11/9/2013
Assemblée générale
CPSD/525

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Quatrième Commission                                       

24e séance – matin


LA QUATRIÈME COMMISSION PREND NOTE DES TRAVAUX DE LA SESSION DE 2013

DU COMITÉ SPÉCIAL DES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX


À une semaine de la clôture de la soixante-septième session de l’Assemblée générale, la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) a tenu une brève séance de travail, ce matin, pour élire deux de ses vice-présidents et pour adopter un projet de résolution sur les travaux du Comité spécial des opérations de maintien de la paix.


La Quatrième Commission a ainsi élu Mme Lois MicheleYoung, du Belize, et M. Vachara Pawutiyapong, de la Thaïlande, aux postes de Vice-Présidents, et ce, jusqu’à la fin de la soixante-septième session de l’Assemblée générale.


Sur la question de « l’étude d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix sous tous leurs aspects », la Quatrième Commission était saisie du rapport** du Comité spécial portant sur les travaux de sa session de fond de 2013.  Cette session du Comité spécial des opérations de maintien de la paix, appelé « Comité des 34 », s’est tenue à New York du 19 février au 15 mars, puis du 27 mars au 6 septembre.


La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation a adopté sans vote le projet de résolution* relatif à « l’étude d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix », dont elle était saisie, et qui sera soumis très rapidement à l’approbation de l’Assemblée générale afin qu’elle prenne note du rapport du Comité spécial.  Par ce texte, l’Assemblée devrait décider que le Comité spécial continue, conformément à son mandat, de s’employer à procéder à une étude d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix sous tous leurs aspects.  Elle demanderait aussi au Comité spécial de faire le point sur la suite donnée à ses propositions antérieures et examinerait toute nouvelle proposition concernant le renforcement des moyens dont dispose l’Organisation pour s’acquitter de ses responsabilités dans le domaine des opérations de maintien de la paix (OMP).


Le représentant de l’Égypte, M. Mohamed Selim, en sa qualité de Rapporteur du Comité spécial des opérations de maintien de la paix, a présenté à la Commission le projet de résolution et le rapport du Comité spécial.  Il a expliqué que le Groupe de travail du Comité spécial, réuni en mars dernier, n’avait pas trouvé d’accord sur les éléments de fond du rapport relatif aux travaux du Comité spécial.  C’est dans ces conditions qu’a été créé un groupe intersessions des « amis du Président » chargé d’examiner les méthodes de travail du Comité des 34, dont le rapport fait mention, a dit M. Selim.


Il a aussi indiqué que le nombre de membres du Comité spécial était passé à 148 États Membres, avec l’ajout de la Papouasie-Nouvelle-Guinée sur la liste, tandis que 13 délégations observatrices d’États Membres et d’organisations avaient aussi participé à la session de fond de 2013.


Au cours de la séance de travail de ce matin, six délégations, dont celle s’exprimant au nom du Mouvement des non-alignés, ont exprimé leur déception du fait de l’absence de consensus qui n’a pas permis l’adoption d’un rapport de fond sur les travaux du Comité spécial cette année.  Une mouture brève faisant office de rapport a été adoptée*** par le Comité spécial le 6 septembre dernier.


La délégation de l’Union européenne (UE) a, malgré sa déception concernant cette même question, toutefois apprécié qu’elle soit maintenue à l’ordre du jour du Comité spécial.  La représentante de l’Union européenne a appelé à accorder toute l’attention nécessaire aux défis qui apparaissent sur ce sujet.  Elle a aussi invité la Commission et les États Membres à fournir une base solide aux OMP, afin de permettre aux missions de maintien de la paix de travailler avec efficacité sur le terrain.  « Il faut relever les défis du maintien de la paix », a-t-elle lancé avant d’exiger que le Comité spécial reste une instance capable d’élaborer des directives en se basant sur le consensus.


La délégation de l’Union européenne a également exprimé le souhait que les travaux du Comité spécial se déroulent en respectant un certain calendrier.  Elle a regretté l’absence de progrès sur les méthodes de travail du Comité en vue d’en rationnaliser les procédures, souhaitant à cet égard qu’une recommandation soit formulée concernant le format des travaux, ceci avant le début de la session de 2014 du Comité spécial.


Au nom du Mouvement des pays non alignés, le représentant de l’Égypte a émis l’espoir qu’un rapport de fond serait adopté l’an prochain.  Nous travaillons de bonne foi pour mettre sur pied le groupe de travail qui consacrera ses réflexions aux méthodes de travail, en vue de rédiger un rapport de fond, a-t-il assuré.


Les représentants de l’Indonésie et des Philippines se sont associés à cette intervention, regrettant que l’on ne soit pas parvenu à la rédaction et à l’adoption d’un rapport de fond sur les travaux du Comité spécial.  « L’Indonésie a pourtant travaillé avec acharnement pour y arriver », a indiqué la représentante de ce pays, qui s’est par ailleurs réjouie que le mandat du Comité des 34 soit préservé.  Nous devons travailler de concert dans les mois à venir, avec le groupe à composition non limitée, pour réfléchir sur les méthodes de travail du Comité spécial, a-t-elle demandé.


L’évolution de la situation sur le terrain, en ce qui concerne le déroulement des missions de maintien de la paix, montre bien qu’il y a des questions de fond à aborder, a ajouté le représentant des Philippines.  Les membres du Comité peuvent faire beaucoup mieux lors de la prochaine session, a-t-il estimé.  Faisant observer les sacrifices consentis par les Casques bleus, il a indiqué que l’année 2013 avait été particulièrement éprouvante pour son pays, qui est contributeur de troupes, à cet égard. 


S’exprimant en tant que délégué d’un autre pays fournisseur de contingents, le représentant de l’Inde a regretté que les travaux du Comité des 34 soient dans une impasse formelle, et que les divisions qui existent en son sein fassent obstacle au déroulement de ses travaux.  Il a craint que cela entraîne un manque de légitimité et ne présente une menace à l’éthique du Comité et a plaidé en faveur d’une meilleure gestion des OMP.


Le représentant du Brésil a pour sa part fait remarquer l’évolution rapide des situations que rencontrent les OMP sur le terrain, ce qui a des conséquences importantes pour les pays fournisseurs de contingents.  Il a indiqué que sa délégation voulait travailler avec le Groupe des amis du Président et continuer de participer à ce débat afin de trouver des solutions aux préoccupations communes à tous les États Membres.


* Résolution A/C.4/67/L.20

** Rapport A/67/19

*** Voir communiqué de presse AG/PK/216


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