26/3/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE L’ARGENTINE, M. HÉCTOR MARCOS TIMERMAN


Le Ministre des affaires étrangères de l’Argentine, M. Héctor Marcos Timerman, a appelé l’ONU à « convaincre le Royaume-Uni de discuter de la question de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des îles Malvinas »* et à accepter la mission de bons offices du Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, au cours d’une conférence de presse, au Siège de l’ONU à New York.


Cette demande a été appuyée par la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), par le Marché commun du Sud (MERCOSUR) et par l’Union des nations de l’Amérique du Sud (UNASUR).


La souveraineté sur les Îles Falkland (Malvinas) fait l’objet d’un différend entre les Gouvernements argentin et britannique.  Territoire britannique d’outre-mer revendiqué par l’Argentine, l’archipel, situé à 480 km des côtes argentines, a été l’enjeu d’un affrontement militaire entre les deux pays en 1982.


« Notre volonté était d’exprimer une voix unie de l’Amérique latine et des Caraïbes à propos de la question de Malvinas, de la Géorgie du Sud et les Îles Sandwich du Sud, et de leur zone environnante », a déclaré M. Timerman


« Malgré une quarantaine de résolutions des Nations Unies concernant les îles Malvinas, le Royaume-Uni continue de rejeter explicitement le mandat et la mission de bons offices du Secrétaire général de l’ONU, ce qui est profondément regrettable », a-t-il estimé.


« L’ensemble de la région d’Amérique latine et des Caraïbes devait être présent, aujourd’hui, pour lancer cet appel », a déclaré M. Timmerman. 


Avec ses homologues de Cuba, au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), de l’Uruguay, au nom du Marché commun du Sud (MERCOSUR), et du Pérou, au nom de l’Union des nations de l’Amérique du Sud (UNASUR), le Ministre argentin des affaires étrangères a rencontré, ce matin à New York, le Secrétaire général des Nations Unies, ainsi que les membres du Comité chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. 


« Si une population est touchée par cette situation, il s’agit de celle des îles Malvinas, qui a déjà souffert de quatre invasions britanniques », a-t-il affirmé, en dénonçant « une militarisation de la région qui affecte toute l’Amérique latine », ainsi que le maintien d’une base militaire britannique dans la région.  


M. Timerman a également qualifié le référendum, organisé les 10 et 11 mars, d’« illégal ».  « Les Nations Unies ne reconnaissent pas les référendums organisés par les colons », a-t-il déclaré.  Le Ministre a fait remarquer que « des référendums similaires » organisés à Gibraltar en 1967, puis en 2002, avaient été rejetés.  « Quarante pour cent des habitants des îles Malvinas sont des colons, nés dans les environs de Londres, soit à plus de 22 530 km (14 000 miles) des îles », a-t-il rappelé. 


M. Timerman a également précisé que l’Argentine avait soulevé la question des îles auprès du nouveau pape François, d’origine argentine.  « Lorsque celui-ci était cardinal, il s’était exprimé sur la question et avait reconnu que les îles sont argentines, a-t-il dit.  


Au nom de la CELAC, le Ministre des affaires étrangères de Cuba, M. Bruno Rodríguez Parrila, a expliqué que les chefs d’État et de gouvernement des pays de la région, réunis récemment à Santiago du Chili, avaient réaffirmé leur soutien au peuple argentin dans « sa quête légitime ».  Il a émis l’espoir que les deux pays puissent aboutir à un règlement pacifique de la question. 


Pour le Ministre des affaires étrangères de l’Uruguay, M. Luis Almagro, qui s’exprimait au nom du MERCOSUR, cette question est « un cas particulier d’autodétermination ».  Constatant une activité militaire croissante dans la région, il a appelé à régler, de manière urgente, cette situation, par le biais des bons offices du Secrétaire général de l’ONU.  « Le MERCOSUR appuie la revendication de l’Argentine concernant les îles », a-t-il souligné.  M. Almagro a insisté pour que le Royaume-Uni reprenne les négociations et respecte les résolutions pertinentes des Nations Unies.


Abondant dans ce sens, le Vice-Ministre des affaires étrangères du Pérou, qui s’exprimait au nom de l’UNASUR, a précisé que les pays des groupes africains et arabes avaient également mis en évidence la question de la souveraineté et de l’intégrité.


Cette conférence de presse a été suivie, quelques minutes plus tard, par un exposé du Représentant permanent du Royaume-Uni auprès des Nations Unies, M. Mark Lyall Grant.


*     Figure sur la liste des territoires non autonomes établie par les Nations Unies sous l’appellation « îles Falkland (Malvinas).


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