11/09/2012
Assemblée générale
AG/PKO/211

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Comité spécial des opérations

de maintien de la paix

Session de fond de 2012                                    

226e séance – matin


LE COMITÉ SPÉCIAL DES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX TERMINE SES TRAVAUX AVEC DES APPELS

À LA POURSUITE DES EFFORTS VISANT À AMÉLIORER SES MÉTHODES DE TRAVAIL


Le Comité spécial des opérations de maintien de la paix ou « Comité des 34 » a achevé aujourd’hui sa session de fond de 2012 par l’adoption de ses « propositions, recommandations et conclusions »* qui seront présentées à l’Assemblée générale avant la fin de cette session.  Plusieurs délégations en ont profité pour renouveler leur appel à la poursuite des efforts visant à améliorer les méthodes de travail.


Après six mois de travaux, nous avons pu clôturer la session, s’est réjouie la Présidente du Comité spécial, Mme Joy Ogwu, du Nigéria, qui a souligné la volonté de ses 147 membres de redynamiser leur méthode de travail pour plus d’efficacité.  Nous en sommes sortis enrichis grâce, à la fois, à notre souplesse et à notre ténacité, a-t-elle affirmé.


Au cours de la session, commencée le 21 février dernier, le Groupe de travail plénier du Comité spécial a travaillé de longues heures dans sept sous-groupes de travail, a indiqué la Présidente.  Grâce à des consultations intensives, il a pu, ce matin, approuver les « propositions, recommandations et conclusions ».


Ces dernières détaillées en 223 paragraphes ont été présentées par le Rapporteur du Comité spécial, M. Mohamed Sarwat Selim, de l’Égypte.  Elles couvrent, comme à leur habitude, des questions allant du principe directeur, de la définition et de la mise en œuvre des mandats aux questions financières, en passant par la restructuration des opérations de maintien de la paix; la sûreté et la sécurité; la conduite et la discipline; le renforcement des capacités opérationnelles; les stratégies pour les opérations complexes; la coopération avec les pays fournisseurs de contingents; la coopération avec les arrangements régionaux; le renforcement des capacités africaines de maintien de la paix; le développement d’arrangements forts en matière d’appui aux missions; les meilleures pratiques et la formation; et enfin le personnel.


Justement, dans l’annexe I de son rapport sur les méthodes de travail, le Comité spécial décide que, pour réduire la quantité des textes à négocier au cours de la session annuelle, les paragraphes standard du chapitre intitulé « propositions, recommandations et conclusions », qui ne changent pas d’année en année, seront recensés et approuvés ad referendum, avant les négociations proprement dites et en coordination avec le Président du Groupe de travail plénier.  L’annexe II donne la liste des 147 membres du Comité spécial des opérations de maintien de la paix.


Avant l’adoption des « propositions, recommandations et conclusions », la représentante du Mexique a exprimé des réserves.  Tout en reconnaissant l’importance des travaux du Comité, auxquels le Mexique a participé de manière constructive et dans un esprit de compromis, elle a regretté que l’on ne précise pas les relations entre les opérations de maintien de la paix et les missions politiques spéciales.  Il conviendrait de reconnaitre explicitement cette relation, a-t-elle demandé, expliquant que certaines dimensions des missions politiques spéciales contribuent au maintien de la paix et de la sécurité internationales.  Elle a aussi mis l’accent sur la nécessité de renforcer la responsabilisation et la transparence de ces missions pour lesquelles aucun contrôle n’est prévu par l’Assemblée générale.


La délégation de l’Union européenne a regretté qu’une des questions qui ont retardé les travaux soit, à nouveau, celle des remboursements aux pays fournisseurs de contingents.  Nous devons mieux faire l’an prochain, a-t-elle lancé.  Ce n’est que si nous rendons nos « propositions, recommandations et conclusions » dans les délais prévus que l’Assemblée générale pourra les utiliser, a-t-elle observé, soulignant aussi la nécessité d’adopter « un document stratégique, utile et qui puisse être mis en œuvre promptement ».  Il ne doit pas grossir d’année en année, a-t-elle dit, demandant que les méthodes de travail adoptées en début de la session soient appliquées l’an prochain.  Nous souhaitons aussi que le bureau de notre Comité spécial joue un rôle plus actif dans le processus de réforme qui devra être suivi pour la session de l’année prochaine.


Relevant lui aussi les obstacles auxquels se heurte le Comité spécial dans ses méthodes de travail, le représentant de la Nouvelle-Zélande, au nom du Groupe CANZ (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), a souhaité que ce dernier rende son rapport dans les délais prévus l’an prochain, sachant que les « propositions et recommandations » qu’il contient doivent apporter une valeur ajoutée aux opérations de maintien de la paix.  Ces recommandations doivent d’ailleurs être orientées vers l’action, a-t-il ajouté.  Le représentant de l’Égypte, qui a aussi demandé au Comité de continuer à améliorer ses méthodes de travail, a précisé que son objectif principal est d’adopter des recommandations par consensus.


Enfin, le représentant des États-Unis s’est félicité du consensus atteint par le Comité des 34 sur des orientations importantes.  Il a relevé notamment les dispositions importantes relatives à la conduite et à la discipline du personnel de maintien de la paix.


Après ces différentes observations, le Président du Groupe de travail plénier, faisant part de ses « sentiments partagés », a indiqué avoir l’intention de tirer parti de l’expérience de ces sept derniers mois.  Il a félicité ses collègues pour avoir réussi à élaborer des recommandations qui ont pour but d’améliorer les activités de maintien de la paix.


En début de séance, les membres du Comité spécial ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001.


* A/AC.121/2012/L.4 (à paraître en français)


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