4/2/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS

DE FÉVRIER, M. KIM SOOK, DE LA RÉPUBLIQUE DE CORÉE


Le Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, M. Kim Sook, a présenté, cet après-midi devant la presse, le programme de travail mensuel de cet organe, qui sera notamment marqué par un débat ouvert sur la protection des civils en période de conflit armé.


Ce débat, qui aura lieu le 12 février, sera présidé par le Ministre coréen des affaires étrangères, M. Kim Sung-Hwan, et verra également la participation du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay, et de la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Mme Valerie Amos.


Une déclaration du Président est attendue, a précisé M. Kim, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York.  Le débat, a-t-il ajouté, sera l’occasion pour les États Membres de réfléchir aux moyens de renforcer la responsabilisation, le respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme, d’améliorer les mandats de protection des civils dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, et d’accroître la protection des civils, en particulier des femmes, des enfants et des agents humanitaires.


L’Ambassadeur Kim, s’exprimant en sa capacité nationale, a également souhaité que le Conseil de sécurité se réunisse « très rapidement » et prenne des « mesures très fermes et fortes » si la République populaire démocratique de Corée (RPDC) devait recourir à un nouvel essai nucléaire lequel, a-t-il dit, « semble imminent ».


M. Kim a rappelé que le mois dernier, lors de consultations, les membres du Conseil de sécurité s’étaient montrés « unis et très résolus » dans leur volonté de répondre à une telle provocation du régime de Pyongyang, qui avait déjà procédé à un tir de fusée en décembre.


Cet essai, qui serait lancé en représailles aux nouvelles sanctions décidées en janvier par le Conseil de sécurité, constituerait une « tentative dangereuse de saper l’autorité et la crédibilité » de celui-ci, ainsi qu’une « menace sérieuse » à la stabilité et à la sécurité de la péninsule coréenne et de l’Asie du Nord-Est, a-t-il déclaré.


Dans le cadre du programme de travail tel qu’il a été adopté ce matin par les membres du Conseil, M. Kim a indiqué que la Haut-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Mme Catherine Ashton, fera, le 13 février, un exposé sur la coopération entre l’ONU et l’Union européenne dans le domaine de la question de la paix et de la sécurité internationales.


Le débat trimestriel sur la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) se tiendra le 22 février, tandis que l’exposé mensuel du Secrétariat sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne, aura lieu le 26 février.


Le Conseil de sécurité doit, en outre, renouveler les mandats du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) et du Groupe d’experts du Comité des sanctions sur le Soudan créé par la résolution 1591 (2005), le 13 février, et du Bureau intégré des Nations Unies en Guinée-Bissau (BINUGBIS), le 22 février.


Le 7 février, les représentants du Royaume-Uni et du Maroc rendront compte de la mission du Conseil de sécurité effectuée le mois dernier au Yémen, une réunion qui sera suivie de consultations sur la situation dans ce pays.


D’autres consultations auront lieu, le 5 février, sur la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), au cours desquelles le Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous, fera, le 6 février, un exposé sur la situation sur le terrain au Mali et, le 7 février, sur la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA).


Le Conseil de sécurité consacrera le 28 février, dernier jour de la présidence coréenne, à une séance privée pour discuter, comme il le fait régulièrement depuis peu, de ses travaux et des moyens d’accroître la transparence et la coopération avec l’ensemble de ses membres.


La situation en Syrie continuera d’être examinée de près par le Conseil de sécurité, a assuré son Président.


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