23/07/2012
Assemblée générale
AG/11263

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Assemblée générale

Soixante-sixième session

122e séance plénière - matin


L’ASSEMBLÉE ADOPTE UNE RÉSOLUTION SUR LE NEPAD ET RECONNAIT QUE L’AFRIQUE

EST LE CONTINENT LE PLUS TOUCHÉ PAR LA CRISE FINANCIÈRE ET ÉCONOMIQUE MONDIALE


L’Assemblée générale a adopté aujourd’hui deux résolutions sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et sur l’application des recommandations du Secrétaire général sur la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique*


L’Assemblée a aussi prorogé le mandat de deux juges au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et nommé des membres du Corps commun d’inspection**.  Le Kenya a été élu Vice-Président de la soixante-septième session de l’Assemblée.


La résolution sur le NEPAD a été présentée par le représentant de l’Algérie, au nom du Groupe des 77 et de la Chine.  Il a expliqué que le texte vise « à atténuer les effets de la crise internationale sur le continent africain » et insisté sur la nécessité « de donner plus de voix aux pays africains dans la prise des décisions internationales, pour éviter une autre marginalisation du continent ».


Dans ce texte, doté d’un dispositif de 54 paragraphes, l’Assemblée s’inquiète en effet de constater que l’Afrique est une des régions les plus touchées par les conséquences de la crise financière et économique mondiale.  Elle se déclare préoccupéepar la part anormalement faible de l’Afrique dans les échanges commerciaux internationaux, part qui est d’environ 3%.


Elle se déclare aussi préoccupée par le fait que, malgré une hausse globale du volume nominal et de la part de l’aide publique au développement (APD) consacrée à l’Afrique, cette aide n’augmentera probablement que de 1% par an en termes réels, contre 13% en moyenne au cours des trois dernières années.


L’Assemblée se déclare en outre préoccupée par l’alourdissement du fardeau de la dette de certains pays d’Afrique, la montée du chômage, la diminution des arrivées de capitaux vers le continent entraînée par la crise financière et économique mondiale.  Elle demande aux pays en développement ou en transition de continuer à s’efforcer de créer des conditions internes propices aux investissements, notamment sur le plan de la transparence, de la stabilité et de la prévisibilité, garantissant l’application effective des clauses contractuelles et le respect des droits de propriété.


L’Assemblée réaffirmequ’il faut accroître le poids et la participation des pays en développement, y compris les pays d’Afrique, dans le processus international de prise des décisions économiques et de définition des normes.



La résolution énonce aussi les mesures prises par les pays et organisations d’Afrique et décrit l’action de la communauté internationale.  La représentante des États-Unis a souligné que « son pays appuyait pleinement les efforts destinés à encourager la croissance en Afrique et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement ».


Son homologue de l’Algérie a aussi présenté, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, la résolution sur « l’application des recommandations formulées par le Secrétaire général dans son rapport sur les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique »


Ila insisté sur l’importance des efforts déployés « pour régler les conflits sur le continent africain et promouvoir la démocratie, les droits de l’homme, l’état de droit et l’ordre constitutionnel en Afrique ».  Il a également souligné que le texte appelle les organisations régionales et les institutions financières internationales à agir de manière plus coordonnée et plus adaptée aux besoins des pays concernés.


Dans la résolution, qui contient un dispositif de 28 paragraphes, l’Assemblée demande auxorganismes des Nations Unies et aux États Membres d’appuyer les mécanismes et processus de consolidation de la paix, notamment le Groupe des Sages, le Cadre d’action de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement postconflit et le système d’alerte rapide à l’échelle du continent, notamment ses composantes sous-régionales, ainsi que la mise en place de la Force africaine en attente.


Elle considère que l’action menée aux niveaux international et régional pour empêcher les conflits et consolider la paix en Afrique doit être axée sur le développement durable du continent et la mise en valeur des capacités humaines et institutionnelles des pays et des organisations africaines, en particulier dans les domaines prioritaires mis en évidence à l’échelle du continent.


Toujours ce matin, l’Assemblée a autorisé les juges William H. Sekule de la République-Unie de Tanzanie, Solomy Balungi Bossa de l’Ouganda et Mparany Mamy Richard Rajohnson de Madagascar à continuer, à titre exceptionnel et, malgré l’expiration de leur mandat le 30 juin 2012, de siéger au Tribunal pénal international pour le Rwanda jusqu’au 31 décembre 2012 ou jusqu’à la fin de l’affaire Ngirabatware, dont ils ont été saisis avant l’expiration de leur mandat.


L’Assemblée a aussi nommé au Corps commun d’inspection, pour un mandat de cinq ans à compter du 1er  janvier 2013, MM. George A. Bartisiotas des États-Unis, Gennady Tarasov de la Fédération de Russie, Sukai Prom-Jackson de la Gambie, Jean Wesley Cazeau d’Haïti et Achamkulangare Gopinathan de l’Inde.


Elle a inscrit à l’ordre du jour de cette session l’élection des membres de la Commission des Nations Unies pour le droit commercial***.


La prochaine réunion de l’Assemblée générale sera annoncée dans le Journal des Nations Unies.


 *    A/66/L40/Rev.1 et A/66/L41/Rev.1

  **  A/66/L54 et A/66/864

   *** A/66/234


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