21/03/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

ConfÉrence de presse de la ConseillÈre pour les questions de police

des opÉrations de maintien de la paix, Mme Ann-Marie Orler


La Police des Nations Unies attire et recrute de plus en plus d’officiers spécialisés tandis que les mandats qui lui sont confiés sont de plus en plus complexes, a expliqué, aujourd’hui, la Conseillère pour les questions de police et Directrice de la Division de la police au Département des opérations de maintien de la paix, Mme Ann-Marie Orler.


Invitée du Point presse, Mme Orler a souligné combien les États Membres attendaient beaucoup de la Police de l’ONU et, aussi, à quel point ils contribuaient, dans le même temps, à la rendre plus rationnelle et plus efficace.   


Le rapport* du Secrétaire général sur la Police des Nations Unies, qui fut le premier du genre, a-t-elle précisé, témoigne de l’importance grandissante de la Police des Nations Unies.  Il nous a permis d’aborder les défis auxquels elle doit faire face, ainsi que le rôle qui l’attend dans le futur, a-t-elle assuré.


Plus de 14 400 agents de police issus de 80 pays sont actuellement déployés dans 11 missions de maintien de la paix et 7 missions politiques spéciales à travers le monde; ou seront prêts à l’être, bientôt, dans la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA).  Ils restent en moyenne entre 6 et 18 mois sur le terrain.


Ils contribuent à l’appui et au renforcement des capacités des États en aidant, par exemple, les forces de police du pays hôte à recruter, former, déployer ou administrer leurs propres services, a expliqué la Conseillère.  Ils appuient aussi les structures du pays hôte en matière de formation aux droits de l’homme, de gestion de la sécurité publique ou de mise en œuvre d’enquêtes médico-légales, a-t-elle ajouté.


Mme Orler, qui entame sa troisième année aux fonctions de Conseillère pour les questions de police, a aussi réaffirmé que l’une des priorités de la Police de l’ONU était d’accroître ses effectifs féminins et d’atteindre l’objectif de 20% de femmes parmi ses rangs d’ici à 2014.


« En 2009, les femmes représentaient 7% des effectifs.  Nous sommes à présent à mi-chemin, avec 10%.  Ce n’est pas encore suffisant mais nous sommes sur la bonne voie », a-t-elle estimé. 


En ce qui concerne les normes de conduite de la Police de l’ONU, Mme Orler a rappelé que la « tolérance zéro » en matière d’exploitation ou de sévices sexuels demeurait le leitmotiv du Département des opérations de maintien de la paix mais, a-t-elle ajouté, il est à présent temps d’avancer vers « zéro incident ».


Tout agent qui fait l’objet d’allégations est immédiatement retiré du terrain et rapatrié vers son pays d’origine.  Le dossier d’enquête est ensuite transmis à l’État Membre dont il est originaire, tandis que le Département suit avec la plus grande attention toute mesure ou action entreprise par la suite, a-t-elle expliqué. 


Elle a, dans la foulée, invité les États Membres à ne faire montre d’aucune forme d’impunité pour les auteurs de tels faits. 


Interrogée au sujet d’un ancien agent de la Police de l’ONU qui avait été condamné à une année de prison pour le viol d’un garçon de 14 ans en Haïti, Mme Orler a cependant précisé que chaque État Membre avait son échelle de peine et qu’elle n’avait pas à la commenter.


Elle a indiqué que, dans l’affaire en question, ses services avaient envoyé immédiatement une équipe sur le terrain pour mener l’enquête dans les plus brefs délais.


* A/66/615


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