04/01/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE JANVIER

2012 ET REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’AFRIQUE DU SUD, M. BASO SANGQU


Le Représentant permanent de l’Afrique du Sud auprès des Nations Unies, M. Baso Sangqu, a présenté, aujourd’hui, à la presse, le programme de travail mensuel du Conseil de sécurité.  Il a souhaité que la présidence sud-africaine du Conseil de sécurité soit fructueuse et permette de planter le décor pour le reste de l’année 2012.


Dès demain, 5 janvier, le Conseil écoutera un rapport concernant la situation au Soudan du Sud, touché actuellement par des tensions entre tribus, afin d’évaluer les actions prises par les Nations Unies dans le pays, par le biais de sa Mission (MINUSS), et d’envisager l’assistance à apporter au Gouvernement pour mettre fin à la violence.


Le Département des affaires politiques des Nations Unies présentera également au Conseil ses conclusions, le 10 janvier, concernant la situation en Syrie, a expliqué M. Sangqu.  Ce rapport interviendra dans la foulée de la présentation des conclusions des Observateurs de la Ligue des États arabes, actuellement en mission dans le pays, a précisé M. Sangqu.


Le Représentant de l’Afrique du Sud a indiqué que le projet de résolution présenté par la Fédération de Russie sur la Syrie était toujours sur la table mais qu’une date pour une deuxième série de négociations sur ce projet de texte n’avait pas encore été fixée, en attendant les conclusions de la Mission d’observation de la Ligue des États arabes.  Tous les membres du Conseil de sécurité conviennent que cette initiative doit être soutenue, a-t-il déclaré.


Le Conseil examinera également au cours de ce mois la situation au Darfour et en Somalie, a poursuivi M. Sangqu.  Concernant la Somalie, un débat sera organisé avec la participation de l’Union africaine, afin de travailler au renforcement du mandat et de l’ampleur de la Mission conjointe déployée dans le pays (AMISOM).


Plus largement, le Représentant permanent de l’Afrique du Sud a indiqué que la question de la coopération entre les Nations Unies et les organisations régionales, en particulier l’Union africaine, serait l’un des points centraux de la présidence sud-africaine du Conseil de sécurité.  Dans le contexte d’une année 2011 qui a été particulièrement difficile, il s’agit de se pencher sur le travail qui a été accompli par le biais de cette coopération renforcée, non seulement en Somalie mais aussi dans la région du Sahel, à la suite du conflit en Libye, a-t-il expliqué. 


Prévu le 12 janvier, le débat ouvert que le Conseil tiendra sur la coopération entre l’ONU et les organisations régionales sera présidé par le Président de l’Afrique du Sud, M. Jacob Zuma.  Un projet de résolution sur le sujet sera également présenté, pour adoption, aux délégations, a annoncé M. Sangqu en soulignant la nécessité que l’Afrique soit en première ligne dans les efforts entrepris pour résoudre ses propres problèmes.


En outre, au cours de ce mois de janvier, le Conseil tiendra deux autres débats, le premier portera sur la justice et l’état de droit, le 19 janvier; tandis que le second, prévu le 24 janvier, aura trait à la situation au Moyen-Orient, après la visite du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, dans la région.  M. Sangqu a confirmé aux journalistes qu’un courrier transmis par Israël, dénonçant de nouvelles attaques à la roquette lancées depuis Gaza, avait été distribué à tous les membres du Conseil.


Enfin, le Conseil examinera la situation en Libye, au Yémen et en Côte d’Ivoire.  Concernant la résolution 1973 sur la Libye, le représentant a assuré que l’Afrique du Sud avait maintenu une position claire dès le départ, qui n’impliquait pas d’appel à un changement de régime dans ce pays.  Il a plaidé pour que des enquêtes concernant les possibles violations des droits de l’homme commises dans le pays soient menées à l’encontre de toutes les parties, y compris le régime de Mouammar Kadhafi et les forces de l’OTAN.


Interrogé sur la situation en République démocratique du Congo (RDC), M. Sangqu a souligné que le Conseil n’avait pas vocation à certifier des scrutins électoraux.  En sa qualité de représentant de l’Afrique du Sud, il a indiqué que les Observateurs de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) avaient noté des irrégularités dans le déroulement des opérations électorales, sans que ceci remette cependant en cause le résultat final de l’élection présidentielle.  Par conséquent, le résultat en est accepté par l’Afrique du Sud, a-t-il dit.


Le représentant a aussi plaidé pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité et a affirmé n’avoir aucune information concernant la possibilité de l’ouverture de négociations directes entre les États-Unis et les Taliban en Afghanistan.


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