02/03/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LA PARTICIPATION POLITIQUE DES FEMMES


La Directrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes), Mme Michelle Bachelet, et le Président et le Secrétaire général de l’Union interparlementaire (UIP), respectivement MM. Abdelwahab Radi et Anders Johnsson, ont, tous trois ce matin, déploré le manque de volonté politique et des occasions ratées en 2011 faisant, qu’une fois de plus, les femmes demeurent trop peu nombreuses en politique.


« Les partis politiques doivent avoir la volonté politique de présenter des femmes candidates », a ainsi insisté Mme Bachelet, lors d’une conférence de presse conjointe, au Siège des Nations Unies, à New York, où ont été présentées les conclusions d’une enquête annuelle sur les femmes dans les parlements ou exerçant un pouvoir politique au niveau exécutif.  « Ils doivent les placer à des positions éligibles », a-t-elle ajouté.


« Mais il ne suffit pas de présenter des femmes aux élections, il faut aussi leur donner les moyens de mener les campagnes électorales et de gagner ces élections », a expliqué Mme Bachelet.  La Directrice exécutive d’ONU-Femmes, qui, en 2011, a visité quelques pays du « printemps arabe », a regretté que « les femmes n’ont pas pu obtenir plus de postes en Égypte et que leur sort reste incertain en Libye ».  De manière générale, « le nombre de femmes en politique augmente mais de façon très lente et les progrès sont répartis différemment », a-t-elle dit. 


« L’année 2011 a été marquée par de bien maigres avancées en ce qui concerne la participation politique des femmes, et par une insuffisante volonté politique à remettre en question le statu quo », a constaté, de son côté, M. Johnsson.  « Aujourd’hui, moins d’un parlementaire sur cinq dans le monde est une femme.  Ce chiffre est inquiétant à ce stade du développement humain et dans la plupart des cas, la volonté politique de faire évoluer la situation est tout simplement absente. »


Les orateurs ont annoncé que la volonté politique de faire changer les choses devrait se traduire par des amendements dans les lois électorales en adoptant le système des quotas sur les listes des candidats des partis aux élections, ainsi que la règle de la parité hommes-femmes.  Ils préconisent également l’appui financier aux femmes candidates durant les campagnes électorales, la mise en place de système des sanctions pour ceux qui rechignent à appliquer les lois et les engagements pris, comme en Irlande où les partis perdent leur financement s’ils ne présentent pas 30% de femmes aux élections.


Les conclusions de l’Étude annuelle (2011) sur les femmes dans les parlements et le pouvoir exécutif menée par ONU-Femmes et l’UIP montrent qu’en 2011, il y avait 18 femmes chefs d’État ou de gouvernement sur 193 dans le monde.  Le nombre de femmes parlementaires et membres de l’exécutif a augmenté par rapport à 2010, passant de 19 à 19,5%. 


En 2012, ONU-Femmes prévoit d’apporter son appui aux femmes candidates dans 27 pays et d’apporter son expertise pour réformer des lois électorales dans 39 pays en vue de faciliter l’intégration des femmes aux élections comme électrices et candidates.  « L’objectif fixé à Beijing de porter à 30% en 2014 le nombre de femmes parlementaires ou ministres reste de mise », selon Mme Bachelet. 


« En 2014, notre espoir est de présenter un vrai changement », a-t-elle repris.  Pour Johnsson, « cela passe également par l’éducation et les médias ». 


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