des violences de toutes sortes, a-t-elle fait observer.  Les auteurs de ces actes sont souvent des hommes mariés et leurs victimes sont des femmes mariées âgées de moins de 25 ans et sans aucun niveau d’instruction. 


La Ministre a dénoncé la légitimation de ces violences par la coutume et l’interprétation erronée des préceptes religieux.  Elle a constaté la difficulté d’accès des femmes aux services judiciaires, leur dépendance économique et leur analphabétisme.  Le Gouvernement du Niger a adopté une stratégie d’intervention sur la violence à l’encontre des femmes basée sur une approche intégrée qui mobilise toutes les parties prenantes et intervient aux niveaux législatif, institutionnel, de la communication, de la recherche et de la formation.  La Ministre a estimé qu’il faudrait assurer une plus grande sécurité juridique et un niveau plus élevé d’instruction aux femmes.  Le Niger envisage notamment la création d’un observatoire national des questions des femmes, a-t-elle annoncé.


À SUIVRE…


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