6/12/2013
Assemblée générale
AG/EF/3391

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Deuxième Commission                                        

40e séance – après-midi


LA DEUXIÈME COMMISSION ADOPTE SEIZE PROJETS DE RÉSOLUTION ET PROLONGÉ

DE TROIS JOURS LA DURÉE DE SES TRAVAUX


La Commission économique et financière (Deuxième Commission) a adopté par consensus, cet après-midi, une nouvelle série de résolutions dont elle va saisir l’Assemblée générale, et qui portent sur des questions allant du système financier international au développement durable.


La Commission, qui aurait dû achever aujourd’hui les travaux de sa session après une semaine supplémentaire de travaux, a cependant de nouveau dû prolonger la durée de ses travaux jusqu’à mercredi, le 11 décembre prochain.  Ce délai supplémentaire devra permettre à la Commission de se prononcer sur les trois projets de résolution qui font encore l’objet de négociations, a précisé le Président de la Deuxième Commission, M. Abdou Salam Diallo, en insistant sur la nécessité d’achever ce soir les négociations qui ont lieu sur ces textes.


Le projet de résolution relatif à la question « Système financier international et développement », qui a été adopté aujourd’hui par les délégations de la Commission économique et financière, prévoit que l’Assemblée générale demande que la réforme des quotes-parts et de la gouvernance du Fonds monétaire international, adoptée en 2010, prenne effet rapidement et qu’une entente se fasse sur la nouvelle formule d’ici au mois de janvier 2014. 


Sur la question « Mondialisation et interdépendance », la Commission a adopté un projet de résolution sur la coopération pour le développement des pays à revenu intermédiaire qui a suscité des commentaires positifs de la part de plusieurs délégations.  Celles-ci ont notamment apprécié que l’Assemblée générale soit invitée à procéder à une évaluation exacte des priorités de ces pays et de leurs besoins nationaux, en prenant en considération l’utilisation de variables « qui vont au-delà des critères liés au seul revenu par habitant ».


Un autre projet de résolution adopté aujourd’hui par la Deuxième Commission portait sur la deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017).  Ce texte invite l’Assemblée générale à affirmer que « les activités de développement de l’ONU doivent donner la priorité absolue à l’élimination de la pauvreté ».  Le représentant de l’Inde s’est étonné que ce texte ait pris du temps à être négocié.  « L’élimination de la pauvreté est non seulement une nécessité économique, mais aussi un impératif moral », a-t-il argué.


La Deuxième Commission a également adopté des projets de résolution sur les pays en situation particulière, textes qui mettent l’accent sur les vulnérabilités affectant ces pays, sous les intitulés suivants: «  Suivi de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés » et « Conférence consacrée à l’examen décennal complet de l’application du Programme d’action d’Almaty ».


Outre un projet de texte portant sur les « Produits de base », dont seule la version anglaise était disponible, la Commission a adopté trois projets de résolution relatifs au développement agricole.  L’un de ces projets de résolution demande à l’Assemblée générale de proclamer l’année 2016 « Année internationale des légumineuses », tandis qu’un autre propose de proclamer le 5 décembre « Journée mondiale des sols », et l’année 2015 « Année internationale des sols ».


En ce qui concerne le projet de résolution relatif au Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), il recommande à l’Assemblée générale de proclamer, à compter de 2014, le 31 octobre « Journée mondiale des villes ».  Ce texte prévoit de financer l’appui aux activités préparatoires de la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III), qui aura lieu en 2016, au moyen du budget ordinaire de l’ONU et de ressources provenant de contributions volontaires.  Plusieurs délégations se sont inquiétées des incidences budgétaires qu’entrainerait la mise en œuvre de ce texte.


D’autres projets de résolution adoptés aujourd’hui portaient sur des sujets environnementaux tels que: « Mesures de coopération pour évaluer et faire mieux connaître les effets sur l’environnement des déchets provenant de munitions chimiques immergées en mer »; « Harmonie avec la nature »; « Développement durable dans les régions montagneuses » et « Le pilier « Environnement » dans le contexte du développement durable ».  Par ce dernier texte, l’Assemblée réaffirmerait l’importance de maintenir à Nairobi le siège du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de le financer de manière adéquate. 


Enfin, la Deuxième Commission a recommandé à l’Assemblée générale un projet de résolution intitulé « Vers des partenariats mondiaux: démarche fondée sur des principes pour le renforcement de la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et tous les partenaires intéressés, en particulier le secteur privé ». 


Un certain nombre de ces projets de résolution ont recommandé à l’Assemblée générale de prendre en compte des sujets importants dans l’élaboration du programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015.


Tout au long de la séance de travail de cet après-midi, les délégations qui ont pris la parole ont rendu hommage à Nelson Mandela, l’ancien Président de l’Afrique du Sud décédé hier.  « Nous nous inclinons devant la mémoire de Nelson Mandela », a déclaré le Président de la Deuxième Commission en présentant ses condoléances au Représentant permanent de l’Afrique du Sud et à « toute la nation arc-en-ciel ».


La prochaine séance officielle de la Deuxième Commission sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.


DÉCISIONS SUR DES PROJETS DE RÉSOLUTION


SYSTÈME FINANCIER INTERNATIONAL ET DÉVELOPPEMENT


Aux termes du projet de résolution intitulé « Système financier international et développement » (A/C.2/68/L.60), adopté sans vote par la Deuxième Commission, l’Assemblée générale demanderait que la réforme des quotes-parts et de la gouvernance du Fonds monétaire international (FMI), adoptée en 2010, prenne effet rapidement.  Elle soulignerait qu’il importe de poursuivre les discussions afin de s’entendre sur la nouvelle formule d’ici à janvier 2014, en même temps que la quinzième révision complète des quotes-parts dans le cadre de la réforme en cours, afin que le Fonds soit en mesure de remédier aux difficultés que connaît actuellement le système monétaire et financier international.


Par ce l’Assemblée générale insisterait sur la nécessité de poursuivre la coordination aux niveaux international, régional et national de la règlementation du marché financier et de certains de ses produits.  Elle inviterait les institutions financières et bancaires internationales à continuer d’accroître la transparence des mécanismes de notation du risque.  Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale demanderait aux banques et fonds multilatéraux, régionaux et sous-régionaux de développement de continuer à jouer un rôle déterminant dans la satisfaction des besoins de développement des pays en développement et des pays en transition.


À la suite de l’adoption de ce texte, le projet de résolution portant la cote A/C.2/68/L.4 a été retiré de l’examen de la Deuxième Commission.


QUESTIONS DE POLITIQUE MACROÉCONOMIQUE


Les délégations de la Deuxième Commission ont adopté par consensus un projet de résolution intitulé « Produits de base » (A/C.2/68/L.71), dont le texte n’était pas disponible en langue française au moment de l’adoption du document par la Commission.


Après l’adoption de ce projet de résolution, le projet de texte A/C.2/68/L.16, portant sur le même point de l’ordre du jour de la Commission, a été retiré.


DÉVELOPPEMENT DURABLE


Les délégations de la Deuxième Commission ont adopté par consensus le projet de résolution intitulé « Mesures de coopération pour évaluer et faire mieux connaître les effets sur l’environnement des déchets provenant de munitions chimiques immergées en mer  » (A/C.2/68/L.37/Rev.1).


Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale inviterait les États Membres et les organisations internationales et régionales à continuer d’étudier la question des déchets provenant de munitions chimiques immergées en mer, et à poursuivre leurs activités d’information afin d’évaluer et de faire mieux connaître les effets qu’ont ces déchets sur l’environnement.  Par ce texte, l’Assemblée inviteraient également les États Membres à coopérer, notamment en renforçant les initiatives déjà prises dans le cadre des conventions sur la protection des mers régionales et d’autres activités internationales, régionales et sous-régionales menées dans les domaines de l’évaluation et de la prévention des risques, du suivi, du recueil d’informations et des interventions en cas d’incidents.


Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale engagerait le Secrétaire général à continuer de solliciter les vues des États Membres et des organisations régionales et internationales compétentes sur les questions liées aux effets qu’ont sur l’environnement les déchets provenant des munitions chimiques immergées en mer, notamment pour étudier la possibilité de créer une base de données et d’envisager le cadre institutionnel qui conviendrait le mieux à cette base.


Déclaration après l’adoption


La représentante de la Lituanie, s’exprimant au nom de l’Union européenne, a présenté ses sincères condoléances au Gouvernement et au peuple de l’Afrique du Sud.  Concernant le projet de résolution, elle a estimé que ce texte prenait bien compte des préoccupations de nombreux États.  C’est une résolution de suivi qui constitue un ajout à la première résolution adoptée sur ce sujet en 2010, a-t-elle observé.  Elle a salué les objectifs de sensibilisation qu’a ce texte, ainsi que la possibilité de créer une base de données comprenant des informations qui seront partagées de manière volontaire.


« Application de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique » (A/C.2/68/L.64).


Aux termes de ce texte, adopté par consensus, l’Assemblée générale demanderait aux États Membres d’agir sans tarder pour inverser le processus de désertification et de dégradation des sols et remédier à la sécheresse, selon qu’il conviendra, avec l’aide du système des Nations Unies, des organisations régionales et internationales compétentes, des organismes multilatéraux, des grands groupes et autres parties prenantes.


Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale préconiserait d’accorder l’attention voulue à la question de la désertification, de la dégradation des sols et de la sécheresse lors de l’élaboration du programme de développement pour l’après-2015.  Par l’adoption de ce texte, l’Assemblée générale rappellerait la nécessité de coopérer, notamment d’échanger des informations sur le climat, la météorologie et les systèmes de prévision et d’alerte rapide concernant la désertification, la dégradation des sols et la sécheresse ainsi que les tempêtes de poussière et de sable aux niveaux mondial, régional et sous-régional et, à cet égard, inviterait les États et les organismes compétents à agir dans ce sens.


Le projet de texte publié sous la cote A/C.2/68/L.22, portant sur le même point de l’ordre du jour de la Commission, a été retiré après l’adoption du texte ci-dessus.


Rapport du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’environnement sur les travaux de sa première session universelle


Aux termes du projet de résolution intitulé « Rapport du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’environnement sur les travaux de sa première session universelle et l’application des dispositions de la section IV.C du Document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, intitulée « Le pilier « Environnement » dans le contexte du développement durable » » (A/C.2/68/L.63), adopté sans vote par la Commission économique et financière, l’Assemblée générale se réjouirait que le Conseil d’administration ait demandé au Directeur exécutif du Programme pour l’environnement de continuer à mettre l’accent sur l’obtention de résultats en faveur de la réalisation des objectifs des programmes.  Elle saluerait la création d’un conseil de 10 membres pour le Cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables.


Par ce texte, l’Assemblée réaffirmerait qu’il est important que le Programme ait son siège à Nairobi, et prierait le Secrétaire général de garder à l’étude les ressources nécessaires au Programme et à l’Office des Nations Unies à Nairobi, afin que le Programme et les autres organismes et entités des Nations Unies à Nairobi bénéficient effectivement des services dont ils ont besoin.  Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale inviterait les donateurs, et les autres parties prenantes en mesure de le faire, à augmenter leurs contributions volontaires au Programme, y compris au Fonds pour l’environnement.


Le projet de texte publié sous la cote A/C.2/68/L.32 a été retiré de l’examen de la Commission après l’adoption de ce projet de résolution.


Harmonie avec la nature


Aux termes du projet de résolution intitulé « Harmonie avec la nature » (A/C.2/68/L.59), adopté sans vote par la Commission, tel qu’oralement amendé, l’Assemblée générale prierait son Président d’organiser, à sa soixante-huitième session, un échange de vues suivi et ouvert, qui aura lieu lors des séances plénières prévues à l’occasion de la Journée internationale de la Terre nourricière, le 22 avril 2014, et auquel participeront les États Membres, des organismes des Nations Unies, des experts indépendants et d’autres parties intéressées, pour faire avancer le débat sur la question de l’harmonie avec la nature.  Par ce texte, l’Assemblée encouragerait à accorder toute l’attention voulue à la question de l’harmonie avec la nature dans le cadre de l’élaboration du programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015.


Par ce texte, l’Assemblée considèrerait que la planète Terre et ses écosystèmes sont notre foyer, que l’expression « Terre nourricière » est couramment utilisée dans plusieurs pays et régions, et que certains pays reconnaissent les droits de la nature dans le cadre de la promotion du développement durable.


Aux termes de ce texte, l’Assemblée inviterait les États à poursuivre la constitution d’un réseau de partage du savoir en vue de promouvoir la conceptualisation intégrée de choix économiques différents qui prennent en considération les facteurs et valeurs propres à la vie en harmonie avec la nature sur la base des données scientifiques actuelles pour parvenir au développement durable et faire en sorte de défendre et de consacrer les interdépendances essentielles entre l’homme et la nature.


Le projet de résolution publié sous la cote A/C.2/68/L.43 a été retiré de l’examen de la Commission.


Développement durable dans les régions montagneuses


Aux termes de ce projet de résolution portant sur leDéveloppement durable dans les régions montagneuses (A/C.2/68/L.31/Rev.1), adopté par consensus par la Deuxième Commission, l’Assemblée générale engagerait les États à adopter une vision à long terme et des approches intégrées, y compris en incorporant des politiques pour les montagnes dans les stratégies nationales de développement durable.  Elle engagerait également les États, l’ensemble des acteurs et la communauté internationale à redoubler d’efforts pour assurer la conservation des écosystèmes montagneux et l’amélioration du bien-être de leurs populations locales.


Par ce texte, l’Assemblée générale engagerait les États à élaborer des stratégies de gestion des risques de catastrophe et de résilience et à améliorer les stratégies existantes, notamment par des mesures prospectives, afin que les régions montagneuses puissent faire face aux phénomènes extrêmes tels que les éboulements, les avalanches, les débâcles glaciaires et les glissements de terrain, que peuvent aggraver les changements climatiques et le déboisement.


En adoptant ce texte, l’Assemblée générale engagerait les autorités locales et les autres parties intéressées, en particulier les populations rurales, les peuples autochtones, la société civile et le secteur privé, à participer davantage à l’élaboration et à l’exécution de programmes -notamment ceux qui concernent l’aménagement du territoire et l’occupation des sols- et d’activités liées au développement durable dans les régions montagneuses.  Elle engagerait les États Membres à redoubler d’efforts pour lutter contre la pauvreté, l’exclusion sociale et la dégradation de l’environnement, et pour garantir la sécurité alimentaire et la nutrition dans les régions montagneuses.


Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale engagerait également les États Membres à recueillir, aux niveaux local, national et régional, selon le cas, des données scientifiques ventilées sur les régions montagneuses.  Elle engagerait les États et tous les acteurs à tenir dûment compte des questions concernant le développement durable dans les régions montagneuses dans l’élaboration du programme de développement des Nations Unies pour l’après-2015.


Application des décisions prises par la Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat II) et renforcement du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat)


Aux termes du projet de résolution intitulé « Application des décisions prises par la Conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat II) et renforcement du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat)  » (A/C.2/68/L.61), adopté sans vote par la Commission, l’Assemblée générale préconiserait que, dans le cadre de l’élaboration du programme de développement pour l’après 2015, toute l’attention voulue soit accordée à l’urbanisation durable.  


Elle affirmerait que la résolution 24/14 du Conseil d’administration d’ONU-Habitat sur les contributions et l’appui aux activités préparatoires de la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) devra être appliquée au moyen du budget ordinaire et de contributions volontaires et, à cet égard, engagerait le Secrétaire général à solliciter un appui volontaire et demanderait aux États Membres de fournir un tel appui.  Par ce texte, l’Assemblée inviterait instamment les donateurs internationaux et bilatéraux ainsi que le secteur privé, les institutions financières et les fondations à appuyer les travaux préparatoires d’Habitat III.


Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale soulignerait qu’il est important qu’ONU-Habitat ait son siège à Nairobi.  Par ailleurs, elle déciderait de proclamer, à compter de 2014, le 31 octobre Journée mondiale des villes.  En outre, elle remercierait le Gouvernement sud-africain d’accueillir la Conférence d’ONU-Habitat consacrée au thème « Promouvoir le changement dans les villes » à Johannesburg en 2014.


Avant l’adoption de ce projet de résolution, le Président de la Deuxième Commission a précisé que l’adoption de ce texte par l’Assemblée générale aurait des incidences sur le budget-programme de l’ONU.


Après l’adoption du projet de résolution, le représentant des Fidji, s’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a salué l’offre qu’a faite le Gouvernement de l’Équateur d’accueillir la prochaine conférence ONU-Habitat, et il s’est félicité de la proclamation de la Journée mondiale des villes, prévue dans ce projet de résolution.  Ce texte vise aussi à améliorer l’efficacité d’ONU-Habitat pour mener à bien son mandat, a-t-il apprécié.


Le représentant du Sri Lanka a également exprimé la satisfaction de sa délégation quant aux résultats atteints à travers ce projet de résolution.


Le représentant de la délégation de l’Union européenne a salué l’adoption du texte, soulignant que l’urbanisation rapide exige la création de villes durables.  Il a plaidé en faveur de l’égalité homme-femme et de la participation au développement des communautés locales dans le cadre des villes.  Tout en notant l’engagement commun qui s’est manifesté en faveur de la tenue de la prochaine conférence ONU-Habitat, le représentant s’est dit déçu que la mise en œuvre du texte adopté ait des incidences sur le budget-programme de l’ONU.  Il a assuré avoir travaillé activement lors des négociations pour trouver le meilleur libellé possible à ce texte, notamment en ce qui concerne le paragraphe 4 du dispositif, selon lequel la tenue de la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) devra être se faire dans la limite des moyens du budget ordinaire et de contributions volontaires.  Il a donc demandé que l’expression de sa frustration soit consignée dans le compte-rendu de la séance de travail.


La représentante des États-Unis a indiqué qu’elle était satisfaite de noter que le projet de résolution appuie l’examen en cours des programmes d’ONU-Habitat et de l’efficacité de cette entité.  Elle a cependant exprimé la frustration de sa délégation concernant les incidences budgétaires de ce processus, qui vont à l’encontre de la décision du Conseil d’ONU-Habitat.  Le montant des incidences budgétaires de la mise en œuvre des termes du texte adopté aujourd’hui ne doit pas être considéré comme s’il avait ayant reçu l’aval des États Membres, a-t-elle déclaré.   


La représentante du Japon a remercié les délégations pour la souplesse dont elles ont fait preuve au cours des négociations.  Elle a apprécié que beaucoup de paragraphes du texte soient liés à la parité et à l’autonomisation des femmes.  La représentante a cependant regretté que le texte entraine des incidences budgétaires, ce qui n’était pas prévu par les délégations.  Elle a espéré que cette situation ne se reproduirait pas.  Elle a aussi demandé que le montant de ces incidences soit réduit.


La représentante du Canada a indiqué que sa délégation se joignait au consensus sur l’adoption de ce texte. Mais elle a dénoncé les incidences qu’il aura sur le budget de l’ONU.  Le montant financier de ces incidences n’est qu’une estimation qui sera soumise à l’approbation de la Cinquième Commission, a-t-elle tenu à souligner.


Le projet de texte publié sous la cote A/C.2/68/L.14 a été retiré de l’examen de la Commission après l’adoption de ce projet de résolution.


MONDIALISATION ET INTERDÉPENDANCE: COOPÉRATION POUR LE DÉVELOPPEMENT DES PAYS À REVENU INTERMÉDIAIRE


Aux termes du projet de résolution intitulé « Coopération pour le développement des pays à revenu intermédiaire » (A/C.2/68/L.65), adopté par la Deuxième Commission, sans vote, et tel qu’oralement amendé, l’Assemblée générale prierait les organismes des Nations Unies œuvrant pour le développement de veiller à la coordination de leurs actions pour répondre aux besoins divers des pays à revenu intermédiaire en matière de développement, notamment en procédant à une évaluation exacte de leurs priorités et de leurs besoins nationaux et en prenant en considération l’utilisation de variables qui vont au-delà des critères liés au revenu par habitant.  Elle les prierait également de fournir un appui mieux ciblé aux pays à revenu intermédiaire et d’améliorer la coordination et les échanges de données d’expérience dans ce domaine avec les autres organisations internationales, les institutions financières internationales et les organisations régionales, selon qu’il conviendra. 


Aux termes de ce texte, l’Assemblée encouragerait les pays développés et les pays en développement qui se disent en mesure de le faire à prendre des mesures pour atteindre l’objectif consistant à assurer rapidement un accès durable aux marchés, en franchise de droits et sans contingentement, à tous les pays les moins avancés, conformément à la Déclaration ministérielle de Hong Kong.  Par ce texte, l’Assemblée générale souhaiterait que l’attention voulue soit accordée aux divers problèmes de développement des pays à revenu intermédiaire lors de l’élaboration du programme de développement pour l’après-2015.


Déclarations


Après l’adoption de ce texte, le représentant de la Colombie a souligné la pertinence de cette résolution sur la question de la coopération pour le développement des pays à revenu intermédiaire, rappelant que ce texte était le fruit de négociations ardues.  Il a reconnu la nécessité de tenir compte des divers besoins qu’ont les pays de ce groupe, et qui vont au-delà des simples critères relatifs aux revenus.  Il a appelé la communauté internationale à faire face aux problèmes structurels auxquels se heurtent ces pays, afin de les aider à se transformer et à devenir des sociétés plus équitables.


Le représentant du Costa Rica, précisant qu’il était le coordonnateur des négociations qui ont abouti à ce texte, a souligné la demande qui figure dans ce projet de résolution, afin que le système des Nations Unies prenne en compte le fait qu’il est nécessaire d’aller au-delà du critère du revenu par habitant pour classifier les pays et définir leurs besoins et la place qui doit leur être accordée au sein du système économique et financier mondial.  Il faut arriver à mieux comprendre les difficultés que rencontrent les pays dits « à revenu intermédiaire », a-t-il expliqué.


Le représentant du Bélarus a souligné que, « pour la première fois », un projet de résolution pragmatique avait été adopté sur la question de la coopération pour le développement des pays à revenu intermédiaire.  Il s’est félicité de l’adoption de ce texte et a indiqué que son pays était prêt à coopérer pour sa mise en œuvre.  Il a prédit que cet effort déboucherait sur une utilisation plus efficace des ressources consacrées au développement. 


Le représentant du Sri Lanka a également exprimé la satisfaction de sa délégation concernant le résultat qui a été atteint à l’issue des négociations qui ont eu lieu sur ce texte.


Le représentant de la délégation de l’Union européenne a exprimé son attachement au « compromis équilibré » auquel sont parvenues les délégations en élaborant le texte qui a été adopté.


À la suite de l’adoption de ce texte, le projet de résolution publié sous la cote A/C.2/68/L.35 a été retiré de l’examen de la Deuxième Commission.


GROUPES DE PAYS EN SITUATION PARTICULIÈRE


Suivi de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés


La Deuxième Commission a adopté à l’unanimité de ses délégations le projet de résolution intitulé « Suivi de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés  » (A/C.2/68/L.58).


Si elle suivait les recommandations de sa Commission et adoptait ce texte, l’Assemblée générale demanderait aux pays les moins avancés, à leurs partenaires de développement, aux organismes des Nations Unies et à toutes les autres parties intéressées d’honorer pleinement et effectivement, de manière coordonnée et cohérente et avec diligence, les engagements pris dans les huit domaines prioritaires du Programme d’action d’Istanbul.


Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale demanderait aussi aux pays en développement, agissant dans un esprit de solidarité et dans la mesure de leurs capacités, d’apporter leur soutien à la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul dans les domaines de coopération définis d’un commun accord, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, qui complète sans la remplacer la coopération Nord-Sud.


Après l’adoption de ce projet de résolution, le projet de texte A/C.2/68/L.9, portant sur le même point de l’ordre du jour de la Commission, a été retiré de l’examen de la Commission.


Déclaration


Après l’adoption du texte, le représentant du Bénin s’en est félicité et en a remercié les facilitateurs des négociations, au nom du Groupe des pays les moins avancés (PMA).  Il a ensuite exhorté les partenaires au développement des PMA à respecter les termes de la présente résolution, et a souhaité la mise en place, au plus vite, d’un groupe d’experts chargé de préparer la mise en œuvre de la banque des technologies en faveur des PMA, dont fait mention le Programme d’action d’Istanbul.


Conférence consacrée à l’examen décennal complet de l’application du Programme d’action d’Almaty


La Deuxième Commission a adopté sans vote le projet de texte intitulé « Mesures spécifiques répondant aux besoins et problèmes particuliers des pays en développement sans littoral : résultats de la Conférence ministérielle internationale des pays en développement sans littoral et de transit, des pays donateurs et des organismes internationaux de financement et de développement sur la coopération en matière de transport en transit  » (A/C.2/68/L.55).


Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale engagerait les entités internationales intéressées, notamment le Bureau du Haut-représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, les commissions régionales de l’Organisation des Nations Unies et les instituts de recherche compétents, à aider, selon que besoin, les pays en développement sans littoral à entreprendre des études de leur vulnérabilité aux chocs extérieurs, en mettant au point une série d’indicateurs de vulnérabilité que ces pays puissent utiliser à des fins d’alerte rapide.


Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale demanderait aux partenaires de développement de mettre en œuvre l’initiative Aide pour le commerce, en tenant dûment compte des besoins particuliers des pays en développement sans littoral, notamment en ce qui concerne le renforcement des capacités nécessaires à l’élaboration de politiques commerciales, la participation aux négociations commerciales, et l’application de mesures de facilitation du commerce. 


Par ce texte, l’Assemblée générale déciderait de reporter la tenue des première et deuxième sessions du comité préparatoire intergouvernemental et confirme qu’elles se tiendront à New York en 2014 selon les modalités les plus économiques sans dépasser le budget alloué, et dureront chacune deux jours ouvrés, conformément à la résolution 67/222 de l’Assemblée générale.


Après l’adoption de ce projet de résolution, le projet de texte A/C.2/68/L.10, portant sur le même point de l’ordre du jour de la Commission, a été retiré.


ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ ET AUTRES QUESTIONS LIÉES AU DÉVELOPPEMENT


Activités relatives à la deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017)


Aux termes du projet de résolution sur la « deuxième Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (2008-2017)  »(A/C.2/68/L.57), que la Commission a adopté sans vote, et tel qu’oralement amendé, l’Assemblée générale demanderait à la communauté internationale, notamment aux États Membres, de s’attaquer d’urgence aux causes profondes de l’extrême pauvreté et de la faim, étant donné que l’une et l’autre sont une entrave au développement durable.  Elle affirmerait que les activités de développement de l’ONU doivent donner la priorité absolue à l’élimination de la pauvreté.


Par ce texte, l’Assemblée  inviterait toutes les parties intéressées, y compris les États Membres, les organismes compétents des Nations Unies et les organisations de la société civile, à mettre en commun les bonnes pratiques concernant les programmes et politiques de lutte contre les inégalités.  Elle demanderait instamment aux États Membres de s’attaquer au problème mondial du chômage des jeunes.


Par ce texte, l’Assemblée exhorterait la communauté internationale, notamment le système des Nations Unies, à donner suite aux documents finals relatifs aux objectifs de développement arrêtés au niveau international, dont ceux du Millénaire.  Elle exhorterait également la communauté internationale, notamment le système des Nations Unies, à donner suite au document final de la Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement, afin de favoriser la réalisation des objectifs de la deuxième Décennie.


Déclaration


Après l’adoption de ce texte, le représentant de l’Inde a rappelé l’attachement de son pays à l’objectif d’élimination de la pauvreté, invitant à ne pas relâcher les efforts déployés en vue d’y parvenir.  Il a indiqué avoir été surpris que ce texte ait pris du temps à être négocié.  L’élimination de la pauvreté est non seulement une nécessité économique, mais aussi un impératif moral, a-t-il argué.


Le projet de résolution publié sous la cote A/C.2/68/L.3 a été retiré de l’examen de la Deuxième Commission.


DÉVELOPPEMENT AGRICOLE, SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET NUTRITION


La Deuxième Commission a adopté à l’unanimité le projet de texte intitulé« 2016, Année internationale des légumineuses  » (A/C.2/68/L.20/Rev.1). 


Aux termes de ce texte, l’Assemblée générale déciderait de proclamer l’année 2016 Année internationale des légumineuses.  L’Assemblée inviterait l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en ayant à l’esprit les dispositions énoncées à l’annexe de la résolution 1980/67 du Conseil économique et social, à faciliter la célébration de l’Année, en collaboration avec les gouvernements, les organismes compétents, les organisations non gouvernementales et toutes les autres parties prenantes concernées.


Les délégations de la Deuxième Commission ont adopté à l’unanimité le projet de résolution intitulé « Journée mondiale des sols et Année internationale des sols » (A/C.2/68/L.52).


Par ce texte, l’Assemblée générale déciderait de proclamer le 5 décembre Journée mondiale des sols et l’année 2015 Année internationale des sols.  Aux termes de ce projet de résolution, l’Assemblée générale inviterait tous les États Membres, les organismes des Nations Unies et les organisations régionales et internationales, ainsi que la société civile, les organisations non gouvernementales et les particuliers à célébrer comme il se doit la Journée mondiale des sols et l’Année internationale des sols.


Après l’adoption de ce projet de résolution, le projet de texte A/C.2/68/L.21, portant sur le même point de l’ordre du jour de la Commission, a été retiré.


La Deuxième Commission a adopté sans vote, et tel qu’oralement amendé, le projet de résolution intitulé « Développement agricole, sécurité alimentaire et nutrition  »(A/C.2/68/L.56). 


En adoptant ce texte, l’Assemblée générale demanderait à la communauté internationale d’aider l’Afrique à mettre en œuvre les divers programmes qui relèvent du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique, en particulier le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine. 


Par ce projet de résolution, l’Assemblée générale demanderait que soit comblé l’écart entre les sexes en matière d’accès aux ressources productives dans l’agriculture, notant avec préoccupation que cet écart persiste pour de nombreux biens, intrants et services, et elle soulignerait la nécessité de consentir des investissements et des efforts accrus pour autonomiser les femmes, notamment les femmes vivant en milieu rural. 


Par ce texte, l’Assemblée générale insisterait sur la nécessité de réduire considérablement les pertes et les gaspillages de produits alimentaires après récolte et autres, dans toute la filière alimentaire, notamment en encourageant davantage les bonnes pratiques de récolte, la transformation agroalimentaire, les installations de stockage adaptées, le conditionnement des aliments et d’encourager des modèles de consommations viables.


Déclaration


Après action de la Commission sur ce texte dont elle était saisie, la représentante des États-Unis en a salué l’adoption et a rappelé que son pays est le plus grand bailleur de fonds en matière de soutien à la sécurité alimentaire.  Elle a aussi tenu à préciser que les États-Unis ne sont pas parties au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et que son pays ne saurait donc souscrire aux obligations qui découleraient du respect dudit Pacte.


Après l’adoption de ce projet de résolution, le projet de texte A/C.2/68/L.28, portant sur le même point de l’ordre du jour de la Deuxième Commission, a été retiré.


VERS DES PARTENARIATS MONDIAUX


Aux termes du projet de résolution intitulé « Vers des partenariats mondiaux: démarche fondée sur des principes pour le renforcement de la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et tous les partenaires intéressés, en particulier le secteur privé » (A/C.2/68/L.24/Rev.1), adopté par consensus par les délégations de la Deuxième Commission, tel qu’oralement amendé dans les versions anglaise et espagnole, l’Assemblée générale inviterait les organismes des Nations Unies à chercher, au moment d’envisager des partenariats, à collaborer de façon plus harmonieuse avec les entités du secteur privé, notamment les petites et moyennes entreprises. 


Par ce texte, l’Assemblée générale demanderait au Pacte mondial des Nations Unies de promouvoir les principes d’autonomisation des femmes et d’encourager ses réseaux locaux à faire connaitre les diverses manières dont les entreprises peuvent promouvoir l’égalité des sexes sur les lieux de travail, sur les marchés et dans les communautés.


Par ce texte, l’Assemblée générale prierait le Secrétaire général de l’ONU de continuer depromouvoir l’application effective des Directives pour la coopération entre les Nations Unies et le secteur privé.  Elle encouragerait la communauté internationale à renforcer les partenariats mondiaux en vue de l’intégration et de l’application, dans le cadre de partenariats, des dispositions du Pacte mondial pour l’emploi adopté par l’Organisation internationale du Travail (OIT), et de son appel à l’action concernant l’emploi des jeunes, conformément aux priorités et aux plans nationaux.


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