01/06/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE D’ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES

SUR LA CONFÉRENCE RIO+20 SUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE


Les États qui seront réunis dans trois semaines à Rio, lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio+20 », devront défendre des objectifs de développement durable ambitieux, appuyés notamment par des accords de mise en œuvre spécifiques visant à assurer la survie des océans, ont affirmé, ce matin devant la presse, des organisations non gouvernementales (ONG).


« Nous avons besoin d’un véritable plan de sauvetage mondial », a déclaré M. Rajiv Joshi, de Global Call to Action against Poverty (CGAP), lors d’une conférence de presse conjointe, au Siège des Nations Unies, à New York, en marge d’une dernière série de négociations informelles entre les gouvernements en vue d’élaborer un projet de document final de la Conférence sur le développement durable, qui aura lieu à Rio de Janeiro, au Brésil, du 20 au 22 juin prochain.


Un domaine central des pourparlers concerne le processus d’élaboration d’objectifs de développement durable (ODD), lesquels seraient appelés à succéder aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), dont le terme est prévu en 2015.


M. Joshi, qui était accompagné de M. Rémi Parmentier, de High Seas Alliance, et de M. Thomas Forster, d’International Partners for Sustainable Agriculture, a mis en garde contre le peu de temps qui reste jusqu’au début de la Conférence Rio+20, et l’« impasse » qui menace les négociateurs pour parvenir à des accords et un manque de participation de la part de dirigeants de grands États.


Le « retard n’est pas une option », a-t-il déclaré.  Les représentants de ces trois ONG ont convenu que la volonté politique, de même que la participation des dirigeants mondiaux, étaient essentiels à la fois pour élaborer un ensemble d’objectifs et pour signer un accord sur leur mise en œuvre.


Pour M. Parmentier, la bonne nouvelle est qu’une grande coalition de gouvernements et de groupes régionaux se sont prononcés en faveur d’un tel accord de mise en œuvre, dont des acteurs majeurs comme l’Union européenne et des nations aussi diverses que l’Afrique du Sud, l’Inde, le Mexique et un grand groupe de petits États insulaires en développement (PEID).  Seuls quatre pays ont jusque-là exprimé leur opposition à un tel accord, mais ils sont importants, a-t-il dit, en citant les États-Unis, la Fédération de Russie, le Japon et le Canada.


M. Parmentier a exhorté ces pays à rejoindre le reste de la communauté internationale.  « Nous avons besoin de cet accord », a-t-il lancé.


S’exprimant sur la nécessité de définir un objectif de développement durable sur la conservation des océans, il a rappelé que 70% de la surface de la terre couverte par les mers, 60% de cette superficie se trouvant au-delà des juridictions nationales


Des océans sains constituent un apport essentiel aux trois piliers du développement durable, estime le représentant de High Seas Alliance.  Selon l’organisation, la dégradation des écosystèmes marins et l’incapacité à conserver la biodiversité marine ont des conséquences économiques, sociales et écologiques importantes. 


Tout résultat à Rio, a fait remarquer M. Parmentier, devrait appeler les pays à entamer des négociations d’une manière urgente dans le cadre du droit de la mer pour la préservation de la biodiversité dans les fonds marins.  Il devrait également viser l’élimination des subventions pour la pêche commerciale et favoriser la lutte contre la pêche illégale.


M. Forster a, de son côté, mis l’accent sur la nécessité de définir des objectifs dans le domaine de la sécurité alimentaire et de l’agriculture durable.


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