15/2/2013
Conseil économique et social
ECOSOC/6562

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Conseil économique et social

Session d’organisation de 2013

Après-midi


L’ECOSOC FIXE LES DATES DES DIFFÉRENTS SEGMENTS DE SA SESSION DE FOND ET ENTEND UNE VIVE

OPPOSITION À LA DÉSIGNATION DU SOUDAN À LA TÊTE DU SEGMENT « AFFAIRES HUMANITAIRES »


Le Conseil économique et social (ECOSOC) a fixé aujourd’hui les dates des cinq segments de sa session de fond annuelle, prévue, cette année, à Genève, du 1er au 26 juillet 2013.  Les représentants du Canada et des États-Unis se sont opposés à ce que le Soudan, désigné à la vice-présidence de l’ECOSOC, ne dirige les travaux du segment « affaires humanitaires ».  D’autres consultations ont été annoncées par le Président de l’ECOSOC, M. Néstor Osorio de la Colombie, pour parvenir à une répartition des tâches « acceptable par tous ».


Conformément à la pratique en vigueur, le Président de l’ECOSOC avait réparti mardi* dernier les tâches pour les Vice-Présidents: MM. Masood Khan du Pakistan, au segment « coordination »; Ferit Hoxha de l’Albanie, au segment « activités opérationnelles »; Martin Sadjik de l’Autriche, au segment « débat général » et Daffa-Alla Elhag Ali Osman du Soudan, au segment « affaires humanitaires ».


Les représentants du Canada et des États-Unis ont attiré l’attention sur « la longue histoire » du Soudan en matière d’obstacles à l’accès humanitaire.  On ne peut, ont-ils argué, confié le segment « affaires humanitaires » à un pays qui vient d’empêcher l’acheminement de l’aide aux populations du Kordofan méridional et du Nil bleu.


Ces allégations sont infondées, a rétorqué le représentant du Soudan, en jugeant qu’elles ne s’appuient que sur des hypothèses.  Les obstacles à l’accès humanitaire ont été érigés par le Mouvement de libération du Soudan-Secteur nord, a-t-il affirmé, et appuyé par les délégations de l’Éthiopie, du Nigéria, de l’Afrique du Sud et de l’Égypte, il a rappelé que, désigné par le Groupe des États d’Afrique, il ne siègera donc pas en sa capacité nationale.


Il n’est pas question de remettre en cause la décision du Groupe des États d’Afrique, ont assuré les représentants de l’Union européenne, de la France et de l’Australie, tout en appuyant la proposition du Président de l’ECOSOC de mener des consultations supplémentaires.


Le représentant de Cuba a crié à l’hypocrisie en rappelant l’égalité souveraine des États, alors que son homologue du Venezuela a dit voir un « précédent regrettable » consistant à remettre en question à la dernière minute la candidature d’un pays.  


Prévue du 1er au 26 juillet à Genève, la session de fond de l’ECOSOC** s’organisera de la manière suivante: débat de haut niveau, du 1er juillet au 4 juillet; segment « coordination », du 5 au 9 juillet; segment « activités opérationnelles », du 10 au 12 juillet; segment « affaires humanitaires » du 15 au 17 juillet; et segment « débat général », du 18 au 25 juillet. 


Avant cela, l’ECOSOC tiendra sa réunion spéciale de haut niveau avec les représentants des institutions de Bretton Woods, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le 22 avril au Siège de l’ONU à New York.  Le 23 avril, il a prévu une réunion sur la viabilité de la dette extérieure et le développement. 


L’ECOSOC a aussi décidé de tenir le 29 mai 2013, toujours au Siège de l’ONU à New York, sa réunion sur la coopération internationale en matière fiscale.


Le Représentant permanent du Mexique auprès de l’ONU a été nommé au Groupe consultatif ad hoc sur Haïti.


*     ECOSOC/6560

**    E/2013/L.1


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