16/11/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA REPRÉSENTANTE SPÉCIALE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

POUR LA RÉDUCTION ET LA PRÉVENTION DES RISQUES DE CATASTROPHE


Mme Margareta Wahlström, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction et la prévention des risques de catastrophe, a insisté sur la nécessité d’intégrer l’atténuation du risque de catastrophe au cadre général de planification du développement des pays.


« De plus en plus de catastrophes naturelles vont se produire », a averti Mme Wahlström qui intervenait dans le cadre d’une conférence de presse organisée cet après-midi au Siège de l’ONU.


« Des évènements météorologiques tels que l’ouragan Sandy ne sont pas des aberrations, mais sont directement liés aux effets des changements climatiques.  Tous les pays sont exposés à ce risque, qu’ils soient riches ou pauvres, et la communauté internationale doit se tenir prête à faire face à d’autres catastrophes de ce genre », a averti la Représentante spéciale.


Mme Wahlström a signalé que dans nombre de pays qui connaissent un essor économique, le risque de catastrophe et le développement économique sont étroitement liés.  En Asie et en Afrique notamment, l’investissement dans l’infrastructure doit prendre en compte le risque de catastrophe, lié par exemple à l’érosion du littoral ou au risque d’inondation.  En outre, a-t-elle fait observer, les zones côtières, qui contribuent de façon notable à la croissance économique et qui connaissent une augmentation rapide de la population, sont particulièrement vulnérables.


« Au niveau politique, il importe donc que le développement durable intègre de manière évidente la préparation au risque de catastrophe », a souligné la Représentante spéciale qui a précisé qu’au cours des 30 dernières années les catastrophes naturelles ont provoqué des milliards de dollars en pertes économiques et financières.


Elle a également exhorté les entreprises et les citoyens à adopter eux aussi des mesures d’atténuation du risque de catastrophe.


Mme Wahlström a ensuite cité en exemple la Chine, l’Indonésie ou encore le Viet Nam qui, a-t-elle expliqué, conscients de la vulnérabilité de leurs économies florissantes aux dangers posés par les catastrophes, ont établi des systèmes de protection.


Elle a également parlé de la ceinture verte, « projet visionnaire » par l’intermédiaire duquel plusieurs pays africains, en plantant des arbres le long de la bande sahélienne, espèrent combattre l’érosion des sols et la désertification.


À une question posée au sujet de la réponse de l’ONU lors de passage de l’ouragan Sandy, Mme Wahlström a indiqué que bien que le niveau de préparation et la communication aient été excellents à New York, il n’en demeure pas moins que les zones urbaines sont extrêmement dépendantes des technologies modernes et des installations qui les accompagnent.  De ce fait, a-t-elle fait observer, les métropoles urbaines sont plus vulnérables de nos jours qu’elles ne l’étaient il y a 100 ans.  En cas de panne d’électricité par exemple, on ne sait plus comment fonctionner.


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