2/12/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE L’ADMINISTRATEUR ASSISTANT DU PNUD SUR LE PROGRAMME

« TRAVAIL CONTRE RÉMUNÉRATION » LANCÉ PAR LE PNUD AUX PHILIPPINES


M. Haoliang Xu, Administrateur assistant et Directeur du Bureau régional pour l’Asie et le Pacifique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a indiqué, aujourd’hui, que le PNUD espère employer 10 000 personnes touchées par le passage du typhon Haiyan/Yolanda aux Philippines d’ici à la fin de l’année dans le cadre de son programme « travail contre rémunération » et ce afin d’apporter un appui aux activités de redressement de la région touchée.


M. Xu, qui intervenait ce matin dans le cadre d’une conférence de presse organisée au Siège de l’ONU à New York, a précisé que ce programme était financé pour l’heure avec 10 millions de dollars provenant principalement du Japon (3,5 millions de dollars), du Fonds central de l’ONU pour les interventions d’urgence (1,5 millions de dollars) et des caisses du PNUD.  Trente-huit millions de dollars supplémentaires seront cependant nécessaires pour le financer au cours des 12 prochains mois, a-t-il précisé.


« Le processus de redressement des zones affectées par la catastrophe a pour but de permettre aux populations touchées de retrouver un train de vie normal en les aidant notamment, en ce qui concerne les enfants, à regagner les bancs des écoles, et pour les adultes, à trouver un emploi.  Le processus vise aussi à assurer la réouverture des hôpitaux et à relancer les services publics de base.  Mais il vise également à édifier des communautés plus résistantes, résilientes, et capables de faire face, à l’avenir, à d’autres « supers ouragans », a notamment expliqué M. Haoliang Xu.


Ainsi, outre des activités de première nécessité telles que le déblayage des déchets, le programme de travail devrait également permettre de donner un coup d’élan aux petites et moyennes entreprises, dans le secteur des énergies renouvelables notamment, et a établir des ateliers de menuiserie et de charpenterie afin de recycler un grand nombre de déchets pour en faire des matériaux de construction.  « Il ne faut pas perdre de vue la question de la durabilité de l’environnement, étant donné notamment que beaucoup de déchets peuvent être recyclés », a souligné M. Haoliang Xu.


D’autres projets visent par ailleurs à établir des systèmes d’alerte précoce, à fournir les communautés les plus reculées en énergie renouvelable, à planter des mangroves et à sensibiliser les populations, entre autres.


L’Administrateur assistant du PNUD a précisé que 345 personnes participent actuellement au programme « travail contre rémunération » du PNUD et que ce chiffre devrait atteindre 500 demain, puis 10 000 d’ici à la fin de l’année.


Ces travailleurs, qui sont sélectionnés avec l’aide des dirigeants communautaires, sont actuellement répartis dans 184 équipes qui travaillent dans différentes localités.  Ils sont rémunérés 260 pesos philippins, soit six dollars, par jour, travaillent pour une période de deux semaines, portent des combinaisons de protection et sont vaccinés contre le tétanos.


Les personnes qui prennent part à ce programme, a enchainé M. Haoliang Xu, participent essentiellement au déblayage et à la gestion des déchets, activités qui permettent de faciliter l’acheminement de l’aide et d’améliorer la situation sanitaire tout en injectant de l’argent liquide dans l’économie locale.  Pour le moment, le gros de leurs activités a trait à la réhabilitation de deux écoles et deux hôpitaux de la ville de Tacloban.


« Trois semaines après la catastrophe, nous avons constaté un changement psychologique en aidant les personnes touchées à retrouver le chemin du travail », s’est félicité M. Haoliang Xu qui a indiqué qu’il s’était rendu sur place la semaine dernière.  « Camion par camion, rue après rue, nous allons aider les communautés touchées à se mettre sur la voie du redressement », a-t-il promis.


Il a également dit être encouragé d’avoir pu constater, lors de son déplacement à Tacloban et dans la région, que la population n’est pas en prise au genre de désespoir qui émerge habituellement après une telle catastrophe, mais qu’elle s’affaire au contraire à retrouver une certaine normalité dans sa vie quotidienne et que l’entraide est répandue.


L’Administrateur assistant du PNUD a toutefois fait observer qu’afin de comprendre l’ampleur des défis à relever, il importe de prendre en compte l’étendue de la catastrophe qui a touché, a-t-il précisé, 14,4 millions de personnes et 1,2 millions d’habitations faisant des milliers de mètres cubes de déchets, sans compter les millions de cocotiers qui ont été déracinés.


Il a aussi souligné le « rôle essentiel » du Fonds central pour les interventions d’urgence, qui a permis au PNUD de lancer ses opérations sur le terrain 20 jours après le passage du typhon avec un apport initial de fonds de 1,5 million de dollars.


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