19/04/2013
Conseil économique et social
ENV/DEV/1353

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CONFÉRENCE DE PRESSE DE MME JAN MCALPINE, DIRECTRICE DU SECRÉTARIAT

DU FORUM DES NATIONS UNIES SUR LES FORÊTS


ISTANBUL, 19 avril -- Le Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF) poursuit toujours ses négociations mais la Directrice du secrétariat du FNUF a déjà salué « un succès », au cours de la conférence de presse qu’elle a donnée, aujourd’hui à midi, au Centre Lütfi Kirdar d’Istanbul.  « La capitale économique de la Turquie est à l’origine du consensus mondial sur le lien de dépendance entre les hommes et les forêts », s’est expliquée Mme Jan McAlpine.  


Le FNUF, dont la session bisannuelle se tient à Istanbul depuis le 8 avril dernier, s’attaque à des questions qui n’ont jamais été posées jusqu’ici, a affirmé Mme McAlpine, citant le lien de dépendance entre les hommes et les forêts, et par conséquent, celui entre les forêts et le développement économique qui est d’ailleurs le thème principal de cette dixième session du FNUF. 


La contribution des forêts à l’économie mondiale se chiffrant à 500 milliards de dollars par an, les gouvernements sont désormais conscients du fait que les forêts ne sont pas seulement une question environnementale mais aussi une question économique. 


La Turquie l’a bien compris, elle qui s’attache à trouver un équilibre entre urbanisation, croissance économique et protection des forêts.  Le Forum, a estimé Mme McAlpine, a appris beaucoup de l’expérience turque.


Comptant aujourd’hui 22 millions d’hectares de forêts, la Turquie s’est fixée pour objectif d’augmenter cette superficie de 30% d’ici à 2023.  Le Plan d’action, qui a été mis en place pour la période 2008-2012, a déjà permis de planter 2 milliards d’arbres dans une région aussi grande que la Belgique.


Les forêts couvrent près de 31% de la surface émergée du globe, soit environ 4 milliards d’hectares dont dépendent pour vivre 3 milliards de personnes.  Les avantages matériels ou monétaires que procurent les forêts sont généralement mieux reconnus que leurs contributions non monétaires, qui comprennent les produits forestiers non ligneux, le bois de chauffage, le bois d’œuvre, les aliments, les médicaments, le tourisme ou encore les bienfaits d’ordre culturel. 


D’après les études réalisées dans les pays et régions où il existe des données fiables, la contribution non monétaire des forêts à l’économie des ménages et l’économie nationale est de trois à cinq fois supérieure aux contributions monétaires officiellement comptabilisées*.


Pendant ses discussions, a rappelé Mme McAlpine, le Forum a admis le bien-fondé de l’approche paysagère de l’aménagement du territoire qui accroîtles synergies entre l’affectation des terres, le rôle des forêts et des arbres, et les biens et services qui en proviennent. 


Il a reconnu le rôle des arbres hors forêt et la nécessité de mieux gérer l’information et les données sur l’étendue et la valeur véritable des bienfaits que procurent les forêts.


Devant de tels défis, le Forum a vu défiler parmi ses 3 000 participants, deux premiers ministres, un vice-président et plus de 50 ministres des forêts, de l’agriculture ou des finances.


Le FNUF s’est en effet donné pour défi de financer les forêts, en trouvant un compromis entre les partisans de la création d’un fonds mondial unique et ceux de la consolidation des multiples petits fonds existants, sans compter un apport plus conséquent du secteur privé.   


Avant de fermer aujourd’hui les portes de leur Forum, les 197 États Membres devraient adopter deux projets de résolution couvrant toutes les huit questions de fond de leur ordre du jour**.  Malgré l’optimisme affiché hier, ils ont négocié toute la nuit jusqu’à 7 heures du matin et repris les discussions vers midi. 


* E/CN.18/2013/4

** E/CN.18/2013/Rev.1


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