01/06/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU CHARGÉ D’AFFAIRES DE LA MISSION PERMANENTE

DE LA SOMALIE AUPRÈS DES NATIONS UNIES


M. Omar Jamal, Chargé d’affaires à la Mission permanente de la Somalie auprès des Nations Unies, a indiqué, aujourd’hui, que la Conférence d’Istanbul avait été l’occasion pour le Gouvernement fédéral de transition somalien, la diaspora et les sages de réaffirmer leur engagement à adopter une constitution provisoire, à mettre sur pied un nouveau parlement et à désigner un président d’ici le 20 août 2012, date convenue pour la fin de la période de transition.


« La feuille de route a été confirmée », a fait savoir M. Jamal qui intervenait au cours d’une conférence de presse tenue au Siège des Nations Unies à New York.


Intitulée «  Préparons l’avenir de la Somalie: les objectifs pour 2015 », la Conférence d’Istanbul s’est tenue les 31 mai et 1er juin 2012, sous l’égide du Gouvernement turc et des Nations Unies.  Cible d’une tentative manquée d’assassinat, il y a deux jours, le Président somalien, M. Sharif Cheik Ahmed, a pu assister à la Conférence aux côtés du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, et de représentants d’organisations régionales, des États impliqués dans le dossier somalien, des entités régionales et de la société civile somalienne.


La Conférence s’inscrit dans la continuité de la Conférence de Londres de février 2012 qui s’est tenue pendant une période marquée par une amélioration de la situation sécuritaire en Somalie et la perspective de la mise en place de nouvelles institutions d’ici à la fin de la période de transition, le 20 août 2012.


Qualifiant la Conférence d’Istanbul de « très réussie », M. Omar Jamal a espéré qu’elle sonnerait le « retour du pays ».  « Cette Conférence est un grand succès et confirme que la Somalie est en train de renaître après plus de 20 ans de guerre », a-t-il insisté.


Le Chargé d’affaires a aussi indiqué que le Secrétaire général de l’ONU avait plaidé pour que la communauté internationale aide son pays à renforcer ses forces de sécurité.  Il a rappelé que son gouvernement réclame la levée de l’embargo sur les armes pour pouvoir repousser les rebelles du groupe Al-Chabab et donner aux gardes côtes la capacité de refouler les pirates.


M. Jamal a parlé du cas de la société de télécommunication Hormuud qui, a-t-il dit, n’a rien à voir avec le groupe Al-Chabab et encore moins avec le terrorisme.  L’inscrire sur la Liste des entités auxquelles s’appliquent les sanctions serait « une grave erreur ».


La faillite de cette société, a-t-il averti, provoquerait un énorme chaos économique et beaucoup de chômage.  Ce serait vraiment désastreux d’un point de vue financier.


Quant aux informations de la Banque mondiale sur la disparition d’une somme de 130 millions de dollars des caisses de l’État, le Chargé d’affaires a affirmé que son gouvernement suit de très près l’affaire.  « Sans vouloir justifier quoi que ce soit, il faut tout de même garder à l’esprit que la Somalie est encore un pays en convalescence », a-t-il néanmoins commenté.


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