22/11/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU DIRECTEUR EXÉCUTIF DU COMITÉ CONTRE LE TERRORISME


Le Directeur exécutif de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT) a souligné, aujourd’hui, l’importance de l’éducation et du dialogue interreligieux et culturel pour lutter efficacement et durablement contre ce fléau.  « Pour faire face au terrorisme, il vaut mieux agir que réagir », a estimé M. Jean-Paul Laborde.  C’est pourquoi, a-t-il ajouté, le contreterrorisme a besoin d’une vision à long terme.


Lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York, M. Laborde a évoqué la réunion tenue, hier, par le Comité contre le terrorisme.  « Le Président de la Faith Foundation, M. Tony Blair, qui était notre invité, l’a clairement dit: la prévention du terrorisme doit être axée sur l’éducation et le développement humain », a-t-il rappelé.


M. Laborde s’est penché sur le mandat du Comité contre le terrorisme, qui a été créé au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 par la résolution 1373 du Conseil de sécurité, en précisant que le cadre de la lutte antiterroriste de l’ONU se concentrait « pour l’essentiel » sur l’état de droit.


« Les pays ont les capacités requises en matière d’espionnage et d’application de la loi.  L’ONU, quant à elle, s’efforce d’inscrire la lutte contre le terrorisme dans une perspective, un cadre qui est celui des principes de l’état de droit », a noté le Directeur exécutif de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme.  Il a insisté sur la nécessité que les activités en matière de contreterrorisme soient menées dans le plein respect des principes de la Charte des Nations Unies, des droits de l’homme et des droits civiques.  « Ces principes, que s’engagent à défendre les États Membres de l’Organisation, doivent être les fondations même du contreterrorisme », a-t-il souligné, avant de s’attarder sur le rôle spécifique du Comité contre le terrorisme.


« Nous pouvons, en théorie, sanctionner, mais notre rôle est plutôt d’évaluer les situations des pays confrontés au terrorisme en vue d’envisager des mesures adéquates.  À l’aune de ces évaluations, nous proposons un appui en termes de capacités aux pays qui en font la demande », a expliqué M. Laborde.


À la fin de l’année, le Conseil de sécurité se prononcera, en vertu d’un projet de résolution, sur le renouvellement du mandat du Comité contre le terrorisme qui est, a précisé M. Laborde, « une mission politique ».  Il a déclaré que la Direction exécutive du Comité proposerait que son mandat soit renforcé sur deux plans: la promotion de la coopération internationale et la prévention.  « Nous soumettrons en ce sens des paragraphes additionnels au projet de résolution », a-t-il dit, en ajoutant qu’il était de plus partisan d’une intensification du suivi de l’application des mesures de lutte contre le terrorisme aux niveaux régional et national.


Répondant aux questions des correspondants de presse, M. Laborde a défendu le bilan du Comité contre le terrorisme depuis sa mise en place il y a 12 ans.  Il a notamment mentionné la criminalisation du financement des entités terroristes et l’amélioration de la coordination des efforts internationaux.  « La difficulté majeure est toujours la même, à savoir la manière dont les résolutions en vertu desquelles nous agissons doivent être interprétées », a-t-il relevé.


« Dans les faits, les principes du droit international et les procédures, notamment l’extradition, se contredisent », a admis le Directeur exécutif du Comité contre le terrorisme.  M. Laborde a également déclaré que la condamnation des actes terroristes et la remise des auteurs de ces crimes aux cours et tribunaux compétents devraient être associées à un troisième effort: un effort « accru » en faveur de l’aide aux victimes.


Enfin, M. Laborde a appelé de ses vœux la tenue de réunions de haut niveau sur la paix et la sécurité qui intègrent dans leurs discussions et délibérations les thèmes de l’éducation préventive et du développement humain.


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