26/04/2013
Assemblée générale
AG/11365

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Assemblée générale                                         

Soixante-septième session                                  

74e séance plénière

et Débat thématique intitulé « Le règlement

pacifique des conflits en Afrique »

Matin & après-midi


Assemblée générale: Débat thématique intitulé « Le règlement pacifique des conflits en Afrique »


(Le résumé complet de la réunion sera disponible plus tard dans la journée)


Déclarations


M. GEORGE WILFRED TALBOT (Guyana), qui s’exprimait au nom des 14 États Membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a tenu à rendre hommage aux fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont le développement, a-t-il souligné, a été d’une importance capitale à une époque où le continent commençait à peine à émerger du colonialisme et était encore sous l’emprise de l’apartheid.  Il a cependant noté que les progrès de l’Afrique ne s’étaient pas faits sans péril et sans recul, en citant par exemple le génocide qui a eu lieu, en 1994, au Rwanda et qui demeure, a-t-il dit, emblématique des traumatismes que les conflits ont engendrés.


Le représentant a ensuite mis l’accent sur le rôle important que peut jouer la communauté internationale en vue d’appuyer l’architecture de paix et de sécurité en Afrique.  Il a également mis en exergue la nécessité critique, pour la communauté internationale, de fournir une assistance aux pays sortant d’un conflit, afin que ceux-ci puissent entamer leur développement et ne pas sombrer à nouveau dans le chaos.  En outre, le rôle de la communauté internationale est aussi de fournir aux pays africains une aide essentielle en vue d’alléger les obstacles qui empêchent ces pays de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  


« La CARICOM se tient aux côtés de l’Afrique afin que celle-ci puisse relever les défis auxquels elle doit faire face, à travers un processus dirigé par les pays africains eux-mêmes et dans leur propre intérêt », a souligné le représentant.  La coopération entre l’Afrique et la CARICOM est d’ailleurs multiple, a-t-il fait remarquer, en précisant qu’elle s’illustre, entre autres, par des contacts directs de plus en plus nombreux, ainsi que par des investissements privés.  La Communauté des Caraïbes renforce sa coopération avec l’Afrique dans les domaines des ressources humaines, de l’énergie et de l’agriculture et elle intensifie, aussi, ses relations diplomatiques et politiques avec le continent, a-t-il assuré.  La CARICOM estime que l’Afrique devrait occuper un siège permanent au sein d’un Conseil de sécurité réformé, afin de jouer un rôle accru dans la gouvernance économique mondiale, a-t-il dit avant de conclure.


M. TUVAKO N. MANONGI (République-Unie de Tanzanie) a rappelé que l’Union africaine avait créé l’« Architecture africaine de paix et de sécurité » pour anticiper, prévenir et apporter des réponses aux conflits sur le continent.  Ce mécanisme contribue au règlement pacifique des conflits en Afrique.  M. Manongi a ensuite déclaré que les causes profondes des conflits sur le continent ne se limitent pas à la pauvreté, à la mauvaise gouvernance ou aux divisions ethniques, elles résident également dans les différends frontaliers hérités de la colonisation et les divisions créées pendant la guerre froide.  À cela, s’ajoutent, a-t-il dit, les trafics d’armes conventionnelles, en particulier les armes légères et de petit calibre, les ingérences dans les affaires intérieures des États, y compris les incitations à des hostilités entre les partis politiques, au nom de la démocratie, des droits de l’homme et de l’état de droit. 


Les exploitations illégales des ressources naturelles contribuent aussi aux conflits en Afrique, a déploré M. Manongi.  La ruée illégale et honteuse d’acteurs locaux, régionaux ou internationaux pour une plus grande exploitation de ces ressources est une malédiction pour nos pays et une source de souffrances indicibles infligées à la population locale concernée, a-t-il soutenu.  Les ressources naturelles sont non seulement des causes de conflits mais elles font aussi obstacle aux efforts de règlement pacifique des crises.  La Tanzanie réaffirme son attachement au règlement pacifique des différends, à la médiation et à la réconciliation, a assuré son représentant.  Pour que les efforts de prévention des conflits aient un sens, ils doivent intégrer les éléments du développement durable, a estimé M. Manongi.  Avant de conclure, il s’est dit convaincu que l’Afrique était sur la bonne voie et qu’elle devait ainsi refuser d’être divisée, marginalisée et exploitée.  Elle doit aussi refuser d’être perçue comme un continent en lutte avec des conflits, car, a-t-il insisté, le temps est maintenant au nouveau panafricanisme et à la renaissance africaine.


Intervenant au nom de l’Union européenne, M. THOMASMAYR-HARTING a salué la détermination du continent africain en matière de règlement des différends.  Il a rappelé que l’Union européenne avait contribué, à hauteur d’un milliard d’euros, à la mise en place, en 2004, de l’infrastructure de paix de l’Union africaine.  Mettant l’accent sur « l’approche complète » de l’Union européenne en matière de règlement des confits, il a indiqué que l’Union européenne avait consacré 412 millions à la Somalie entre 2008 et 2013 pour l’aider à faire face aux défis auxquels elle est confrontée, en particulier la piraterie au large de ses côtes.  Pour ce qui est du Mali et du Sahel, le délégué de l’Union européenne a cité le lancement, le 18 février, de la mission de formation de l’Union européenne.  Il a également annoncé la reprise de l’aide humanitaire de l’Union européenne dans ce pays, avec le versement, prochainement, de 250 millions d’euros et la convocation d’une conférence sur la question à Bruxelles, à la mi-mai. 


Le règlement des problèmes du Mali nécessite une approche englobant l’ensemble du Sahel.  Il a également mentionné la contribution de l’Union européenne en faveur du processus de stabilisation en Guinée-Bissau et son appui à la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEAC) pour asseoir la paix dans cette région.  En ce qui concerne les Grands Lacs, il a jugé qu’il existait désormais une occasion unique de régler cette question.  Il a précisé que l’Union européenne a été un des principaux partenaires de la RDC, au cours de ces 10 dernières années, en matière de développement et de renforcement des capacités.  Il a fait remarquer qu’il incombait, en premier lieu, aux États d’assurer la protection des populations.  Il a déclaré par ailleurs qu’il était urgent de concentrer les efforts sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  La Commission de l’Union européenne et l’Union africaine se réunissent aujourd’hui sous la présidence conjointe du Président Jacob Zuma, de l’Afrique du Sud, et du Commissaire Jose Manuel Barroso pour leur sixième session annuelle Union européenne-Union africaine, notamment pour jeter les bases du prochain sommet entre les deux institutions, prévu en 2014. 


Intervenant au nom de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), M. YOUSSOUFOU BAMBA (Côte d’Ivoire) a déclaré que la célébration du cinquantenaire de l’Organisation continentale de l’Afrique, le mois prochain à Addis-Abeba, nous invite à réfléchir sur les voies et moyens de résoudre durablement les conflits.  Notant que 60% des questions inscrites à l’ordre du jour du Conseil de sécurité de l’ONU concernent l’Afrique, M. Bamba a estimé que l’absence de bonne gouvernance ou de la primauté du droit, la mauvaise gestion ou répartition inégale des ressources, les frontières artificielles héritées de la colonisation et la prolifération des armes légères représentaient les causes de ces conflits.  « Devant un tel diagnostic, l’Afrique ne doit pas perdre de vue sa responsabilité première dans le maintien de la paix et de la sécurité sur le continent, a-t-il dit.  C’est pourquoi, le représentant a appelé les Africains à agir de façon concertée pour recréer une nouvelle dynamique, développer de nouvelles stratégies et approches intégrées et globales, en impliquant tous les acteurs, les dirigeants, les femmes, les jeunes, les organisations régionales et internationales et celles de la société civile.  Il a souligné l’importance pour les États africains de s’approprier les processus de prévention et de résolution de conflits, ainsi que tous les enjeux de paix et de sécurité régionales, afin de créer les conditions propices qui pourront conduire au développement durable du continent. 


L’Afrique de l’Ouest a, dès 1977, mis en place le premier cadre de sécurité régionale sur le continent africain dénommé « ANAD », qui est un accord de non-agression et d’assistance en matière de défense, a rappelé M. Bamba.  Il a expliqué que l’ANAD préfigurait la CEDEAO en tant qu’outil de diplomatie préventive.  Il a précisé que la CEDEAO, au moment de sa création en 1975, avait pour principal objectif l’intégration économique des États membres.  Face aux crises politiques, la CEDEAO a dû progressivement accorder une place centrale aux questions de paix, de défense et de sécurité, a-t-il dit, en précisant que la CEDEAO était aujourd’hui capable d’intervention diplomatique mais aussi militaire en cas de menace majeure à la sécurité d’un État membre.  Le représentant a précisé que la CEDEAO avait mis en place, en 1999, un Protocole relatif au Mécanisme de prévention, de gestion, de règlement de conflits, de maintien de la paix et de la sécurité ainsi qu’un Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance.  Il a également cité l’adoption d’une convention visant à contribuer plus efficacement à la lutte contre la circulation des armes légères et de petit calibre.  Après plusieurs décennies de pratiques, a-t-il fait observer avant de conclure, la CEDEAO peut être créditée aujourd’hui d’une expérience incontestable dans la prévention et la résolution des crises.    


« Il ne fait aucun doute que c’est à l’Afrique et aux pays du continent de prendre en main leur avenir », a souligné M. CHITSAKA CHIPAZIWA (Zimbabwe).  Rappelant que l’Afrique avait parcouru, au cours de ces 50 dernières années, un chemin très difficile, il a fait remarquer que le continent luttait toujours, aujourd’hui, pour avoir un contrôle sur ses ressources économiques.  Ces ressources, a-t-il dit, profitent encore à d’autres continents.  Les pays africains ont entrepris de nombreux efforts pour prévenir les conflits ou pour assurer une médiation dans les conflits qui ont éclaté, a-t-il assuré. 


Malgré des gains dans le contexte de la paix et de la sécurité, notamment à travers la création d’un système d’alerte rapide sur le continent, il subsiste de nombreux défis, en particulier, dans le domaine de la réduction de la pauvreté.  Il a émis l’espoir que les efforts déployés permettront au continent de progresser.  La communauté internationale devrait y apporter un appui.  « La convocation de réunions de haut niveau en marge de l’Assemblée générale souligne l’importance que les Nations Unies accordent à l’Afrique », a-t-il dit, tout en plaidant pour davantage de consultations entre l’ONU et l’Union africaine.


Le représentant a ensuite mis l’accent sur le rôle des organisations régionales, qui sont devenues, a-t-il souligné, des éléments importants pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales à travers leur connaissance de la région et des conflits qui y éclatent.  « Il est important que l’ONU et ses institutions puissent déléguer leurs responsabilités », a-t-il souligné.  C’est pourquoi, il a insisté pour que les organisations régionales soient appuyées, et non écartées par le Conseil de sécurité.  


Il a également plaidé pour le renforcement des liens entre le Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU, sans toutefois remettre en cause la responsabilité du Conseil de sécurité et du mandat qui lui est confié par la Charte des Nations Unies.  Ces deux organes, a-t-il souhaité, doivent coordonner leurs activités.  Pour ce faire, il a considéré que le Conseil de sécurité devrait être « représentatif des intérêts de tous ».  La majorité des questions examinées par le Conseil de sécurité, a-t-il fait observer, relèvent de l’Afrique or la représentation de celle-ci est à peine d’un cinquième de ses membres.  La demande faite par les États Membres africains visant à attribuer à l’Afrique deux sièges permanents dotés du droit de véto et de deux sièges non permanents est bien connue, a-t-il rappelé.


M. HERMENEGILDE NIYONZIMA (Burundi) a rappelé que son pays, après quatre décennies de conflits récurrents, avait renoué avec la paix et la sécurité en 2005 grâce aux appuis multiformes de la communauté internationale.  Il a assuré que le peuple burundais avait été assagi par les souffrances de la guerre.  Il a remercié l’Union africaine d’avoir désigné l’ancien Président de la République du Burundi, M. Jean-Pierre Buyoya, comme Haut-Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel.  Rappelant qu’il n’y a pas de paix sans développement et pas de développement sans paix, le représentant du Burundi a indiqué que son pays avait récemment présenté à ses partenaires au développement, à Genève, le Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLP II).  Il a remercié la communauté internationale pour les appuis financiers promis lors de la Conférence de Genève.  Il a demandé le déblocage rapide de ces fonds, afin de pouvoir venir en aide aux populations.  L’extrême pauvreté se montre de plus en plus comme une menace à cette paix laborieusement retrouvée.


M. OCTAVIO ERRÁZURIZ(Chili) a réaffirme l’obligation des États de régler leurs différends de manière pacifique en s’appuyant sur la Charte des Nations Unies.  Il a salué la volonté de régler des conflits en recourant aux mécanismes de droit international.  La coopération Sud-Sud, a-t-il souligné, est importante pour promouvoir la sécurité, la paix et la stabilité sur le continent africain.  Il a salué les progrès réalisés par l’Afrique en matière de démocratie depuis les années 1990.  La Charte de la démocratie dont s’est dotée l’Union africaine représente un progrès significatif, a-t-il dit.  Il est également important que les Nations Unies renforcent leur coopération avec les organisations régionales africaines, en vertu du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies.  La Commission de la consolidation de la paix (CCP) joue, a-t-il estimé, un rôle crucial pour appuyer les efforts de l’Afrique en faveur des pays sortant d’un conflit.  Le représentant a appuyé l’appel des pays africains pour une meilleure représentation du continent africain au sein d’un Conseil de sécurité reformé.  Le Chili est déterminé, a-t-il assuré, à travailler avec les pays africains et l’Union africaine dans tous les domaines d’intérêts communs.


M. LI BAODONG (Chine) a salué les progrès importants réalisés en Afrique en matière de paix, de sécurité et de développement, tout en reconnaissant que la situation continuait d’être instable dans certaines régions du continent.  Il a souligné la nécessité pour la communauté internationale d’appuyer tous les efforts entrepris par l’Afrique pour régler ses conflits par le biais du dialogue et de la consultation.  Le représentant a appelé la communauté internationale à tirer les leçons des conséquences humanitaires catastrophiques de l’intervention en Libye, sous le prétexte d’une intervention humanitaire.  L’ONU doit renforcer sa coopération avec l’Union africaine, a insisté le représentant de la Chine avant d’appeler à prêter une plus grande attention aux causes profondes des conflits qu’elles soient historiques, territoriales, ethniques ou autres.  L’année dernière, a-t-il rappelé, la Chine avait organisé la cinquième réunion ministérielle sur les partenariats entre la Chine et l’Afrique en matière de sécurité et s’était engagée, à cette occasion, à apporter un soutien financier à l’Afrique.  


M. FRANCIS DENG (Soudan du Sud) a estimé qu’il y avait de nombreuses raisons de saluer les progrès réalisés par l’Afrique, en cinq décennies, mais il a, néanmoins, reconnu que la prévention des conflits et leur règlement demeuraient « à la traîne ».  Il a ensuite mis l’accent sur les causes sous-jacentes de ces conflits, en particulier sur le non-respect de la diversité des groupes ethniques et sur les disparités sur lesquelles étaient fondées le colonialisme et qu’il a, malgré tout, entretenues. 


Il a ensuite fait remarquer qu’il persistait, au sein du monde politique, une tendance visant à ne pas reconnaître l’identité comme étant un facteur de conflit, au même titre que l’accès aux ressources énergétiques, par exemple.  En effet, certains groupes demeurent exclus d’un accès à ces ressources, en raison de leur appartenance ethnique.  Les sciences sociales, a-t-il dit, démontrent que l’identité n’est pas forcément ce que l’on est mais la manière dont les individus sont perçus.  « La façon dont on gère l’identité est cruciale dans la prévention et le règlement des conflits », a insisté le représentant, en rappelant que les processus inclusifs étaient le fondement même de tout dialogue.


« L’Afrique a beaucoup progressé.  Sa décolonisation est l’une des manifestations parmi les plus significatives de l’OUA mais, a-t-il dit, l’expérience montre qu’on a besoin d’une complémentarité entre les organisations régionales ou sous-régionales et les Nations Unies.  C’est pourquoi, a-t-il souligné, il est important qu’il y ait un plus grand partage des responsabilités entre l’ONU et l’Union africaine.


M. FERNANDO ARIAS (Espagne) a fait remarquer que « les évènements en Afrique transcendent la sphère régionale et acquièrent une dimension globale ».  La bonne gouvernance, la sécurité et le développement sont plus liés que jamais et les efforts conjoints de la communauté internationale sont nécessaires pour combiner ces trois éléments.  L’Espagne, a rappelé le représentant, appuie l’architecture de paix et de sécurité adoptée par l’Union africaine en 2002.  Elle a signé, en 2009, un accord de coopération avec l’Union africaine pour un montant de 30 millions d’euros, dont 40% étaient dédiés au secteur de la paix et de la sécurité.  L’Espagne a également un programme de coopération avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a rappelé son représentant.


En outre, a expliqué M. Arias, l’Espagne contribue depuis 1989 aux missions internationales de paix en Afrique, dans le cadre de l’ONU, de l’Union européenne et de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).  Ces dernières années, sa présence a été particulièrement significative dans la corne de l’Afrique, en Libye et au Sahel.  Répondant à la crise malienne, l’Espagne a fourni un avion C-130 pour transporter des troupes, des ressources et du matériel dans la région et ravitailler en carburant l’opération française Serval et la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).  En conclusion, le représentant a estimé que le règlement pacifique des conflits en Afrique et dans le reste du monde passait par le renforcement des mécanismes de la diplomatie préventive et de la consolidation de la paix.  En septembre dernier, l’Espagne avait lancé, conjointement avec le Maroc, une initiative pour promouvoir la médiation dans la région Méditerranée.  De même, l’Espagne parraine le Dialogue des civilisations.


M. MARTEN GRUNDITZ (Suède) a indiqué que son pays contribuait aux efforts visant le règlement pacifique des conflits et le développement en Afrique en fournissant des observateurs militaires, des hommes et femmes officiers de police, ainsi que du personnel civil, dans plusieurs opérations de paix des Nations Unies et de l’Union européenne.  La Suède, a-t-il ajouté, joue un rôle clef en matière d’aide humanitaire pour l’Afrique et contribue considérablement aux budgets des fonds et programmes des Nations Unies dans ce domaine.  Le représentant a indiqué que son pays avait également conclu des accords bilatéraux de coopération en faveur du développement avec plusieurs pays africains. 


M. Grunditz a ensuite rappelé qu’en temps de conflit, les gouvernements nationaux ont la responsabilité première de protéger les civils, notamment des actes de violence sexuelle liés aux conflits qui pourraient constituer des crimes de guerre.  Il ne doit pas y avoir d’impunité, a-t-il insisté.  Le délégué de la Suède a par ailleurs invité à prendre en compte le rôle des acteurs non étatiques lorsque les dirigeants élus ne respectent pas les droits des autres parties.  Il a encouragé la participation active des femmes aux processus de paix.  Enfin, il a rappelé que la Suède présidait actuellement la configuration de pays du Libéria à la Commission de consolidation de la paix, pays pour lequel un projet pilote de New Deal est mené en lien avec les États-Unis. 


À SUIVRE…


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