11/2/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE LANCEMENT DE L’ANNÉE INTERNATIONALE DE LA COOPÉRATION DANS LE DOMAINE DE L’EAU


Deux experts ont lancé aujourd’hui au Siège de l’ONU, à New York, l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau.  « Un des buts est de faire prendre conscience à la communauté internationale de l’importance vitale de cette coopération pour la paix, la sécurité et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) », ont insisté Mme Ana Persic, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), chef d’orchestre de l’Année internationale, et M. Paul Egerton, de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).


Mais avant cela, le Représentant permanent de la Hongrie auprès des Nations Unies et parrain de la conférence de la presse, a rappelé qu’en 2020, 60% de la population mondiale vivra dans des zones urbaines dans lesquelles l’accès à l’eau potable et à l’assainissement représentera un défi considérable.


« Nous nous rapprochons doucement d’une crise de l’eau », a alerté M. Csaba Körösi, en soulignant que la production alimentaire qui doit augmenter de 50% d’ici à 2030, mobilisera à elle seule 70% des ressources en eau.  L’utilisation de l’eau doit être de plus en plus au cœur de la coopération et de moins en moins au cœur des conflits, a insisté M. Körösi


En effet, a précisé Mme Ana Persic de l’UNESCO, 40% de la population mondiale vit au bord de rivières et de lacs communs à deux ou plusieurs pays et 90% de cette même population vit dans des pays qui partagent des bassins hydriques.  Si la question de l’eau a été à la source de 37 incidents entre pays depuis 1948, elle a aussi permis l’adoption de 295 accords internationaux, s’est réjouie Mme Persic.


L’UNESCO, s’est-elle félicitée, a été choisie pour piloter l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau, non seulement pour son implication dans de nombreux projets de gestion de l’eau, mais aussi pour le caractère multidisciplinaire de son mandat couvrant à la fois l’éducation, la culture et la communication.  


Des efforts sont urgents, a pressé M. Paul Egerton de l’OMM, parce que la rapidité des changements climatiques risque de raréfier l’eau; les sécheresses et les inondations pouvant, en outre, altérer le développement des pays.  Il a qualifié d’« indispensable » un consensus sur les stratégies liées à l’eau dans le contexte des objectifs de développement durable. 


Déjà aujourd’hui, a rappelé M. Egerton, la pénurie d’eau est à l’origine des migrations, des mouvements de réfugiés voire des violations des droits de l’homme.  Il s’est dit encouragé par le fait que le Conseil de sécurité ait inscrit à son ordre du jour la question du lien entre sécurité et climat.  Il a annoncé que l’OMM accueillera, cette année à Genève du 11 au 15 mars, une conférence de haut-niveau sur les politiques liées à la sécheresse.


Il a également précisé que le Secrétaire général de l’OMM présidera, les 5 et 6 mars, une conférence sur l’eau et les catastrophes coorganisée par le Conseil consultatif de l’ONU sur l’eau et l’assainissement et la Mission permanente du Japon.  L’OMM a déjà lancé un cadre mondial pour les services climatologiques, dans le souci de rapprocher les utilisateurs des informations sur la météo. 


2013 a été proclamée Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2010, sur proposition du Tadjikistan.  C’est l’UNESCO qui, à la demande de l’ONU-Eau, a été chargée d’orchestrer l’Année en coopération avec la Coopération économique des Nations Unies pour l’Europe (UNECE) et le soutien du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DAES).


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