26/6/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DES COMMANDANTS DES FORCES DE MAINTIEN DE LA PAIX

AU MOYEN-ORIENT, EN RDC ET AU SOUDAN DU SUD


L’impact de la crise syrienne sur les missions des Nations Unies au Moyen-Orient, la mise en place d’une force d’intervention rapide dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et le recours aux drones ont été au centre d’une conférence de presse conjointe des Chefs des Forces de quatre missions de maintien de la paix, aujourd’hui, au Siège des Nations Unies, à New York.   


Les généraux Iqbal Singh Singha de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), Paolo Serra de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), Carlos Alberto Dos Santos Cruz de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et Delali Johnson Sakyi, de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) ont expliqué les défis de leur mission. 


Le principal impact de la crise syrienne sur la FNUOD et la FINUL est les 500 000 réfugiés syriens au Liban, a tranché le Commandant de la Force de l’ONU au Liban.  Mais, a-t-il tempéré, si cette présence constitue une pression sur les infrastructures d’un pays de 4 millions d’habitants, elle n’affecte pas vraiment le fonctionnement des deux Forces qui ont des « mandats très clairs ».  Le général Paolo Serra a réfuté les allégations selon lesquelles des éléments du Hezbollah seraient dans sa zone d’opération au Sud-Liban. 


Les 1 200 Casques bleus issus de 37 pays différents mènent de la même manière une mission qui consiste à surveiller la zone, assister l’armée libanaise et protéger la population.  La FINUL est là, a insisté le général, pour protéger « de manière impartiale » les deux parties, à savoir le Liban et Israël pour lesquels elle facilite un dialogue mensuel. 


Le général Iqbal Singh Singha, Commandant de la FNUOD, a tout de même concédé qu’avec la multiplication des incidents à la frontière libano-syrienne, dont des échanges de tirs, les patrouilles sont conduites avec la plus grande méticulosité. 


La FNUOD a été créée en 1974 pour vérifier le désengagement des troupes syriennes et israéliennes et la FINUL, en 1978, pour surveiller la « ligne bleue » entre le Liban et Israël. 


Commandant de la Force de la MONUSCO, le général Carlos Alberto Dos Santos Cruz, a indiqué que la Brigade d’intervention rapide autorisée par la résolution 2098 du Conseil de sécurité pour « neutraliser » et désarmer les groupes armés qui menacent l’autorité de l’État et la sécurité des civils dans l’est de la RDC sera opérationnelle fin juillet. 


Nous attendons l’arrivée d’un bataillon du Malawi qui complètera les deux bataillons déjà fournis par l’Afrique du Sud et la Tanzanie, a-t-il précisé.  Chacun des 20 000 Casques bleus stationnés en RDC a pour mission d’intervenir chaque fois que la population était menacée, a souligné le général.      


C’est le nombre insuffisant d’hélicoptères qui est le principal défi au Soudan du Sud, a confié le général Johnson Sakyi de la MINUSS.  Les hélicoptères, s’est-il expliqué, permettent de gagner un temps crucial dans un pays où les routes sont impraticables par temps de pluies.  Outre les groupes armés, le chef militaire de la MINUSS a pointé du doigt les tensions intercommunautaires et les actes de représailles qui se multiplient dans l’État de Jonglei mais aussi aux frontières nord avec Abyei, l’État du Nil bleu et le Kordofan méridional.     


Des questions ont été posées sur l’utilisation, dès le mois de septembre en RDC, de drones par la Mission de l’ONU.  Les quatre Commandants se sont félicités de cette avancée qui permettra aux missions d’identifier rapidement les menaces et de réagir tout aussi vite, en particulier, dans des zones difficiles d’accès. 


« J’ai l’intime conviction que cette expérience sera très utile au succès de notre mission », s’est réjoui le général de la MONUSCO qui a dû répondre à une question sur la poursuite des soldats de l’armée congolaise soupçonnés d’être impliqués dans le viol des 135 femmes à Minova, au mois de novembre 2012.


Le général Carlos Alberto Dos Santos Cruz a précisé que neuf officiers ont été relevés de leurs fonctions en attendant d’être jugés.  Il a espéré que le système judiciaire congolais donnera la suite qu’il faut à cette question.        


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