7/2/2013
Conseil de sécurité
CS/10909

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

6916e séance – après-midi


LE MAROC ET LE ROYAUME-UNI PRÉSENTENT LES CONCLUSIONS DE LA MISSION QU’ILS ONT CONDUITE

AU YÉMEN LE 27 JANVIER, EN INSISTANT SUR LE RESPECT DES ÉCHÉANCES DE LA TRANSITION


Tous les Yéménites doivent œuvrer pour le succès

du dialogue national et la tenue des élections de 2014


« Les parties yéménites doivent respecter les échéances du processus de transition », a insisté l’Ambassadeur Mark Lyall Grant, du Royaume-Uni, qui présentait conjointement avec son homologue, l’Ambassadeur Mohammed Loulichki, du Maroc, les conclusions de la mission du Conseil qu’ils ont conduite au Yémen, le 27 janvier dernier.  M. Lyall Grant a souhaité que le dialogue national débute le 18 mars en vue de la tenue d’élections générales en février 2014 et dans le souci de parvenir à instaurer un nouveau Yémen qui réponde aux aspirations des jeunes.


Leur mission, a-t-il poursuivi, a évalué les suites données aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en particulier la résolution 2051 (2012), relative à la transition.  Il a précisé que la deuxième étape portait sur l’organisation de la Conférence de dialogue nationale en vue de la tenue d’élections en février 2014 et la restructuration des forces de sécurité et des forces armées regroupées.  Le comité militaire a donné une évaluation positive de la structure de commandement de l’armée nationale, a-t-il assuré, en estimant que l’étape suivante devrait être la réforme du Ministère de l’intérieur. 


Citant les difficultés économiques et sociales du pays, l’Ambassadeur Lyall Grant a fait remarquer que la moitié des 24 millions de Yéménites n’avaient pas accès à l’eau potable, 10 millions souffraient d’insécurité alimentaire et 6 millions n’avaient pas accès à des soins de santé de base.  Un million d’enfants sont victimes de malnutrition, alors que 6 millions de jeunes yéménites âgés de 15 à 28 ans sont au chômage, a-t-il ajouté.  Pour faire face à ces difficultés, M. Lyall Grant a émis l’espoir que les promesses de contributions d’un montant total de 8 milliards, faites par les partenaires du Yémen à Riyad le 4 septembre 2012, puis lors de la réunion ministérielle des Amis du Yémen à New York le 27 septembre 2012, pour aider au redressement économique du pays, se traduiront en actes concrets. 


De son côté, l’Ambassadeur Loulichki a considéré que cette mission avait été un succès car elle avait permis aux membres du Conseil « de mesurer de près les avancées réalisées, ainsi que les obstacles à dépasser pour rétablir la stabilité et la sécurité dans ce pays ».  « Il incombe à présent au Conseil de sécurité de suivre la mise en œuvre des étapes suivantes », a-t-il souligné.  M. Loulichki a encouragé tous les Yéménites à œuvrer pour le succès du dialogue national, en mettant l’accent sur l’importance des mesures de confiance et de la transparence qui, a-t-il dit, permettront de passer à la phase suivante, à savoir le référendum sur la constitution et l’organisation des élections législatives et présidentielles. 


M. Loulichki a résumé les différentes rencontres que la délégation du Conseil a eues avec le Président du Yémen, le Chef du Gouvernement, plusieurs ministres, ainsi qu’avec le Secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe et les responsables du comité préparatoire du dialogue national.  Il a indiqué que le Chef du Gouvernement avait insisté sur les obstacles auxquels le pays était confronté sur le plan politique avant d’inviter le Conseil de sécurité à agir de manière très ferme contre tous ceux qui cherchaient à faire dérailler le processus de transition.  Le Chef du Gouvernement a, par ailleurs, assuré les membres du Conseil de sécurité sur le fait que le dialogue national aborderait toutes les questions importantes pour le pays, a précisé M. Loulichki.  Les discussions ont encore porté sur le retard accumulé dans le processus de réconciliation nationale, ainsi que sur la reddition des comptes des contributions apportées au Yémen.


L’Ambassadeur Loulichki a précisé que la rencontre avec les responsables des Amis du Yémen et du Conseil de coopération du Golfe avait été l’occasion de discuter de questions de l’immunité du Président sortant, de la gestion des promesses de contributions et du risque d’échec en cas de retard dans la révision de la Constitution.  La troisième rencontre a permis aux membres de la mission de s’entretenir avec les responsables du comité préparatoire de la Conférence de dialogue nationale et de saluer la qualité des rapports fournis par ce comité.  Les membres du Conseil ont également eu l’occasion de rencontrer différents représentants de la société civile yéménite qui font partie de ce comité, a indiqué M. Loulichki, avant de conclure.


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