10/10/2012
Assemblée générale
AG/AB/4041

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Cinquième Commission                                       

5e séance – matin                                          


LA CINQUIÈME COMMISSION EXAMINE L’AVANCEMENT DES CONSTRUCTIONS DE LOCAUX DE LA COMMISSION ÉCONOMIQUE

POUR L’AFRIQUE EN ÉTHIOPIE ET DU SIÈGE DE L’ONU À NAIROBI


Les coûts définitifs des locaux de l’ONUN sont de 24 millions de dollars,

alors que ceux de la construction en cours des locaux de la CEA s’élèvent à 15,3 millions de dollars


La Cinquième Commission (questions administratives et budgétaires) a examiné, ce matin, les progrès réalisés depuis l’année dernière dans la construction de nouveaux locaux à usage de bureaux à la Commission économique pour l’Afrique (CEA) à Addis-Abeba1 et le rapport final de la construction des locaux à usage de bureaux à l’Office des Nations Unies à Nairobi (ONUN) terminée dans les délais et budget arrêtés2.


Le Groupe des 77 et la Chine, par la voix de l’Algérie, s’est félicité de ce que les dépenses totales définitives pour la construction des nouveaux locaux à l’ONUN aient atteint 23 962 537 dollars, permettant ainsi un solde créditeur de 1 289 663 dollars.  L’accent a également été mis sur le travail tout à fait louable, réalisé pour faire en sorte que les espaces inoccupés soient utilisés par d’autres entités de l’ONU à Nairobi en application de la résolution 44/211 de l’Assemblée générale. 


Présentant le rapport du Secrétaire général sur la question, M. Warren Sachs, Sous-Secrétaire général du Bureau des services centraux d’appui, a salué un projet qui a débuté en mai 2009 pour se conclure en décembre 2010 dans les délais impartis grâce à une excellente collaboration entre l’équipe chargée du projet, l’architecte et le maître d’œuvre.  


S’agissant de la construction des locaux de la CEA à Addis-Abeba, M. Sachs, à l’instar du Groupe des 77 et de la Chine, a cité une phase de construction qui prendrait quatre mois de plus et s’achèverait le 31 décembre 2012 pour être suivie d’une période d’installation de trois mois, avec une date d’emménagement effectif reportée à avril 2013.  Présentant le rapport du Secrétaire général sur la question M. Sachs a indiqué qu’un des principaux risques observés ces derniers mois est l’incapacité du maître d’œuvre de se procurer du matériel importé au niveau international dans les délais impartis.


Présentant le rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB)3 sur la construction des locaux de Addis-Abeba et de Nairobi, son Président, M. Collen V. Kelapile, s’est inquiété des carences dans la procédure de sélection des fournisseurs potentiels qui se sont traduits par des difficultés financières que rencontre le maître d’œuvre et qui pose un risque notable en ce qui concerne le projet d’Addis-Abeba.  C’est pourquoi il a exhorté le Secrétaire général à continuer de s’attacher à réduire autant que possible les coûts de construction des nouveaux locaux à usage de bureaux à Addis-Abeba de sorte que le projet soit mené à bien sans dépassement budgétaire et selon les paramètres fixés.


De son côté, le représentant de l’Éthiopie s’est félicité des mesures prises depuis 2011 pour accélérer l’achèvement du bâtiment de la CEA, en indiquant qu’une étape importante du projet avait été franchie avec l’achèvement de la superstructure, couronnée par une cérémonie le 9 février 2012.  Il a cité les initiatives de son gouvernement pour s’assurer que la CEA continue d’être dispensée du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée normalement prélevée sur les achats locaux de biens et services liés au projet, pour faciliter la livraison de matériaux de construction et d’autres services nécessaires pour assurer l’efficacité opérationnelle du projet, pour garantir les accès routiers au site et la mise en œuvre des places de parking nécessaires.


Si le coût de la construction des locaux d’Addis-Abeba a été estimé à 14 333 100 dollars en 2007, les ressources disponibles pour le projet s’élèvent actuellement à 15 333 245 dollars.  En 2011, le Secrétaire général a confirmé que les fonds supplémentaires nécessaires à la construction du septième étage avaient été levés à concurrence de 1 000 145 dollars, dont 850 000 dollars provenant du compte d’appui aux opérations de maintien de la paix, au titre du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine, et 150 145 dollars provenant du budget de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour.  Une analyse de la valeur a été entreprise conjointement par la CEA et le Bureau des services centraux d’appui pour apaiser les préoccupations exprimées par l’Assemblée générale dans sa résolution 66/247 concernant le fait qu’un montant estimatif de 734 000 dollars avait été prélevé sur la réserve pour imprévus en raison d’une erreur commise par le bureau d’architecture et d’études techniques.  C’est une analyse qui a finalement permis d’identifier des réductions de coûts de 522 100 dollars, essentiellement en améliorant l’efficience des systèmes électromécaniques.


Par ailleurs, les délégations de l’Éthiopie et du Groupe des 77 et de la Chine ont salué le lancement de la rénovation de la Maison de l’Afrique -en collaboration avec l’UNESCO et l’Union africaine- pour en faire un « Monument pour l’histoire contemporaine de l’Afrique » et des locaux de conférence.  Ils ont pressé le Secrétaire général de mener ce projet de rénovation avec diligence.  Dans le cadre de l’exercice biennal 2012-2013, 437 000 dollars ont été sollicités [A/66/6 (sect. 34)] pour la première phase de la rénovation de la Maison de l’Afrique, qui inclura des travaux urgents, tels que l’imperméabilisation de la toiture, la réparation des murs extérieurs et le remplacement de la plomberie et des appareillages électriques désuets.


La Cinquième Commission poursuivra ses travaux demain, jeudi 11 octobre 2012 à 10 heures, en salle de conférence 3.


1A/67/216

2A/67/217

3A/67/484


*   ***   *



À l’intention des organes d’information • Document non officiel