18/12/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE RAPPORT « SITUATION ET PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE 2013 »


« La croissance de l’économie mondiale, qui s’est considérablement ralentie au cours de l’année 2012, devrait rester anémique en 2013 et 2014 », ont estimé aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse au Siège de l’ONU à New York, la Sous-Secrétaire générale chargée du développement économique au Département des affaires économiques et sociales (DAES), Mme Shamshad Akhtar, et le Directeur de la Division de l’analyse des politiques de développement de ce même Département, M. Rob Vos.  Il faudra au moins cinq ans avant que l’Europe et les États-Unis ne compensent les pertes d’emplois causées par la récession de 2008-2009, ont-ils prévenu.  


Les deux économistes présentaient la première partie du rapport intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale 2013 ».  Ils ont souligné que les taux de croissance attendues de 2,4% en 2013 et de 3,2% en 2014, soit une baisse importante par rapport aux prévisions d’il y a six mois, ne suffiront pas à surmonter la crise de l’emploi que tant de pays traversent encore. 


Les nombreuses économies en récession dans la zone euro affichent en 2012 un taux de chômage moyen de 12%.  Avec un quart de la population active au chômage, l’Espagne et la Grèce sont les plus touchés.  Seuls l’Autriche, l’Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas ont des taux de chômage tournant aux environs de 5%. 


Avec une croissance qui ne devrait pas dépasser 1,7% en 2013, les États-Unis ont connu une légère baisse du chômage dont le taux est passé en dessous de 8% en septembre dernier.  Mais la part du chômage de longue durée a atteint les niveaux historiques de 40,6%, plus de six mois, et 31,4%, pour plus d’un an.


« Les mesures d’austérité budgétaire combinées à des politiques monétaires expansionnistes ont été très peu efficaces pour relancer la croissance économique et la création d’emplois », a commenté le Directeur de la Division de l’analyse des politiques de développement. 


Avec sa collègue du DAES, il a jugé nécessaire de coordonner les politiques budgétaires, au niveau international, et de les assortir de politiques structurelles qui encouragent la création directe d’emplois et la croissance verte.  Il faut aussi une meilleure coordination des politiques monétaires et une réforme accélérée des secteurs financiers, afin d’endiguer la volatilité des taux de change et des mouvements des capitaux qui plombent les perspectives économiques des pays en développement.


La plupart des pays à bas revenu s’en sortent relativement bien pour le moment, a constaté le Directeur de la Division de l’analyse des politiques de développement.  La croissance africaine, qui devrait tout de même connaître une baisse de 5% en 2012 à 4,8% en 2013, s’explique par les bonnes performances des exportateurs de pétrole, les dépenses consacrées aux infrastructures et les liens commerciaux toujours plus nombreux avec les économies asiatiques.


Mais, a prévenu M. Rob Vos, ces pays pourraient bientôt souffrir des retombées négatives du ralentissement économique tant dans les pays développés que dans ceux à revenu intermédiaire.  Les moteurs régionaux de la croissance que sont la Chine et l’Inde ont en effet baissé de régime. 


L’ensemble du rapport intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale 2013 » sera publié au début de l’année prochaine par le Département des affaires économiques et sociales (DAES) de l’ONU, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et les cinq commissions régionales des Nations Unies.  On peut y accéder par le lien suivant http://www.un.org/en/development/desa/policy/wesp/index.shtml.


Pour toute information supplémentaire, veuillez contacter Newton Kanhema, 1 (212) 963-5602, kanhema@un.org, Département de l’information (DPI).  


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