07/05/2012
Conseil de sécurité
SC/10640
AFR/2386

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA GUINÉE-BISSAU


On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, M. Agshin Mehdiyev (Azerbaïdjan):


Le 7 mai 2012, les membres du Conseil de sécurité ont écouté des exposés de Joseph Mutaboba, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS), et de l’Ambassadrice Maria Luiza Viotti, Présidente de la formation Guinée-Bissau de la Commission de consolidation de la paix, et entendu des déclarations du Ministre des affaires étrangères, de la coopération internationale et des communautés de la Guinée-Bissau, du Ministre angolais des affaires étrangères en sa qualité de Président de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de la Commissaire chargée des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  Ces exposés et déclarations ont été suivis d’échanges avec M. Mutaboba, les deux ministres et la Commissaire de la CEDEAO.


Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé la déclaration de leur présidente en date du 21 avril 2012 (PRST/2012/15), dans laquelle ils ont vigoureusement condamné le coup d’État militaire en Guinée-Bissau et exigé le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel et du gouvernement légitime de la Guinée-Bissau, et la reprise du processus électoral interrompu par le coup d’État.


Les membres du Conseil de sécurité ont accueilli avec satisfaction la libération du Président par intérim, Raimundo Pereira, et du Premier Ministre, Carlos Gomes Júnior, et exigé que tous les autres responsables détenus soient libérés immédiatement et sans conditions.  Les membres du Conseil se sont déclarés profondément préoccupés par les informations faisant état de pillages, de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, notamment de détentions arbitraires, de mauvais traitements infligés aux détenus et de la répression violente de manifestations pacifiques, et ont rappelé que les auteurs de ces violations devront répondre de leurs actes.  Les membres du Conseil se sont également déclarés vivement préoccupés par les risques d’intensification du trafic de stupéfiants du fait de l’instabilité qui règne dans le pays.


Les membres du Conseil de sécurité ont salué les initiatives prises par les partenaires internationaux en vue de dénouer la crise actuelle en Guinée-Bissau, notamment les efforts de médiation de la CEDEAO, et ont prié celle-ci, agissant en coordination avec l’Organisation des Nations Unies, l’Union africaine, la CPLP, l’Union européenne et d’autres partenaires internationaux, de faire en sorte que les questions cruciales que sont, notamment, la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, la lutte contre l’impunité, la lutte contre le trafic de stupéfiants et la promotion du développement socioéconomique, soient bien prises en compte dans la stratégie de stabilisation à long terme.


Les membres du Conseil de sécurité ont affirmé leur détermination à continuer de suivre de près la situation en Guinée-Bissau et se sont déclarés à nouveau prêts à envisager d’imposer des sanctions ciblées contre les auteurs du coup d’État militaire et leurs partisans si la crise n’est pas réglée.


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