09/11/2012
Assemblée générale
AG/EF/3353

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Deuxième Commission                                        

26e séance – matin


LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS SONT DEVENUES UN OUTIL ESSENTIEL DE DÉVELOPPEMENT, SOULIGNENT LES DÉLÉGATIONS DE LA DEUXIÈME COMMISSION


Concluant le débat sur le développement durable, des intervenants demandent une transition urgente vers des modes de production

et de consommation plus responsables


Les délégations de la Commission économique et financière (Deuxième Commission) ont, ce matin, commencé un débat sur les technologies de l’information et des communications (TIC) au service du développement en appelant à poursuivre les efforts visant à donner à tous les pays un accès à ces technologies pour permettre à chacun d’eux de participer à l’économie mondiale et de bénéficier des avantages de la mondialisation.  Auparavant, les délégations avaient conclu l’examen du point de l’ordre du jour de la Commission relatif au développement durable.


Si la cible du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) −faire en sorte que « plus de la moitié des habitants de la planète » aient « à leur portée » un accès aux technologies de l’information et des communications (TIC)− a été atteinte pour ce qui est de la téléphonie mobile, le manque d’infrastructures d’un coût abordable empêche encore de nombreux pays de tirer le meilleur profit des TIC, constate le Secrétaire général dans son rapport sur la question.  Ce rapport a été présenté à la Commission par M. Mongi Hamdi, du Bureau du Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).


Plusieurs pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ont commencé à définir des stratégies de développement durable se focalisant sur l’innovation et la créativité mais, malheureusement, leurs budgets et leurs économies faibles et vulnérables ne leur permettent pas d’aller plus loin, a indiqué la délégation de Trinité-et-Tobago, qui s’exprimait au nom de la CARICOM.  La Communauté des Caraïbes participe toutefois à plusieurs initiatives régionales afin de mettre en application les résultats obtenus au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), a déclaré la délégation.


Le représentant de l’Algérie, parlant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a indiqué que les États de ce Groupe accordaient beaucoup d’importance à la mise en œuvre des résultats des phases de Genève et de Tunis du SMSI, notamment des dispositions relatives à la gouvernance de l’Internet.  Il a appelé les États Membres à fournir tous les efforts nécessaires pour permettre à tous les gouvernements de jouer un rôle égal dans la gouvernance internationale de l’Internet.  « La gouvernance mondiale d’Internet doit être multilatérale, transparente et démocratique », a ajouté le représentant de la CARICOM.


De son côté, la représentante de Brunéi Darussalam, qui a pris la parole au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), a fait part des progrès accomplis par les pays membres de l’ASEAN dans le domaine des TIC.  Aujourd’hui, plus de 78% des citoyens de la région utilisent les TIC, et cette industrie emploie plus de 11,7 millions de personnes, ce qui représente plus de 32  milliards de dollars par an pour l’économie régionale, a-t-elle indiqué en précisant qu’au moins cinq États membres de l’ASEAN ont atteint un taux de pénétration de 100%.


Il ressort de la table ronde interinstitutions sur la communication pour le développement, coordonnée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), que le système des Nations Unies a acquis une solide expérience en matière des TIC et de connectivité.  C’est ce qu’a expliqué Mme Suzanne Biello, du Bureau de New York de l’UNESCO, en présentant le rapport pertinent de la Directrice générale de cette organisation.


Concernant la question du développement durable, examinée en début de matinée, les questions relatives à l’énergie ont particulièrement été abordées aujourd’hui, beaucoup d’intervenants soulignant la priorité à donner au développement des énergies renouvelables et faisant part des efforts déployés par leurs pays dans ce sens.  L’Allemagne, qui figure parmi les pays pionniers en matière d’énergie renouvelable, a l’intention de doubler le montant des financements qu’elle consacre à cette question dans le cadre de l’aide publique au développement (APD), a indiqué sa représentante.  De son côté, le représentant du Monténégro a dit que son pays vise à atteindre un taux de 33% d’énergie renouvelable dans la satisfaction de ses besoins énergétiques en 2020.  La représentante de la Serbie a aussi assuré que son pays accordait une grande priorité au domaine de l’efficacité énergétique.


La République démocratique du Congo s’est également engagée à diversifier ses sources d’énergie pour éviter de dépendre de la biomasse, notamment en valorisant son potentiel hydroélectrique et l’exploration des énergies nouvelles et renouvelables.  La délégation de ce pays, et celle de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), se sont aussi inquiétées des modes non durables de production et de consommation, et ont plaidé en faveur de la promotion de modes de production et de consommation plus éthiques et plus responsables.


La Deuxième Commission poursuivra ses travaux lundi 12 novembre, à partir de 10 heures.


DÉVELOPPEMENT DURABLE (A/67/341)


Mise en œuvre d’Action 21, du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 et des textes issus du Sommet mondial pour le développement durable et de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable

(A/67/206, (A/67/348) et A/CONF.216/16)


Suivi et application de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en oeuvre du Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement ( A/66/218 , A/66/278 et A/67/313)


Stratégie internationale de prévention des catastrophes ( A/67/335)


Sauvegarde du climat mondial pour les générations présentes et futures (A/67/295)


Application de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique (A/67/295)


Convention sur la diversité biologique (A/67/295)


Rapport du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’environnement sur les travaux de sa douzième session extraordinaire ( A/67/25 , Supplément 25)


Harmonie avec la nature ( A/67/317 )


Promotion des sources d’énergie nouvelles et renouvelables (A/67/175, A/67/314 et A/67/318)


Suite du débat général


Mme STÉPHANIE KAGE (Allemagne) a déclaré que le suivi de la Conférence Rio+20 permet de revoir le cadre du développement durable, précisant que toutes les questions qui y sont relatives sont souvent examinées individuellement, mais qu’il faut maintenant les examiner ensemble, de manière holistique.  Les processus à mettre en œuvre à cet égard devront être coordonnés pour aboutir à une cohérence dans les objectifs de développement durable qui seront adoptés pour la période post-2015.  Ces objectifs devraient avoir un aspect visionnaire, et la création du groupe de travail qui doit les définir est urgente, a dit la représentante.  L’Allemagne est parmi les pays pionniers en matière d’énergie renouvelable, a fait observer la représentante, ajoutant que son pays a l’intention de doubler le montant des financements qu’il consacre à cette question dans le cadre de l’aide publique au développement (APD) et qu’il va redoubler d’efforts en matière de coopération en faveur de la sécurité alimentaire.


Mme LIDIJA BUBANJA (Serbie) a déclaré que la Serbie était favorable au renforcement du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et à la création d’un forum politique de haut niveau sur le développement durable, en application des décisions prises à la Conférence Rio+20.  Ce forum devra renforcer et promouvoir les responsabilités de la Commission du développement durable, a-t-elle souligné.  Pour le PNUE, elle a souhaité que sa composition soit universelle et qu’il bénéficie d’un financement adéquat.  Elle a aussi indiqué que sa délégation soutenait le processus intergouvernemental destiné à définir les objectifs de développement durable, et a demandé qu’il tienne compte du contexte international et des crises récentes.  Mme Bubanja a également invité la communauté internationale et l’ONU à élaborer une stratégie sur la protection de l’environnement avec la participation de toutes les parties prenantes.  Elle a dit que la Serbie accordait une grande priorité aux domaines de l’efficacité énergétique, de la réponse aux changements climatiques, de la préservation de la biodiversité et de la protection de l’eau.  Mme Bubanja a également parlé de ce que fait son pays dans ces domaines, et a notamment évoqué l’harmonisation de ses règlementations nationales avec celles de l’Union européenne sur la gestion des produits chimiques.


Mme HIND ABDULAZIZ ALOWAIS (Émirats arabes unis) a souligné la nécessité de respecter le processus intergouvernemental destiné à établir l’Agenda pour le développement pour l’après-2015 et a déclaré que le groupe de travail sur cette question ne devrait pas être politisé, tout en précisant qu’il faudra tenir compte des besoins des pays en développement selon le principe de la responsabilité partagée mais différenciée.  Les pays développés ne doivent pas oublier de respecter leurs engagements, notamment financiers, a-t-elle ajouté.  Le partenariat international doit appuyer les efforts des pays en développement pour relever les défis auxquels ils font face et qui se sont multipliés sur la voie du développement durable.  Les Émirats arabes unis ont obtenu des résultats importants dans l’élimination de la pauvreté, la promotion des soins de santé gratuits, l’autonomisation des femmes, la création d’emplois pour les jeunes, la lutte contre la désertification et contre les défis des changements climatiques, a expliqué la représentante.  De plus, les Émirats arabes unis s’attachent à réduire leur dépendance au pétrole.  Ils sont à l’avant-garde pour trouver des sources d’énergie nouvelles et renouvelables et appuient l’initiative du Secrétaire général sur l’énergie pour tous, a-t-elle conclu.


M. IDIBEK KALANDAROV (Tadjikistan) a déclaré que, dans ses plans d’action concernant le développement durable, le Tadjikistan accorde une attention particulière à l’utilisation efficace et rationnelle des ressources naturelles.  Il a rappelé que l’Assemblée générale avait voté en faveur de la célébration de l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau en 2013 à l’initiative de son pays.  Afin d’en assurer la mise en œuvre et le suivi, le Tadjikistan soumet à la Deuxième Commission un projet de résolution prévoyant un dialogue de haut niveau à New York en mars 2013, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, et la tenue d’une Conférence internationale de haut niveau sur la coopération dans le domaine de l’eau en septembre 2013 à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, a indiqué le représentant.


M. Milorad Šćepanović (Monténégro) a assuré la Commission de l’engagement de son pays en faveur du développement durable, indiquant que le Monténégro a participé activement aux négociations sur le Document final de la Conférence Rio+20.  Nous avons adopté des stratégies nationales de développement durable qui fixent les objectifs à atteindre dans différents secteurs, a-t-il indiqué.  Le secteur énergétique est ainsi en passe de se développer de façon pérenne.  Le représentant a indiqué que la priorité est donnée à la mise en place d’un marché énergétique compétitif, en utilisant toutes les sources d’énergie et en prenant en compte leur durabilité.  Le Monténégro a suivi les priorités énergétiques de l’Union européenne, a-t-il précisé.  Il a ajouté que son pays vise à atteindre un taux de 33% d’énergie renouvelable dans la satisfaction de ses besoins énergétiques en 2020.  Depuis 2010, le Monténégro a adopté un cadre énergétique clair pour développer les sources d’énergie renouvelables, et les premiers plans devraient être mis en œuvre en 2013.  Également touché par le changement climatique, le pays va préparer une stratégie pour l’atténuation et l’adaptation, notamment pour préserver le secteur agricole, a indiqué le représentant.


M. PATRICK DUFFY (Irlande) a rappelé que la majorité des pauvres dépendent des produits et des conditions de leur environnement pour leur sécurité alimentaire, et que si la pauvreté a été en partie réduite, beaucoup reste à faire.  L’élimination de la pauvreté dépend d’une bonne gestion de l’environnement, et l’Irlande veut prôner un développement durable qui soit cohérent avec les besoins sociaux et économiques des personnes.  Les menaces posées par le changement climatique aux petits États insulaires en développement (PEID) démontrent une nouvelle fois qu’il faut agir globalement, a fait observer le représentant.  Il a ensuite évoqué les stratégies en faveur de l’économie verte mises en œuvre en Irlande et dans le cadre de la coopération de son pays avec d’autres États.  Avant de nous engager pour l’après-2015, a-t-il souligné, il faut faire le bilan du niveau de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), trois ans avant la date butoir de 2015, et examiner les expériences menées depuis 2001 pour en tirer des leçons, notamment des échecs.


M. MAMADOU COULIBALY (Burkina Faso) a dit que son pays connaissait une dégradation continue de son environnement, du fait notamment d’une pluviométrie erratique.  Il a dit que le Gouvernement et ses partenaires de la société civile déployaient beaucoup d’efforts pour sensibiliser les populations au phénomène de la désertification et pour promouvoir une meilleure conservation des terres.  Il a regretté que la Convention sur la lutte contre la désertification, sensée apporter des solutions, peine, depuis sa création à dépasser les débats relatifs à son fonctionnement interne et à avancer sur la définition d’un cadre stratégique international dans le domaine de la gestion durable des terres, au risque de perdre sa crédibilité. 


M. Coulibaly a estimé que la dixième Conférence des Parties à la Convention sur la lutte contre la désertification de Chang won, en République de Corée, constitue un jalon important, car elle a permis d’aboutir à des compromis satisfaisants sur les questions institutionnelles qui avaient bloqué les conférences précédentes.  Il a insisté que l’application de la Convention sur la lutte contre la désertification était cruciale pour l’Afrique et pour le Burkina Faso, avant d’appeler à la conduite dans les meilleurs délais de deux processus essentiels.  Il a d’abord appelé à l’avènement d’un processus multilatéral permettant d’atteindre l’objectif « taux zéro de dégradation des terres à l’horizon 2020 », en vue de promouvoir le développement durable et lutter efficacement contre la pauvreté dans les pays affectés par la sécheresse et la désertification.  Le représentant a aussi appelé à la mise en œuvre d’un processus intergouvernemental de négociation d’un protocole additionnel à la Convention sur la lutte contre la désertification, relatif à la réglementation de la gestion durable des terres dans le souci de faire un pas en avant vers l’amélioration de la productivité, la restauration, la conservation et la gestion durable des terres et ressources en eau.


M. PAUL LOSOKO EFAMBE EMPOLE (République démocratique du Congo - RDC) a indiqué que, dans son pays, la majorité des besoins en énergie domestique provenait de la biomasse, ce qui entraîne la perte d’environ 400 000 hectares de forêt chaque année.  Nous nous sommes engagés à diversifier nos sources d’énergie, notamment en valorisant notre potentiel hydroélectrique et en favorisant l’exploration des énergies nouvelles et renouvelables, a-t-il dit.  Le représentant s’est inquiété des modes de consommation actuels, qui vont au-delà de la capacité du globe à renouveler ses ressources, appelant les pays à se tourner vers des modèles de production et de consommation éthiques et à consommer de manière responsable.  Le représentant a demandé à la communauté internationale de poursuivre les négociations relatives au climat et de faire en sorte que la dix-huitième Conférence des Parties à la Convention-cadre sur les changements climatiques (COP18) soit un succès.  Il a souhaité que cela aboutisse à un engagement concret sur un mécanisme international pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.


Il faut également rendre opérationnel le Fonds vert pour le climat et les fonds appelés « fast start » promis à Copenhague, a dit M. Empole.  Il a aussi plaidé en faveur du transfert des technologies pour permettre aux pays en développement de s’adapter aux effets des changements climatiques et de lutter contre la déforestation, la dégradation des sols et la désertification.  Il a appelé à la finalisation d’une convention internationale sur les forêts.  Le représentant a aussi longuement parlé des efforts menés par son pays pour mieux gérer les catastrophes naturelles, notamment sur la base du plan d’action de Yaoundé 2012-2017 qui s’applique à l’Afrique centrale.  La RDC a également mis en place des mécanismes nationaux et locaux de gestion des risques, dont des mécanismes d’alerte et un plan d’organisation des secours.


M. ALI’IOAIGA FETURI ELISAIA (Samoa) a évoqué l’organisation, en 2014, de la troisième Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement qui se tiendra dans son pays.  Il a également fait savoir qu’en 2014 Samoa sera enfin retiré de la catégorie des pays les moins avancés (PMA), et a précisé que son gouvernement n’aurait jamais pu assurer cette réussite sans l’appui des partenariats dont il a bénéficié.  M. Elisaia a souhaité que le thème général de la Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement soit consacré à l’importance d’établir des partenariats authentiques pour assurer le développement durable de cette catégorie de pays.  En outre, le Document final qui sera rédigé et adopté à l’issue de cette Conférence ne doit pas se limiter à dresser une simple liste de souhaits mais être centré sur des solutions qui pourront être mises en œuvre grâce à des partenariats renforcés, a-t-il ajouté.


M. EDEN CHARLES (Trinité-et-Tobago) a insisté sur la nécessité, pour les États Membres, de s’accorder sur la composition du groupe de travail chargé d’établir les objectifs de développement durable, avertissant que tout délai supplémentaire risquait de saper la promotion d’une action mondiale plus cohérente en matière de promotion du développement durable.  Il faut, a-t-il souligné, respecter l’accord conclu lors de la Conférence Rio+20 et assurer une coordination effective avec le travail effectué par le panel de haut niveau sur l’Agenda pour le développement pour l’après-2015.


Le représentant a également parlé de l’importance que revêt le cadre institutionnel pour le développement durable et à engagé, à ce titre, les États Membres à éviter les doubles emplois et les chevauchements au sein du système de l’ONU.  Il a aussi dénoncé le manque de coordination et de cohérence dont pâtissent les questions qui préoccupent les petits États insulaires en développement et qui, a-t-il affirmé, entravent la mise en œuvre du Programme d’action de la Barbade et de la Stratégie de Maurice.  Évoquant par ailleurs l’ouragan qui a récemment frappé la ville de New York, M. Charles a estimé que les décisions qui seront prises lors de la dix-huitième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui s’ouvrira dans quelques semaines à Doha, au Qatar, devaient être empruntées d’un sentiment d’urgence.


M. JAVAD MOMENI (Iran) a déclaré que la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse affectaient les bases du développement durable.  La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification est un outil important pour parvenir à la sécurité alimentaire, l’éradication de la pauvreté, le développement durable, et pour promouvoir un usage soutenable des terres arides, a-t-il ajouté.  Il a indiqué que la moitié ouest du territoire de l’Iran avait considérablement souffert sur le plan socio-économique ces dernières années du fait de la survenue de tempêtes de sable, un défi face auquel il est difficile de réagir.


Relever le défi posé par ce fléau, qui concerne une vaste aire géographique, implique non seulement une détermination nationale affirmée de tous les pays concernés, mais aussi une coopération régionale et internationale, a dit M. Momeni.  Empêcher ou limiter la gravité de ce fléau, qui affecte de nombreux pays du pourtour du Golfe persique exige soutien technique et transfert de technologies, a expliqué le représentant iranien.  Il a exprimé l’espoir que les décisions qui seront prises dans le cadre de l’après-Kyoto permettront à la communauté internationale et aux États Membres de se pencher sur les causes profondes du problème afin de pouvoir trouver les moyens d’y faire face.


Mme AMY METHA, Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a parlé du congrès de l’UICN tenu en République de Corée en septembre 2012, qui a défini le programme de travail de cette organisation jusqu’en 2016.  Ce programme se concentre sur les modes de production et de consommation nuisibles à la vie, sur la gouvernance efficace et équitable de la nature, ainsi que sur la pleine utilisation du potentiel de la nature par les personnes, les communautés, les gouvernements et le secteur privé.  Quatre mois après Rio+20, les progrès pour la mise en œuvre du Document final de la Conférence apparaissent un peu lents, a observé la représentante, signalant les dissensions qui ont vu le jour à cet égard sur le plan international.  Elle a espéré que les travaux sur la définition des objectifs de développement durable pourraient commencer rapidement.  Elle a plaidé en faveur du renforcement des efforts déployés pour préserver la nature, ainsi qu’en faveur de la mise en œuvre du plan stratégique sur la biodiversité de Nagoya et des 20 objectifs d’Aichi.  Elle a expliqué que ces objectifs ne seraient atteints que si les parties fixaient des objectifs à atteindre au niveau national.  Enfin, elle a exhorté tous les gouvernements à prendre des mesures pour honorer les engagements pris à la Conférence Rio+20.  Nous sommes prêts à mettre note réseau et nos capacités techniques au service des efforts des Nations Unies dans le développement durable, a-t-elle dit.


M. MIGUEL BERMEO, Union interparlementaire (UIP),  a déploré le fait que le « Futur que nous voulons », le Document final de la Conférence Rio+20, n’ait pas reconnu le rôle des parlements et des parlementaires en dépit des efforts et des recommandations du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale.  De plus, la section sur « La participation des grands groupes et autres parties prenantes » se réfère vaguement à des corps législatifs qui devraient être impliqués dans le suivi de la mise en œuvre du Document.  M. Bermeo a formulé l’espoir que le groupe de haut niveau du Conseil économique et social (ECOSOC) qui sera prochainement constitué sera assez ouvert pour considérer l’inclusion d’une perspective parlementaire dans ses travaux.  En outre, M. Bermeo a indiqué que l’économie verte est pleine de promesse pour les pays en développement et les pays développés, mais qu’elle ne répond pas à toutes les questions qui sont posées et n’apporte pas de réponse à toutes les situations. L’économie verte sera un succès à condition que le cadre macroéconomique global soit clairement orienté vers la lutte contre les inégalités.  Il faudra que les technologies vertes soient réparties uniformément et largement, et les filets de sécurité sociale renforcés pour aider les gens à accomplir la transition vers l’économie verte, a dit le représentant.  Il est aussi essentiel que les politiques en faveur de l’économie verte s’appliquent de différentes manières dans les pays développés et dans les pays en développement, a-t-il estimé.  Avant de terminer, il a dit que le problème de développement est moins une question économique que politique et a relevé qu’il est à cet égard curieux que ceux qui sont le plus concernés soient constamment tenus à l’écart des discussions et du processus de prise de décisions qui pourtant concernent leurs existences. 


M. AJAY MADIWALE, représentant de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), a souligné que la résilience face aux catastrophes naturelles devait occuper une place importante dans le programme de développement durable pour l’après-2015.  Il faut donc accélérer la mise en œuvre du Cadre d’action de Hyōgo et le financement des engagements pris en 2009 à Genève lors de l’adoption du Dispositif mondial pour la réduction des risques de catastrophe.


M. Madiwale a rappelé que les catastrophes avaient « un impact disproportionné sur les pays les plus pauvres, et sur les populations les plus pauvres vivant à l’intérieur de ces pays ».  Depuis 1980, les catastrophes affectant les pays à faible revenu n’ont représenté que 9% des catastrophes au niveau mondial, et pourtant 50% des décès dus à celles-ci se sont produits dans ces pays.  Les pays pauvres sont particulièrement vulnérables face aux catastrophes de petite et moyenne ampleur, qui attirent rarement l’attention ou l’aide internationale, a relevé le représentant.


Les catastrophes ont aussi des effets économiques désastreux, notamment dans les petits États insulaires en développement, a poursuivi le représentant.  À titre d’exemple, le tremblement de terre suivi du tsunami au Japon et les inondations en Thaïlande, qui ont eu lieu en 2011, ont coûté à ces pays 4% et 5% de leur produit intérieur brut (PIB) respectivement.  Jugeant inacceptable le niveau de financement actuel des programmes destinés à la réduction des risques de catastrophe, M. Madiwale a appelé les États donateurs à honorer leur promesse d’accorder 1% des montants de l’aide publique au développement à cet effort.  En outre, les gouvernements locaux et les organisations communautaires doivent recevoir des ressources adéquates pour la gestion des risques, a-t-il préconisé.  


M. SARBULAND KHAN, Organisation mondiale du tourisme (OMT), a rappelé l’importance du tourisme dans l’économie mondiale en termes de revenus et d’emplois, soulignant que ce secteur était le moteur de l’économie et la principale source de revenus dans la majorité des petits Etats insulaires en développement (PEID) et des pays les moins avancés (PMA).  Mais le tourisme est particulièrement sensible aux changements climatiques et à leur influence sur l’environnement, a-t-il ajouté, précisant que le phénomène a déjà des impacts négatifs sur ce secteur et qu’il en aura davantage à l’avenir.  Ceci dit, le tourisme est également un vecteur de changement climatique, comptant pour environ 5% des émissions mondiales de dioxyde de carbone, et l’OMT a dressé un scénario de réduction de ces émissions dans le cadre du schéma de tourisme durable présenté à la Conférence Rio+20 en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a indiqué M. Khan.  L’OMT travaille également sur l’intégration de la préservation de la biodiversité dans la gestion du tourisme, a dit le représentant.  Les résultats de la Conférence Rio+20 et les consensus mondiaux sur le tourisme durable doivent maintenant se traduire dans des politiques et des actions donnant des résultats tangibles aux niveaux national, régional et mondial, a-t-il lancé, ajoutant que l’OMT est prête à y répondre, non seulement par le biais d’études et de rapports, mais aussi par une assistance technique et un soutien aux Etats Membres. 


Mme ANA PERSIC, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a souligné que la Conférence Rio+20 avait réaffirmé la nécessité de l’accès à une éducation de qualité pour atteindre le développement durable.  De plus, l’éducation est appelée à jouer un rôle essentiel dans le changement des habitudes de consommation et des modes de production, ce qui est une nécessité pour la promotion du développement durable.  Les sciences naturelles et sociales sont également des facteurs essentiels, et l’UNESCO recommande d’accorder une attention particulière au renforcement des liens entre science, politique et société et a, à ce propos, créé un Conseil scientifique consultatif qui est mis à la disposition de toutes les organisations des Nations Unies.  En 2013, l’UNESCO conduira la célébration de l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau, une occasion unique d’informer sur la gestion de l’eau et des océans, de lancer des actions concrètes et novatrices en la matière et d’encourager de nouveaux partenariats sur la gestion de l’eau dans le monde, a dit Mme Persic.  La représentante de l’UNESCO a réaffirmé la conviction de cette organisation, selon laquelle la culture et la créativité sont essentielles au développement durable et à la paix. 


Mme AMY MUEDIN, Organisation internationale des migrations (OIM), a expliqué qu’un environnement approprié était nécessaire pour garantir la sécurité alimentaire, et a prévenu des conséquences qu’aura la dégradation des terres dans certaines régions.  Elle s’est préoccupée du sort des petits États insulaires en développement (PEID) dont la survie même est menacée.  Certaines personnes sont beaucoup trop pauvres pour pouvoir se déplacer, a-t-elle observé.  Elle a invité la communauté internationale à fournir un appui aux déplacements des migrants.  Elle a aussi attiré l’attention sur l’importance de la réduction des risques de catastrophes, comme le souligne le Secrétaire général dans son rapport.  La migration interne devrait être prise en compte dans les débats sur l’atténuation des risques, a-t-elle conseillé, surtout en ce qui concerne les zones sujettes aux tremblements de terre.  Elle a enfin indiqué que la migration se féminisait, et a demandé qu’il soit tenu compte de tous les aspects de la migration dans les discussions sur le développement durable.


LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT


Rapport du Secrétaire général sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre et le suivi des résultats du Sommet mondial sur la société de l’information aux niveaux régional et international (résolutions 66/184 de l’Assemblée générale et 2011/16 du Conseil économique et social) (A/67/66-E/2012/49)


La portée des réseaux de téléphonie mobile et le nombre d’abonnements au téléphone mobile se sont accrus à une vitesse exceptionnelle, relève le rapport du Secrétaire général.  Ainsi, la cible du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) −faire en sorte que « plus de la moitié des habitants de la planète » aient « à leur portée » un accès aux technologies de l’information et des communications (TIC)− a été atteinte pour ce qui est de la téléphonie mobile.  Internet a également connu une forte croissance, appuyée par la généralisation des réseaux à haut débit dans les pays développés et l’investissement dans le haut débit dans d’autres pays.  Les TIC se sont rapidement développées et banalisées dans les pays en développement.  Néanmoins, à la fin de 2011, un quart seulement de la population utilisait Internet dans les pays en développement et la croissance du haut débit dans les pays les moins avancés (PMA) a été encore moins dynamique.


Le Secrétaire général a souligné que certains événements récents n’avaient pas vraiment été anticipés lors du Sommet mondial, comme l’essor rapide de l’Internet mobile, l’explosion des réseaux sociaux et diverses innovations comme l’informatique en nuage.  Ces évolutions, qui sont principalement portées par les entreprises privées, ont permis d’utiliser Internet autrement et considérablement influé sur les rapports existant entre les citoyens, les créateurs, les entreprises et les gouvernements.  Elles témoignent des rapides mutations des TIC qui font que les décideurs ont le plus grand mal à prédire les tendances et à en tenir compte dans les plans de développement.


Le manque d’infrastructures d’un coût abordable empêche de nombreux pays de tirer le meilleur profit des TIC.  Les succès en matière de développement ne peuvent pas résulter de la seule technologie, mais de l’interaction entre la technologie et d’autres facteurs, dont la disponibilité d’énergie électrique, de compétences humaines et de cadres institutionnels et juridiques favorables.  La réglementation des marchés des TIC peut avoir de profonds effets sur l’investissement et l’accès à un coût abordable.  Les gouvernements et les partenaires de développement devraient davantage s’attacher à comprendre les interactions entre les techniques et d’autres facteurs sociaux, économiques, culturels et juridiques, et à intégrer la politique sur les TIC aux politiques menées dans d’autres domaines, conseille le Secrétaire général.


L’Organisation des Nations Unies et d’autres organismes internationaux sont en train de préparer l’examen décennal des textes issus du SMSI, non seulement pour réexaminer les cibles et les objectifs fixés mais aussi pour se préparer à l’avenir compte tenu des nouvelles mutations technologiques et modifications des marchés intervenues dans l’intervalle.  Au fur et à mesure du déroulement de l’examen, il importera d’évaluer l’impact du secteur privé et de la société civile ainsi que celui des gouvernements et des organisations internationales, précise le Secrétaire général.  Le Forum sur la gouvernance d’Internet et le SMSI offrent un cadre des plus utiles pour l’échange d’informations et d’idées entre les gouvernements, les entreprises et les parties prenantes de la société civile. 


Rapport du Groupe de travail sur les améliorations à apporter au Forum sur la gouvernance d’Internet (résolutions 66/184 de l’Assemblée générale et 2011/16 du Conseil économique et social) (A/67/65-E/2012/48 et Corr. 1)


Le Groupe de travail a considéré que, tout en conservant au Forum sur la gouvernance d’Internet son caractère non contraignant et non décisionnel et en veillant à ce qu’il ne fasse pas double emploi, il importe d’améliorer la qualité et la forme des résultats auxquels il aboutit afin qu’il exerce une plus forte influence sur la gouvernance mondiale d’Internet et sur les politiques générales dans ce domaine.  Des résultats plus concrets et plus visibles conjugués à des outils et à une stratégie de communication plus performants, en améliorant notamment les échanges avec d’autres entités liées à la gouvernance d’Internet, lui donneraient plus de poids.


Actuellement, le Forum dépend des contributions volontaires, et le Groupe de travail a noté qu’il est important de les augmenter pour assurer la fiabilité et la stabilité à long terme du financement des activités du Forum.  Il est utile d’examiner d’autres moyens d’attirer les contributions volontaires, en particulier pour faciliter la participation de pays en développement, notamment des pays les moins avancés (PMA).  Le secrétariat et le pays hôte devraient travailler ensemble pour veiller à ce que les ressources techniques et humaines −notamment la présence d’un modérateur− soient suffisantes.


En ce qui concerne la participation au Forum, elle devrait être encore élargie, en particulier dans les pays en développement, notamment les PMA, et aux personnes handicapées ainsi qu’à d’autres groupes sous-représentés.  Il est important de reconnaître que la téléparticipation est aujourd’hui une partie intégrante du Forum sur la gouvernance d’Internet et que des ressources suffisantes devraient être mises à disposition pour la développer, a relevé le Groupe de travail.


Note du Secrétaire général transmettant le rapport de la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture sur les programmes de communication pour le développement dans le système des Nations Unies (résolutions 50/130 de l’Assemblée générale) (A/67/207)


L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est l’organisme coordonnateur de la table ronde interinstitutions sur la communication pour le développement, qui est organisée tous les deux ans à tour de rôle par différents organismes des Nations Unies.  La douzième table ronde a été organisée par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) à New Delhi, du 14 au 17 novembre 2011, et avait pour thème « Le rôle de la communication pour le développement dans l’autonomisation des adolescentes ».  Ce rapport fait état des contributions de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Union internationale des télécommunications (UIT), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU), de la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), de l’UNESCO, de l’UNICEF, de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de la Banque mondiale.


Il ressort de cette table ronde que le système des Nations Unies a acquis une expérience solide de la communication pour le développement et a utilisé efficacement des ressources techniques fiables dans le cadre de différentes approches concernant la modification des comportements, la communication au service du changement social, la communication aux fins de la sensibilisation et la création d’un environnement porteur en matière de médias et de communications. Aucun organisme des Nations Unies n’a cependant mis en pratique l’ensemble des quatre approches.


Par ailleurs, le financement public disponible pour renforcer les capacités dans le domaine des médias et des communications des pays en développement et des pays les moins avancés (PMA) est limité ou inexistant, selon les cas.  Néanmoins, grâce à l’efficacité des technologies du XXIe siècle, les émissions radiophoniques sont de plus en plus accessibles au moyen d’appareils numériques et mobiles et grâce à l’Internet.  Elles sont essentielles pour répondre aux besoins et aux intérêts du public et des communautés marginalisées.  La Directrice de l’UNESCO a relevé qu’il convient avant toute chose de promouvoir une programmation sans exclusive et de faciliter l’élaboration de cadres politiques, législatifs et réglementaires pour pouvoir réaliser des progrès à cet égard dans les pays en développement et les PMA.


L’absence de travaux de recherche sur la radiodiffusion en Afrique subsaharienne, notamment sur les adolescents, montre que ce moyen de communication n’est pas suffisamment pris en compte dans le cadre du développement national, relève le rapport, qui estime que les États Membres gagneraient à mener des consultations avec les différentes parties prenantes, y compris le public des émissions radiophoniques, et à évaluer méthodiquement les capacités des radiodiffuseurs afin de renforcer et de redéfinir leur rôle de partenaire dans le développement durable.


Débat général


M. LARBI DJACTA (Algérie), parlant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a plaidé en faveur du plein accès aux technologies de l’information et des communications (TIC) afin de permettre à tous les pays de participer à l’économie mondiale et de bénéficier des avantages de la mondialisation.  Cela permettrait non seulement de promouvoir la croissance inclusive en réduisant la pauvreté, mais aussi de réduire la fracture numérique entre pays développés et pays en développement, a-t-il estimé.  Si certains progrès ont été accomplis dans ce domaine ces dernières années dans les pays en développement, ils restent insuffisants, a-t-il regretté.  Il a appelé les États Membres à traiter des nouveaux aspects de ce problème, et notamment de ceux concernant la qualité des TIC et l’accès des populations et des pays à ces technologies.


La crise économique et financière mondiale a affecté les capacités des pays en développement en termes de mobilisation des ressources et d’attraction des investissements dans le domaine des TIC, a relevé M. Djacta.  Le représentant a indiqué que le Groupe des 77 et de la Chine attachait beaucoup d’importance à la mise en œuvre des résultats des phases de Genève et de Tunis du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), notamment celle des dispositions relatives à la gouvernance de l’Internet.  Il a appelé la communauté internationale à fournir tous les efforts nécessaires pour permettre à tous les gouvernements de jouer un rôle égal dans la gouvernance internationale de l’Internet et pour garantir la sécurité et la continuité de cet outil, conformément au paragraphe 68 de l’Agenda de Tunis.


M. RODNEY CHARLES (Trinité-et-Tobago), s’exprimant au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a souligné que la région était convaincue de l’importance du rôle des technologies de l’information et des communications(TIC) pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et que plusieurs pays de la CARICOM avaient commencé à définir des stratégies de développement durable se focalisant sur l’innovation et la créativité.  Mais, malheureusement, leurs budgets et leurs économies, faibles et vulnérables, ne peuvent leur permettre d’aller loin, a déploré M. Charles.  Ceci dit, la CARICOM participe à plusieurs initiatives régionales afin de mettre en application les résultats obtenus au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI).  La plus large diffusion de la culture numérique et de la téléphonie mondiale dans les Caraïbes montre les progrès réalisés dans le secteur des TIC.  Outre les réalités macroéconomiques, le représentant a mentionné le manque de ressources, la fragmentation et le manque de coordination comme des facteurs qui handicapent le développement des TIC dans la région.  Il a appelé la communauté internationale à accroître son aide à la CARICOM en lui allouant plus de ressources, en renforçant les partenariats, et en augmentant les transferts de technologie et les renforcements de capacités.  Les avancées technologiques rapides, l’accès à l’Internet à haut débit et à la téléphonie mobile ont transformé la connectivité en service public de base.  Celle-ci est devenue presqu’aussi essentielle que l’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux soins, a dit M. Charles.  En ce qui concerne la gouvernance mondiale d’Internet, la CARICOM considère qu’elle doit être multilatérale, transparente et démocratique, et que des efforts doivent être faits pour y impliquer davantage les pays en développement. 


Mme NORAZLIANAH IBRAHIM (Brunéi Darussalam), s’exprimant au nom de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), a salué les progrès accomplis ces dernières années au niveau mondial pour augmenter la connectivité, l’accès aux technologies et le nombre d’abonnements à la téléphonie mobile.  Les technologies de l’information et des communications (TIC) sont un outil important de croissance, a-t-elle noté, exprimant la préoccupation de Brunei Darussalam face à la fracture numérique qui persiste.  Elle a invité le secteur privé et les États Membres à travailler de concert pour améliorer l’intégrité des réseaux de télécommunications ainsi que la résilience des infrastructures des TIC.  Les pays de l’ASEAN ont progressé dans ces domaines en passant au numérique dans les domaines de la santé, de l’éducation, du commerce et du gouvernement, a-t-elle indiqué.  Aujourd’hui, plus de 78% des citoyens de la région utilisent les TIC, et cette industrie emploie plus de 11,7 millions de personnes, ce qui représente plus de 32 milliards de dollars par an pour l’économie.


Au moins cinq nations membres de l’ASEAN ont atteint un taux de pénétration de 100%, a indiqué la représentante.  Elle a mentionné l’adoption du Plan 2015 de l’ASEAN pour les TIC, qui prévoit non seulement de faire des TIC un moteur de croissance et de faire de la région une plaque tournante mondiale dans ce domaine, mais aussi d’améliorer la qualité de vie des personnes.  L’ASEAN espère, en outre, renforcer la coopération en matière de règlementation des télécommunications pour faciliter le développement de cette industrie, a dit Mme Ibrahim.  La représentante a ensuite exprimé la reconnaissance de l’ASEAN aux agences de l’ONU pour leurs efforts visant à combler le fossé numérique et promouvoir l’enseignement numérique.


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