2/11/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE NOVEMBRE ET REPRÉSENTANT PERMANENT DE L ’INDE


« Le programme de travail pour le mois de novembre est traditionnellement chargé et 2012 ne dérogera pas à la règle », a averti le Président du Conseil de sécurité pour ce mois-ci et Représentant permanent de l’Inde auprès des Nations Unies qui présentait, cet après-midi, devant la presse, le programme de travail mensuel du Conseil dont il a également évoqué la réforme.


M. Hardeep Singh Puri a indiqué que la situation au Mali ne figure pas pour l’instant au programme de travail; le rapport du Secrétaire général n’étant attendu que le 26 novembre.


Le nouveau Président du Conseil a annoncé que la réunion sur les femmes, la paix et la sécurité, qui n’avait pu se tenir le 29 octobre dernier à cause de l’ouragan Sandy, a été reportée au 30 novembre. 


S’agissant de la crise en Syrie, objet des consultations prévues le 6 novembre, le Représentant permanent de l’Inde a dit s’attendre à la participation du Représentant spécial conjoint pour la Syrie, M. Lakhdar Brahimi, ou du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman.


Le lendemain, le Conseil devrait entendre, au cours d’une réunion d’information, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda, sur la situation en Libye.  Le 13, il a prévu un débat sur la Bosnie-Herzégovine.


Ce mois-ci, le Conseil tiendra, outre le débat public sur les femmes, la paix et la sécurité, deux réunions de ce type: le 19, sur la lutte contre la piraterie et le 29, sur les méthodes de travail.


Le Représentant permanent a dit ne pas voir comment l’élection du Rwanda en tant que membre non permanent du Conseil pour deux ans, à partir du 1er janvier 2013, pourrait « avoir d’incidence sur les vues que le Conseil peut avoir sur une situation donnée ».


Le Président du Conseil a été amené à réaffirmer la position de son pays sur la réforme du Conseil de sécurité.  « Sa composition actuelle ne reflète pas les réalités géopolitiques contemporaines », a-t-il dit, en s’étonnant que l’Afrique, ainsi que l’Amérique du Sud et les Caraïbes, n’aient pas de siège permanent.


Il a pris l’exemple de la paralysie du Conseil sur le dossier syrien, pour souligner l’« urgence » de la réforme du Conseil.  « Parmi les cinq membres permanents actuels, un ou deux pays auraient bien du mal à justifier leur présence », a affirmé M. Singh Puri, qui a plaidé pour l’élargissement de la composition du Conseil à 25 membres, tant dans la catégorie des membres permanents que dans celle des membres non permanents.


« Le Conseil devrait s’ouvrir aux pays qui ont du poids sur la scène internationale et qui sont désireux de participer au maintien de la paix et de la sécurité internationales », a-t-il poursuivi, avant d’inviter les pays qui le souhaitent, y compris le Pakistan, à présenter leur candidature.


Quant aux améliorations à apporter aux méthodes de travail du Conseil de sécurité, M. Singh Puri a plaidé pour davantage de transparence et un réexamen de l’exercice du droit de veto.


« Si le droit de veto doit être préservé, les conditions de son utilisation doivent être redéfinies, notamment en ce qui concerne les violations massives des droits de l’homme », a conclu M. Singh Puri, rappelant l’inaction du Conseil lors du génocide au Rwanda en 1994.


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