05/9/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU DIRECTEUR EXÉCUTIF DU BUREAU DU PACTE MONDIAL SUR LA VIABILITÉ

DES ENTREPRISES ET LE PROCHAIN SOMMET DE CHEFS D’ENTREPRISES


Le Sommet du Pacte mondial se tiendra à New York les 19 et 20 septembre


En présentant cet après-midi les principales conclusions du rapport mondial 2013 sur la viabilité des entreprises, M. Georg Kell, Directeur exécutif du Bureau du Pacte mondial, a aussi donné des précisions sur le prochain Sommet des dirigeants liés au Pacte mondial qui se tiendra les 19 et 20 septembre prochain, à New York, sur le thème « Architectes pour un monde meilleur ».


Ce sommet organisé par l’ONU rassemblera de nombreux chefs d’entreprises et dirigeants de la société civile, ainsi que des représentants de gouvernement, dont un certain nombre de chefs d’État de pays d’Afrique, en vue de mettre en place une nouvelle architecture mondiale en matière de viabilité des entreprises.  La rencontre sera l’occasion, pour les différents acteurs, de s’engager dans trois nouveaux cadres d’action: « Entreprises et Éducation »; « Entreprises en faveur de la paix »; et « Entreprises et Agriculture durable ».


« Nous espérons que ce sommet incitera les participants à s’engager plus activement dans le cadre du Pacte mondial et à collaborer avec de nouveaux partenaires », a souhaité M. Kell.  Par le biais des nouveaux cadres, le monde des affaires doit contribuer autant que possible aux priorités mondiales telles que la lutte contre les changements climatiques; la promotion et la gestion des ressources en eau; l’alimentation; l’autonomisation des femmes; la promotion des droits de l’enfant, et celle de l’emploi décent et de l’éducation.


À l’occasion de ce sommet, les participants et les chefs d’État se réuniront au cours d’un déjeuner offert par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon. 


Le Pacte mondial est la plus grande initiative mondiale d’entreprises citoyennes, qui regroupe 8 000 participants répartis dans plus de 100 pays, a rappelé M. Kell.  L’objectif premier du Pacte est de promouvoir la légitimité sociale des entreprises et des marchés.


Le « Rapport mondial 2013 sur la viabilité des entreprises » donne un aperçu des mesures prises par les entreprises pour mettre en œuvre des pratiques responsables.  Il apparait notamment que certains domaines, qui paraissaient auparavant étrangers au monde des affaires, sont maintenant considérés comme des éléments à intégrer dans la vie des entreprises et la conduite des affaires, comme les droits de l’homme ou la lutte contre la pauvreté.  Plus de la moitié des entreprises engagées dans le Pacte ont pris des décisions sur ces questions.


M. Kell a présenté les quatre grandes conclusions de ce rapport ayant trait à la façon dont les entreprises engagées dans le Pacte mondial traduisent dans la pratique leurs bonnes intentions.  Il a tout d’abord noté une différence entre ce que disent les entreprises et ce qu’elles font.  Ainsi, bien que 65% des chefs d’entreprises parties au Pacte mettent en place des politiques durables, seulement 35% d’entre eux investissent dans la formation des cadres en vue de faciliter l’intégration de la viabilité dans les stratégies de leur entreprise.


Les plus grands obstacles rencontrés se situent au niveau de la chaîne d’approvisionnement, a ensuite indiqué M. Kell.  Il a expliqué que, du fait du manque de viabilité de leurs fournisseurs, les grandes entreprises ont, dans le cadre de l’accomplissement de leurs activités, les plus grandes difficultés à passer à un niveau supérieur de performance.  Le rapport précise que si 83% des entreprises du Pacte prennent en considération le respect des principes du Pacte par leurs fournisseurs, seulement 18% d’entre elles aident ces fournisseurs à atteindre leurs objectifs, tandis que seulement 9% procèdent aux vérifications nécessaires.


Le rapport met également en évidence que les grandes entreprises sont mieux à même de traduire leurs engagements par la prise de mesures concrètes.  M. Kell a aussi observé que plus la durée d’engagement d’une entreprise dans le Pacte mondial est longue, plus les bénéfices sont grands, ce qui est la preuve que les efforts déployés portent des fruits sur le long terme.


Enfin, le rapport note que les entreprises ont une vision qui va au-delà de leurs seuls intérêts et qui prend en compte les problèmes mondiaux les plus urgents en matière de durabilité.  Elles comprennent que chacun tire profit d’un monde meilleur.  Aujourd’hui, 70% des entreprises du Pacte mondial contribuent à faire avancer les questions cruciales inscrites à l’ordre du jour des Nations Unies, en alignant leurs stratégies sur les objectifs qui en sont issus et en développant des partenariats.


M. Kell s’est félicité de la participation d’un grand nombre d’entreprises à l’étude contenue dans le rapport, ce qui a permis une analyse riche en enseignements.  Il a aussi souligné l’importance des réseaux locaux mis en place dans le cadre du Pacte mondial, actuellement au nombre de 101.  Plus de 80% des partenariats entre entreprises se situent au niveau local, a-t-il précisé.


Répondant aux questions de la presse, M. Kell a précisé que les entreprises se basaient sur le présupposé que la conduite des affaires a intérêt à rechercher la durabilité et donc à ce qu’on s’attaque à la corruption, ainsi qu’à participer notamment à la lutte contre la pauvreté, et à l’autonomisation des femmes. 


Concernant le Moyen-Orient, M. Kell a parlé des réseaux d’entreprises du Pacte mis en place dans nombre de pays de cette région et a rappelé que M. Ban lancera l’initiative « Entreprises en faveur de la paix » à l’occasion du prochain sommet du Pacte mondial.


Parlant de l’effondrement d’une usine de confection textile au Bangladesh, qui a fait il y a quelque temps la une des médias, il a assuré que le Bureau du Pacte mondial avait immédiatement réagi à cette tragédie qui a fait des dizaines de morts et avait exhorté les entreprises touchées à se joindre au Pacte mondial.  Il a plaidé en faveur d’une plus grade transparence au niveau de tous les maillons de la chaîne d’approvisionnement.


M. Kell a aussi expliqué pourquoi certaines entreprises étaient radiées du Pacte mondial si elles ne se conformaient pas aux exigences de ce réseau, comme notamment l’obligation qui leur est faite de procéder chaque année à la publication d’informations sur leurs activités.  Il a également précisé qu’il avait en sa possession une liste d’entreprises ne répondant pas aux critères de transparence imposés par le Pacte.


Enfin, M. Kell a invité la presse et toute personne intéressée à consulter le site du Pacte mondial (www.globalcompact.org) sur lequel figure notamment une liste des priorités auxquelles sont astreintes les entreprises liées au Pacte.


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