03/04/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

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CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS D’AVRIL, MME SUSAN RICE


La Représentante permanente des États-Unis auprès des Nations Unies, Mme Susan Rice, dont le pays préside le Conseil de sécurité pendant le mois d’avril, a présenté cet après-midi à la presse, le programme de travail mensuel du Conseil, marqué par un débat public, le 25 avril, sur les flux transfrontaliers illicites.  Les 15 membres du Conseil examineront aussi, entre autres, les situations conflictuelles en Syrie, au Mali, au Soudan et au Soudan du Sud.


L’objectif du débat consacré à la lutte contre les flux transfrontaliers illicites, a dit Mme Rice, lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies, à New York, est d’attirer l’attention sur le large éventail d’activités que mène l’ONU dans ce domaine et d’aider les États à faire une meilleure utilisation des différentes formes d’assistance qu’offre l’Organisation dans la lutte contre les trafics transfrontaliers d’armes, de drogues et de personnes. 


Cette réunion, au cours de laquelle le Secrétaire général devrait s’exprimer, pourrait aboutir à l’adoption d’une résolution ou d’une déclaration présidentielle.


Auparavant, le 19 avril, le Conseil aura entendu un exposé du Secrétaire général sur la non-prolifération nucléaire, le désarmement et la sécurité.  Cette réunion, qui a lieu après le Sommet de Séoul sur la sécurité nucléaire, le mois dernier, sera l’occasion de faire le point sur l’évolution de cette question depuis le débat au sommet du Conseil de sécurité, en septembre 2009, qu’avait présidé le Président Barack Obama, des États-Unis, et de maintenir, en la matière, l’engagement du Conseil.


« Le plus grand danger auquel nous et tous les États à travers le monde faisons face est de voir une arme nucléaire ou des matières nucléaires tomber entre les mains de terroristes », a déclaré Mme Rice, qui a dit attendre de cette réunion une résolution ou une déclaration présidentielle.


Elle permettra sans doute aussi de réaffirmer le soutien à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans ce domaine et l’importance de la mise en œuvre de la résolution 1540 (2004) par les États Membres.


Parmi les autres questions thématiques, le Conseil, le 24 avril, se verra présenter un exposé sur les « femmes, la paix et la sécurité », une priorité pour son pays, a précisé l’Ambassadeur Rice, faisant référence du lancement d’un plan d’action national sur la question. 

Le 10 avril, le Conseil de sécurité entendra un exposé sur la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI), avant de poursuivre ses travaux sur la même question, en consultations.


L’exposé mensuel du Secrétariat sur la question du Moyen-Orient prendra, quant à lui, la forme d’un débat, le 23 avril.


Le 27 avril, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale procèderont simultanément à l’élection d’un juge de la Cour internationale de Justice (CIJ) à un siège demeuré vacant.


Par ailleurs, Mme Rice est revenue sur un autre thème déjà développé lors de la dernière présidence américaine, concernant l’engagement des jeunes avec le Conseil de sécurité.  Cet engagement, a-t-elle dit, pourrait être facilité par un partenariat avec des écoles et des organisations non gouvernementales en vue de faire participer des jeunes de séances publiques du Conseil et d’inviter de jeunes journalistes à couvrir la réunion sur la non-prolifération nucléaire.


Le Conseil de sécurité suivra également de près les situations de conflit actuelles.  Des consultations sont prévues au cours du mois d’avril sur le Soudan et le Soudan du Sud, en particulier sur la situation dans la zone frontalière contestée d’Abyei et sur le Darfour. 


Concernant la Syrie, elle a fait état de l’exposé, présenté hier par vidéoconférence, par l’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, M. Kofi Annan, en notant que les autorités syriennes avaient apparemment décidé de mettre fin à leur offensive militaire et d’achever le retrait de leurs forces des zones peuplées d’ici le 10 avril.


Le Conseil de sécurité, a-t-elle affirmé, travaille désormais sur un projet de déclaration présidentielle visant à appuyer davantage les initiatives de M. Annan et à souligner l’importance pour le Gouvernement syrien de respecter ses engagements.


Selon Mme Rice, les activités constatées depuis le 1er avril n’ont « pas été encourageantes » à cet égard.  Si le Gouvernement intensifie la violence, le Conseil aura à répondre « de façon urgente et sérieuse », a-t-elle assuré.


En ce qui concerne le Mali, elle a indiqué que le Conseil avait été tenu informé, ce matin, de la situation par le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. B. Lynn Pascoe.  Le Conseil, a-t-elle ajouté, a travaillé sur un texte de déclaration présidentielle sur ce sujet. 


Mme Rice a, de même, affirmé que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avait déjà mobilisé une réserve de quelque 3 000 soldats en vue de faire face à d’éventuels nouveaux défis susceptibles de résulter du coup d’État et de la rébellion dans le pays. 


Elle a également fait état d’une détérioration de la sécurité, d’un accroissement important du nombre des personnes déplacées et fuyant le Mali.  Les membres du Conseil, a-t-elle dit, se sont montrés unis pour réclamer le départ immédiat des dirigeants de la junte et la restauration de l’ordre constitutionnel.


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