31/01/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE M. BASO SANGQU (AFRIQUE DU SUD), EN SA QUALITÉ DE

PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE JANVIER


« L’Afrique du Sud a atteint son objectif de concentrer au mois de janvier l’attention du Conseil de sécurité sur de nombreuses questions urgentes concernant l’Afrique », a déclaré, aujourd’hui au cours d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, M. Baso Sangqu, Représentant permanent de l’Afrique du Sud et Président du Conseil de sécurité des Nations Unies. 


Au cours de cette conférence de presse, qui marquait la fin de la présidence sud-africaine du Conseil, M. Sangqu s’est félicité de la tenue de débats productifs sur les situations au Soudan, en Côte d’Ivoire et en Somalie, mais aussi sur l’amélioration de la coopération entre l’ONU et les organisations régionales, dont l’Union africaine.  M. Sangqu s’est dit satisfait des progrès réalisés, en rappelant qu’au cours du mois de janvier, le Conseil avait adopté deux résolutions et huit déclarations présidentielles.      


Le débat du 12 janvier 2012, qui avait été présidé par le Président de l’Afrique du Sud, M. Jacob Zuma, avait abouti à l’adoption de la résolution 2033, appelant à une plus grande coordination entre le Conseil de sécurité et le Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine, notamment dans le domaine de la prévention des conflits, la résolution et la gestion, l’assistance électorale et les bureaux régionaux de prévention des conflits, a précisé M. Sangqu.  


Il a souligné que le développement d’un engagement stratégique entre ces deux organismes - dont les relations étaient tendues en 2011 – était très important alors que de nombreux conflits à l’ordre du jour du Conseil de sécurité ont eu lieu en Afrique.  « Cela a été l’occasion de tout reprendre à zéro », a-t-il fait observer. 


Au cours de sa réunion du 11 janvier sur la situation en Somalie, le Conseil de sécurité avait débattu de la proposition de l’Union africaine de renforcer la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), afin de s’assurer qu’elle ait les moyens de faire face à la situation humanitaire sur le terrain et de capitaliser sur l’amélioration de la situation sécuritaire à Mogadiscio, la capitale somalienne.  Il a indiqué que ce débat permettra au Conseil de sécurité d’examiner le nouveau mandat de cette Mission, en février.           


« La réunion du 16 janvier sur l’Afrique de l’Ouest, qui a donné au Conseil de sécurité l’occasion d’examiner les conséquences humanitaires et sécuritaires du conflit libyen dans la région du Sahel, a été un grand succès », a également estimé l’Ambassadeur Sangqu, en notant que le Secrétaire général avait décidé d’envoyer une équipe d’évaluation conjointe, afin de travailler avec l’Union africaine sur cette question.  Par ailleurs, il a aussi cité les autres réunions du Conseil de sécurité qui avaient porté sur l’état de droit et la justice, ou encore le conflit israélo-palestinien.  


Répondant aux questions de journalistes, M Sangqu a indiqué que la réunion de cet après-midi sur la situation en Syrie était une parfaite illustration de la manière d’avancer dans le cadre d’une coopération entre les organisations régionales et l’ONU.  Il a regretté que ce niveau d’attention au rôle des organisations régionales n’ait pas été obtenu lorsque le Conseil de sécurité s’était saisi de la question de la Libye et que le projet de résolution présenté par l’Union africaine ait été écarté.  


Par ailleurs, il a indiqué qu’il faudrait attendre les résultats des rapports du « Groupe d’évaluation Somalie/Érythrée » pour savoir si le niveau de sanctions imposé à l’Érythrée au mois de décembre 2011, pourra être ou non assoupli.


*   ***   *



À l’intention des organes d’information • Document non officiel