05/11/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU Rapporteur spÉcial sur les formes contemporaines de racisme,

de discrimination raciale, de xÉnophobie et de l’intolÉrance qui y est associÉe


L’Internet est devenu l’outil, par excellence, de propagation d’idées racistes par des individus ou des groupes politiques, a affirmé, cet après-midi, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York, le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, M. Mutuma Ruturee.


« Ces groupes utilisent l’Internet pour recruter des membres, notamment des jeunes, pour diffuser leur idées », a-t-il expliqué, ajoutant que la toile posait par conséquent des « défis à la communauté internationale » dans le cadre de sa lutte contre ces phénomènes.


M. Ruturee avait auparavant présenté devant la Troisième Commission de l’Assemblée générale, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, deux rapports, l’un sur l’utilisation de l’Internet pour la propagation d’idées racistes et xénophobes*, l’autre sur le caractère inacceptable de certaines pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme et de discrimination, notamment par des groupes politiques**.


Dans ce contexte, a-t-il plaidé, les pays doivent envisager le recours à des législations pour sanctionner la propagation d’idées racistes, y compris par la mise en place d’un outil de régulation des contenus racistes sur l’Internet.


De son côté, la communauté internationale dans son ensemble, mais aussi les organisations régionales et sous-régionales doivent adopter ou appliquer des cadres internationaux existants pour combattre ces phénomènes, en particulier, la Déclaration et le Programme d’action de Durban.


La question des groupes racistes, xénophobes et extrémistes nécessite aussi que les États prennent des initiatives pour en limiter l’impact ou la croissance, a-t-il aussi souligné, tout en reconnaissant les complexités légales et techniques de telles mesures législatives.  Cependant, toutes ces mesures combatives doivent absolument inclure les victimes de ces phénomènes, a-t-il ajouté.


Interrogé sur les questions de discrimination et d’islamophobie croissante dans le monde, M. Ruturee a estimé que la situation des Roms dans les pays de l’Union européenne constituait à ses yeux un exemple typique de discrimination à l’encontre d’une minorité ethnique.


Tout en exprimant sa préoccupation, il a dit maintenir des « échanges avec les responsables européens à ce sujet ».  Quant à l’islamophobie, il a affirmé qu’il y consacrerait un rapport thématique très prochainement.


* A/67/326

** A/67/328

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