01/11/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE DU CHEF DE CABINET, DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT À LA S Û RETÉ ET À

LA SÉCURITÉ ET DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT À LA GESTION APRÈS LE PASSAGE DE L’OURAGAN SANDY


Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon a chargé son Chef de cabinet, Mme Susanna Malcorra, de dresser le bilan du passage de l’ouragan Sandy et de tirer les enseignements nécessaires sur la façon dont l’Organisation a fait face aux intempéries en faisant des recommandations pour améliorer les procédures d’urgence. 


Aujourd’hui, lors d’une conférence de presse à laquelle participaient également M. Gregory Starr, Secrétaire général adjoint à la sûreté et à la sécurité, et M. Yukio Takasu, Secrétaire général adjoint à la gestion, Mme Malcorra a souligné l’importance de tirer les leçons des événements.  Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a-t-elle précisé, a été en contact avec le maire de New York, M. Michael Bloomberg, et il s’est aussi entretenu avec les gouverneurs des États de la région, ainsi qu’avec les chefs d’État des pays des Caraïbes touchés par l’ouragan Sandy.  M. Ban a demandé aux institutions de l’ONU basées dans la région des Caraïbes –au Bureau de coordination des affaires humanitaires et à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) en particulier– de redoubler d’efforts et de s’assurer que l’ONU faisait de son mieux pour aider les populations de ces pays.


En ce qui concerne le Siège de l’ONU, il était évident dès mardi matin que celui-ci avait subi des dégâts non négligeables à cause d’une crue plus importante que prévue.  Ces dégâts concernent essentiellement les sous-sols, qui ont été en partie inondés et où des problèmes électriques ont entraîné la mise hors service des refroidisseurs du système d’air conditionné.  Les télécommunications ont aussi été affectées.  Par ailleurs, le vent a déchiré la bâche en plastique protégeant le dôme de l’Assemblée générale, tandis que l’entrée du même bâtiment a aussi subi des dégâts.  L’imprimerie a été endommagée, ainsi que le local de réception des livraisons, et un certain nombre de véhicules ont été en partie noyés dans le garage.


Un début d’incendie s’est produit dans les commandes des refroidisseurs à la suite de leur arrêt, et la décision a alors été prise de couper le courant dans l’ensemble du bâtiment du Secrétariat afin d’éviter une propagation du sinistre.  Le coût principal des dégâts concerne le système de refroidissement d’air conditionné.  Des contacts ont déjà eu lieu avec les compagnies d’assurance à ce sujet, a précisé l’équipe de Mme Malcorra, qui ne pouvait, à ce stade, donner une estimation chiffrée des dégâts.


M. Starr a démenti que le Conseil de sécurité ait dû déménager du Siège, en indiquant seulement que celui-ci s’était réuni mercredi après-midi dans le bâtiment provisoire de la pelouse Nord (« North Lawn Building »).  « Le Secrétariat ne fonctionne pas encore à plein régime mais, comme l’ouragan a pris fin mardi matin, je crois que nous avons effectué des efforts remarquables pour que le Conseil de sécurité puisse se remettre au travail mercredi et pour que nous puissions avoir le niveau de fonctionnement que nous avons ce jeudi », a-t-il souligné, tout en reconnaissant que des difficultés demeuraient dans les systèmes de communication.  Ces difficultés, a souligné M. Starr, doivent être examinées à la loupe.  C’est l’une des tâches principales du groupe de réflexion auquel il participe, a-t-il précisé.


Pour M. Takasu, le système de gestion d’urgence a fonctionné raisonnablement bien, compte tenu du fait que cette situation était sans précédent.  Il a expliqué les précautions qui avaient été prises avant l’arrivée de l’ouragan, en citant notamment la vérification des conduits d’évacuation et des groupes électrogènes ou le calfeutrage général à l’aide de sacs de sable.  Les dégâts, a-t-il assuré, ont ainsi pu être largement limités.


En réponse à une question d’un journaliste sur les problèmes de télécommunications et de fonctionnement de l’Internet notamment, Mme Malcorra a reconnu que l’une des leçons à retenir d’ores et déjà avait trait au fait qu’il s’agissait d’une question clef.  « Nous cherchons à voir comment nous pourrions faire de sorte que ce soit prioritaire.  Il est évident que l’on s’appuie sur l’aspect traditionnel du courrier électronique, une approche bureautique classique.  C’est quelque chose qu’il nous faut repenser », a-t-elle dit.  Interrogés enfin sur l’impact que l’ouragan Sandy avait pu avoir sur la rénovation en cours du Siège et le calendrier établi pour la réinstallation dans le bâtiment principal du Secrétariat, les trois responsables ont estimé qu’aucun dégât n’avait été constaté. 


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