4/11/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE NOVEMBRE

ET REPRÉSENTANT PERMANENT DE LA CHINE, M. LIU JIEYI


Le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre, M. Liu Jieyi, de la Chine, a présenté, aujourd’hui, les points saillants du programme de travail mensuel du Conseil.


« En tout, ce ne sont pas moins de 20 points de l’ordre du jour qui seront traités », a-t-il indiqué, cet après-midi, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York, en assurant que sa présidence serait guidée par les principes « d’objectivité, d’impartialité, de pragmatisme, d’efficacité et de transparence ». 


Il a expliqué que les activités du Conseil de sécurité seraient dominées par les situations au Moyen-Orient et en Afrique.  La Syrie, le Soudan, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine seront en effet au menu des discussions. 


M. Jieyi a précisé que, demain mardi 5 novembre, les membres du Conseil entendront un exposé de Mme Sigrid Kaag, Coordonnatrice spéciale de la mission conjointe -Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC)–ONU,chargée d’éliminer le programme d’armes chimiques de la République arabe syrienne.  L’Ambassadeur Liu Jieyi a également déclaré, à propos de la crise en Syrie, que le Conseil de sécurité continuerait d’appuyer activement le lancement du processus politique, qui passe « comme le stipule la résolution 2118 (2013), par la tenue d’une conférence de paix à Genève dans les meilleurs délais ». 


Sur l’organisation de cette réunion intitulée « Conférence de Genève II », et à l’occasion de laquelle le Communiqué de Genève prévoyant l’instauration d’un mécanisme politique de transition doit être mis en œuvre, il a souhaité que la communauté internationale parvienne à faire venir à la table des négociations « toutes les parties à la crise ».  « Il en va de l’intérêt des Syriens et de la région tout entière qu’un dialogue sans conditions préalables débute rapidement entre tous les acteurs politiques syriens, ceux-là mêmes qui, demain, devront présider à l’avenir du pays », a indiqué le Président du Conseil de sécurité.


Les situations au Soudan et au Soudan du Sud et en RDC seront examinées dans le cadre de consultations qui se tiendront, respectivement, les 11 et 20 novembre et le 6 novembre.  Le 25 novembre, le Conseil de sécurité organisera, à la demande conjointe de la France et du Rwanda, une réunion publique sur la situation humanitaire en République centrafricaine.  Sur ce dernier point et, en particulier, l’éventuelle transformation de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) en opération de maintien de la
paix, l’Ambassadeur Liu Jieyi a assuré que le Conseil de sécurité était déterminé à améliorer la situation sur le terrain.  « Je ne peux toutefois pas préjuger des décisions que les membres seraient appelées à prendre », a-t-il dit.


Le Président du Conseil a par ailleurs noté qu’il présenterait le rapport annuel du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale le jeudi 7 novembre, et qu’il ferait une déclaration à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le vendredi 29 novembre. 


Il a également indiqué que le Comité des sanctions sur la Somalie et l’Érythrée, et les Comités sur la lutte contre le terrorisme et sur la non-prolifération feraient rapport aux membres du Conseil, les 26 et 27 novembre. 

Les sanctions de l’ONU contre le Soudan seront examinées le 20 novembre, a-t-il ajouté.


Répondant à des questions des correspondants de presse sur le dossier nucléaire iranien, l’Ambassadeur Liu Jieyi a considéré que si les sanctions « ne sont pas une solution, la communauté internationale a encore l’obligation de les faire appliquer ».  « Si la situation devait évoluer favorablement sur ce qu’il est convenu d’appeler ‘le dossier nucléaire iranien’, nul doute que le Conseil de sécurité saura prendre les décisions adaptées. »  S’exprimant en sa capacité nationale, il a réaffirmé que la Chine était attachée à une solution étape par étape de la question, seul moyen, selon lui, de parvenir à un règlement négocié pouvant aboutir à une levée des sanctions frappant l’Iran. 


C’est également en sa capacité nationale que l’Ambassadeur Liu Jieyi s’est exprimé sur le report du procès de deux dirigeants kényans devant la Cour pénale internationale (CPI).  « Nous comprenons la préoccupation de l’Union africaine et des pays africains qui demandent que soit prise en compte la situation particulière du Gouvernement kényan.  L’Union africaine et le Kenya jouent un rôle de premier plan dans le maintien de la paix au plan régional.  Les dirigeants kényans, confrontés en outre à la menace terroriste, doivent être en mesure de poursuivre leurs efforts de médiation », a souligné l’Ambassadeur Liu Jieyi


Revenant sur la crise syrienne, le Président du Conseil de sécurité a confié qu’il n’avait pas été en mesure d’assister à l’exposé de la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Mme Valerie Amos.  Il a toutefois relevé que les membres du Conseil de sécurité restaient très inquiets de la situation humanitaire en Syrie: « La Chine, dans la mesure de ses moyens, s’efforce d’alléger les souffrances à l’intérieur du pays et dans les pays voisins de la Syrie, notamment la Jordanie, qui accueillent des réfugiés syriens ». 


Le Conseil de sécurité devrait tenir deux débats, l’un sur la situation en Bosnie-Herzégovine, le 12 novembre, et l’autre sur la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), le 19 novembre.


Le 18 novembre, le Conseil de sécurité se prononcera sur la prorogation du mandat de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA).


Pour ce qui est du refus de l’Arabie saoudite, membre élu, de siéger au Conseil de sécurité, l’Ambassadeur Liu Jieyi s’est contenté de dire que le Conseil n’avait pas encore, pour l’heure, de réponse spécifique à proposer à cette question.  « Deux mois nous séparent encore de l’entrée au Conseil de ses nouveaux membres élus », a-t-il noté. 


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