28/1/2013
Conseil économique et social
ECOSOC/6555

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil économique et social

Session d’organisation de 2013

1ere séance – matin


LA PRÉSIDENCE COLOMBIENNE DE L’ECOSOC EN 2013 SERA MARQUÉE PAR LA CONTRIBUTION DE LA SCIENCE,

DE LA TECHNOLOGIE ET DE L’INNOVATION À LA PROMOTION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE


L’Ambassadeur Néstor Osorio, de la Colombie, a été élu à la présidence du Conseil économique et social (ECOSOC) pour l’année 2013, au cours de laquelle, l’Examen ministériel annuel sera consacré à la science, la technologie et l’innovation au service de la promotion du développement durable et de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 


À l’instar de son prédécesseur, M. Miloš Koterec, de la Slovaquie, et du Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Wu Hongbo, le nouveau Président du Conseil économique et social a souligné l’urgence de renforcer l’ECOSOC pour qu’il puisse, d’une part, s’affirmer comme un haut lieu de l’intégration équilibrée des trois piliers du développement durable et, d’autre part, réagir plus vite aux défis économiques, sociaux et environnementaux.  Parmi les sept propositions qu’il a faites, M. Osorio a souhaité que la présidence soit dotée des ressources nécessaires pour lui permettre de s’acquitter pleinement et efficacement de son mandat.  L’ECOSOC pourra, ainsi, organiser de manière régulière des réunions sur des questions clefs et jouer véritablement le rôle d’organe principal, conformément à la Charte des Nations Unies. 


En début de réunion et avant de conclure ses travaux de 2012, l’ECOSOC a décidé1 que le débat de haut niveau de sa session de fond de 2013 aura pour thème « La contribution du Conseil économique et social à la définition du programme de développement pour l’après-2015, en sa qualité de principal organe chargé, pour les questions touchant au développement économique et social, de l’examen des politiques, de la concertation sur les politiques et de l’élaboration de recommandations, et chargé également du suivi des progrès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement ».


À cet égard, le représentant de l’Union européenne a jugé opportun que le débat thématique se concentre sur l’aperçu des activités des années précédentes, en estimant que ces enseignements seront très précieux pour la mise en œuvre des objectifs de développement post-2015 et pourront contribuer à la réunion spéciale prévue plus tard dans l’année sur les OMD.


« Nous devons devenir un centre pour l’intégration des trois piliers du développement durable », a déclaré le nouveau Président de l’ECOSOC.  « Alors que nous nous sommes engagés à assurer le suivi des travaux de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio+20 », il faudrait tout mettre en œuvre pour que l’ECOSOC devienne plus efficace et s’affirme comme un acteur important et constructif sur la scène internationale », a-t-il insisté, avant d’appeler à réduire l’écart qui existe entre, d’une part, les discours et les activités de l’ECOSOC et, d’autre part, l’impact sur les populations affectées.  Il a rappelé que le document intitulé « L’avenir que nous voulons », adopté par la Conférence Rio+20 en juin 2012, traduit la vision qui doit guider les travaux d’un ECOSOC que nous voulons plus fort et meilleur pour avoir plus de répercussions.


Parmi les sept priorités et objectifs établis pour 2013, M. Osorio a souligné la nécessité d’axer les efforts sur les problèmes réels qui affectent la vie des gens et de fournir un espace aux dirigeants mondiaux, aux décideurs politiques et aux spécialistes du développement pour offrir des solutions à ces questions.  Il a aussi mis l’accent sur la nécessité d’améliorer les méthodes de travail de l’ECOSOC en respectant un rythme de réunions plus cohérent tout au long de l’année; d’harmoniser les travaux des commissions techniques avec ceux de l’ECOSOC en évitant les chevauchements et en maximisant les avantages comparatifs; d’améliorer les partenariats avec les acteurs intergouvernementaux clefs, ainsi qu’avec les universités et le secteur privé; et de trouver les moyens de mieux intégrer les questions de paix et de sécurité dans les travaux sur le développement.


« La mise en œuvre de ces initiatives est nécessaire si nous voulons assurer efficacement celle des politiques de développement durable », a-t-il rappelé, avant de souligner l’importance pour l’ECOSOC de s’associer à ses partenaires pour éliminer la pauvreté extrême.


Il a indiqué que trois autres initiatives à l’échelle du système des Nations Unies tiendront le Conseil plus occupé qu’habituellement en 2013. 


La première porte sur la planification post-2015, a-t-il précisé, en attirant l’attention sur l’expérience de l’ECOSOC en ce domaine –notamment de son Mécanisme d’examen ministériel annuel– dans le suivi et l’examen des progrès des OMD.  L’ECOSOC mérite un rôle de chef de file dans le suivi des objectifs de développement de l’ONU post-2015, a-t-il estimé.


La seconde concerne le suivi de la Conférence Rio+20, a-t-il ajouté, en se déclarant convaincu que l’expérience de l’ECOSOC pour garantir un équilibre entre les trois piliers du développement durable sera critique pour l’intégration de l’éradication de la pauvreté au développement durable. 


Enfin, il a souligné l’importance du futur Forum politique de haut niveau, en souhaitant que ce Forum soit en mesure de bénéficier des travaux de l’ECOSOC. 


Pour sa part, le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales de l’ONU a jugé inévitable la transition vers le développement durable, « parce que notre planète, a-t-il dit, ne pourra pas accueillir neuf milliards d’habitants si nous restons enlisés dans le schéma actuel de consommation intenable ».  M. Wu Hongbo a estimé que l’année 2013 sera très importante, au moment où, a-t-il fait observer, les objectifs de développement durable doivent être définis et les négociations sur la stratégie du financement de développement durable vont démarrer.  Il est intéressant, a-t-il estimé, que l’ECOSOC soit sur le point de passer à la vitesse supérieure et d’établir un programme de développement unifié.  « Nous passons du recueil de propositions et d’idées à des négociations fondamentales, a-t-il précisé, en estimant que la Conférence Rio+20 avait offert de nouvelles opportunités à l’ECOSOC et donné un nouvel élan à sa reforme.  M. Wu a assuré que son Département continuera à améliorer ses capacités d’analyse, afin d’appuyer davantage les travaux de l’ECOSOC.  


S’inquiétant particulièrement des dangers de l’instabilité croissante des prix des produits alimentaires et du nombre croissant de jeunes au chômage dans le monde, le Président sortant du Conseil économique et social a souligné qu’il était essentiel de renforcer le rôle de l’ECOSOC.  Au nombre des propositions qu’il a faites, M. Koterec a mis l’accent sur la nécessité de mieux intégrer les travaux du Conseil et de ses organes subsidiaires; sur la nécessité d’accorder un rôle plus fort de l’ECOSOC à la tête de l’ONU pour améliorer les partenariats avec la société civile, les secteurs privé et universitaire, afin de mieux s’attaquer aux défis émergents en matière de développement; ou encore sur la nécessité de faire de l’ECOSOC une instance plus flexible et plus réactive en vue de réagir plus efficacement face aux crises. 


Ce matin, les 54 États membres de l’ECOSOC ont aussi adopté le projet d’ordre du jour provisoire de sa session d’organisation2 de 2013.  Dans le contexte de la prochaine session d’organisation qui se tiendra du 12 au 15 février, M. Osorio a rappelé aux délégations les consultations en cours, sous la direction de l’Ambassadeur Jan Grauls, de la Belgique, et de l’Ambassadeur George Wilfred Talbot, de Guyana, concernant la mise en œuvre de la résolution 61/16 de l’Assemblée générale relative au renforcement de l’ECOSOC.   


L’ECOSOC, a-t-il indiqué, tiendra des consultations sur les décisions à prendre concernant l’ordre du jour provisoire de la session de fond 2013 et le projet de programme de travail de base du Conseil pour 2013 et 20143.  Il a précisé que le projet d’ordre du jour provisoire et la liste préliminaire des documents seront mis à jour au cours des travaux préparatoires de la session de fond 2013.  Les mises à jour figureront dans l’ordre du jour provisoire annoté qui sera publié sous la cote E/2013/100.


Conformément au principe de rotation géographique équitable entre les groupes régionaux, le Président de l’ECOSOC pour 2013 est un candidat du Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes.  Conformément à l’article 18 de son Règlement intérieur, l’ECOSOC a également élu, ce matin, les quatre Vice-Présidents suivants: MM. Daffa-Alla Elhagali Osman, du Soudan, au nom du Groupe des États d’Afrique; Mohammad Masood Khan, du Pakistan, au nom du Groupe des États d’Asie et du Pacifique; Ferit Hoyha, de l’Albanie, au nom du Groupe des États d’Europe orientale; et Martin Sajdik, de l’Autriche, au nom du Groupe des États d’Europe de l’Ouest et autres États.


Le Conseil économique et social est l’organe principal de coordination des activités économiques, sociales et apparentées des 14 institutions spécialisées de l’ONU, des commissions techniques et des cinq commissions régionales.  Composé de 54 États membres élus par l’Assemblée générale pour des mandats de trois ans, l’ECOSOC est doté d’un mandat qui couvre plus de 70% des ressources humaines et financières de l’ensemble du système de l’ONU.  La session de fond annuelle de l’ECOSOC, qui se tient alternativement à Genève et New York, aura lieu cette année à Genève.  Elle comprend un débat de haut niveau, un débat consacré aux activités opérationnelles, un débat consacré aux questions de coordination, un débat consacré aux affaires humanitaires, ainsi qu’un débat consacré aux questions diverses. 


L’ECOSOC reprendra ses travaux d’organisation du 12 au 15 février 2013.


1E/2012/L.40 

2E/2013/2 

3E/2013/1


*   ***   *


À l’intention des organes d’information • Document non officiel