13/11/2012
Assemblée générale
AG/EF/3355

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Deuxième Commission                                        

28e séance – après-midi


DEUXIÈME COMMISSION: LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PLAIDE POUR UNE MEILLEURE GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE MONDIALE ET POUR LA MISE EN ŒUVRE DE RIO+20


La Commission est saisie de trois projets de résolution dont les présentations lui ont été faites cet après-midi


L’Assemblée générale doit jouer un rôle important dans le débat sur la gouvernance économique mondiale, a déclaré cet après-midi le Président de l’Assemblée générale, M. Vuk Jeremić, avant d’annoncer la mise en place d’un cadre consultatif entre l’Assemblée générale et le G20.  S’exprimant devant les délégations de la Commission économique et financière (Deuxième Commission), M. Jeremić a aussi fait le point sur le mandat confié à l’Assemblée générale pour faire avancer la mise en œuvre des recommandations contenues dans le Document final de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20) et insisté pour que ce processus ne soit pas retardé.


Sur le thème de la gouvernance économique mondiale, M. Jeremić a souligné qu’au cours des dernières années, le G20 avait commencé à jouer un rôle croissant dans les affaires économiques du monde, « en bien ou en mal ».  Il a déclaré que l’Assemblée générale, dont le mandat est fondé sur le principe de l’égalité souveraine des États Membres, a un important rôle à jouer pour aborder ces questions.  Mais, a-t-il ajouté, elle doit communiquer avec ce groupe, composé des 20 pays les plus industrialisés, par le biais du cadre consultatif dont il a proposé la mise en place, avec éventuellement la participation de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).  Il a proposé d’en discuter durant d’un débat thématique au cours duquel pourraient être précisées les modalités de coopération entre l’ONU et le G20.


M. Jeremić a également proposé d’organiser, en 2013, une réunion sur le suivi des mesures prises pour faire face à la crise économique et financière mondiale, précisant que la Deuxième Commission en débattait actuellement sous la houlette du Kazakhstan.  Le Président de l’Assemblée générale a appelé les États Membres à aller de l’avant, en évitant au maximum les divisions.  Il a assuré que l’objectif n’était pas de porter atteinte aux prérogatives d’autres institutions, mais de donner aux États qui ne sont pas membres du G20 l’occasion d’exprimer leurs points de vue sur la gouvernance mondiale.  « L’Assemblée générale, de par sa structure, est l’instance idoine pour mener ce débat », a-t-il expliqué.


En ce qui concerne le programme de développement de l’après-2015, le Président de l’Assemblée générale s’est félicité que « l’inclusivité et la transparence » aient prévalu lors de la séance informelle tenue par la Commission sur cette question.  Il a espéré que d’autres réunions de ce type auraient lieu par la suite, notamment celles prévues au Libéria et en Indonésie.  Il a souligné l’importance du renforcement de la coordination entre l’Assemblée générale, l’ECOSOC et le Secrétariat de l’ONU, ainsi qu’avec d’autres parties prenantes.  Il  faut éviter les doubles emplois, a-t-il préconisé, et rester sur la même longueur d’onde dans ce processus.


M. Jeremić a fait le point sur le mandat confié à l’Assemblée générale, en vertu duquel elle doit engager un processus intergouvernemental pour mettre en œuvre les recommandations de la Conférence Rio+20.  Il a exprimé son intention de nommer des facilitateurs pour mettre sur pied le forum de haut niveau, dont la création a été suggérée.  En ce qui concerne le Groupe de travail qui doit proposer une définition des objectifs de développement durable, il a regretté qu’il n’y ait pas, à ce jour, d’accord sur sa composition et la répartition de ses sièges entre les cinq groupes régionaux.  La date butoir pour constituer ce groupe était fixée par le Document final de Rio+20 à la période marquant le début de la soixante-septième session de l’Assemblée, a-t-il rappelé.  M. Jeremić a donc invité les États Membres à ne pas échouer dans l’exécution du mandat qui leur a été donné à Rio.  Le Président de l’Assemblée a insisté sur la nécessité de ne pas retarder la conduite de ce processus, d’autant que le panel de haut niveau du Secrétaire général a, pour sa part, déjà commencé à travailler.


Saluant les travaux menés par la Deuxième Commission, le Président de l’Assemblée générale a engagé les délégations à travailler en lien étroit avec leurs homologues de la Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, afin de promouvoir une meilleure cohérence des travaux.  M. Jeremić a souligné en particulier l’importance de la question de la promotion de pratiques agricoles durables et de la sécurité alimentaire, encourageant la Deuxième Commission à se concentrer sur la mise en œuvre d’une approche couplée incluant la lutte contre la pauvreté et celle contre la faim.


Concernant les travaux de la Deuxième Commission, M. Jeremić a suggéré que l’Examen politique quadriennal complet soit plus adapté aux besoins des pays en développement.  Il a aussi espéré que la Deuxième Commission puisse élaborer des stratégies ciblées pour les fonds et programmes des Nations Unies.  Il s’est également félicité du premier débat organisé à l’ONU, par la Deuxième Commission, sur les mécanismes de réaménagement de la dette, et a encouragé la Commission à poursuivre ses débats sur les modalités de financement du développement.


M. Jeremić a enfin exprimé ses remerciements au Président et aux délégations de la Deuxième Commission, les assurant qu’il soutenait leurs travaux et délibérations.  M. George Talbot, Président de la Commission économique et financière, a confirmé l’importance de la sécurité alimentaire et a relayé l’appel lancé en faveur d’un accord sur le processus à mener après Rio+20.


La Deuxième Commission a ensuite entendu la présentation des trois premiers projets de résolution dont elle est saisie et sur lesquels elle se prononcera ultérieurement.  Le représentant de l’Azerbaïdjan a présenté le projet de résolution (A/C.2/67/L.35) ayant trait au « Renforcement de la connectivité grâce à l’autoroute de l’information transeurasienne », afin de réduire la fracture numérique.  Un autre projet de résolution intitulé « Entreprise et développement », dont les termes visent la promotion de l’esprit d’entreprise aux niveaux national, régional et international (A/C.2/67/L.34), a été présenté à la Commission par la représentante d’Israël.  Enfin, le représentant de l’Égypte a présenté le projet de résolution sur le point de l’ordre du jour intitulé: « Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles » (A/C.2/67/L.33).


La Deuxième Commission poursuivra ses travaux jeudi 15 novembre, à partir de 10 heures.  Après la présentation de plusieurs projets de résolution dans la matinée, elle organisera une manifestation spéciale dans l’après-midi sur le thème des migrations et du développement.


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