16/12/2011
Secrétaire général
SG/T/2824

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ACTIVITÉS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EN AFRIQUE DU SUD, DU 6 AU 8 DÉCEMBRE 2011


(Adapté de l’anglais)


Le Secrétaire général Ban Ki-moon est arrivé à Durban, en Afrique du Sud, dans la matinée du mardi 6 décembre, afin de prendre part à la dix-septième Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).


Il a tout d’abord écouté un exposé de Mme Christiana Figueres, Secrétaire exécutive de la CCNUCC, sur l’état d’avancement des négociations entre les parties, avant de rencontrer Mme Maite Nkoana-Mashabane, Présidente de la dix-septième Conférence des parties et Ministre des relations internationales et de la coopération de l’Afrique du Sud.


Après sa rencontre avec le Président sud-africain Jacob Zuma, le Secrétaire général a pris la parole lors de l’ouverture du Segment de haut niveau de la dix-septième Conférence.  S’adressant aux délégués, il a mis l’accent sur la nécessité d’être réaliste et de tout faire pour accomplir des progrès importants à Durban.  « Nous pouvons et nous devons avancer sur les questions clefs », les a-t-il exhortés.


M. Ban a affirmé qu’il s’attendait à des progrès à Durban, à commencer par la mise en œuvre de ce qui a été convenu lors de la dernière Conférence des parties, qui a eu lieu à Cancún, au Mexique, et par la réalisation de progrès sur la question du financement à court et à long termes des programmes concernant l’adaptation des pays aux effets du réchauffement de la planète.  Il a également exhorté les délégués à envisager une deuxième période d’engagement pour le Protocole de Kyoto.  Enfin, il a appelé les pays à ne pas abandonner la vision collective d’un accord global et contraignant sur les changements climatiques, qui soit à la fois efficace et équitable pour tous. (Voir communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/13996)


S’adressant ensuite à la presse, le Secrétaire général a indiqué qu’à travers le monde le climat devenait de plus en plus imprévisible, ce qui affecte d’abord et le plus durement les populations pauvres.  « C’est pourquoi nous devons faire preuve de solidarité et de détermination à Durban », a-t-il souligné.


Plus tard dans la journée, le Secrétaire général a participé au lancement de « l’Initiative pour le changement »  de la CCNUCC, qui présente les projets touchant à la pauvreté urbaine et aux changements climatiques.  Il a appelé les dirigeants du monde à montrer un front uni dans la lutte contre les changements climatiques, ajoutant que les actions nationales sur le terrain étaient encore plus nécessaires que l’adoption d’un accord global et contraignant.  (Voir communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/14000)


Mercredi, le Secrétaire général s’est entretenu avec les principales parties impliquées dans les négociations sur les changements climatiques.  Il a rencontré la Commissaire européenne chargée de l’action pour le climat, Mme Connie Hedegaard; les représentants du groupe des États du BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine); l’Envoyé spécial des États-Unis pour les changements climatiques M. Todd Stern; le Président de l’Alliance des petits États insulaires et Ministre des affaires étrangères de la Grenade, M. Karl Hood, et des représentants du Groupe des 77 et de la Chine.


Il a également rencontré le Premier Ministre de la Norvège, M. Jens Stoltenberg, et le Premier Ministre de l’Éthiopie, M. Meles Zenawi, lors d’une manifestation de haut niveau portant sur le financement des mesures d’adaptation et de limitation des impacts à long terme face aux effets des changements climatiques, rencontre au cours de laquelle il a déclaré que la communauté internationale avait encore un long chemin à parcourir en vue de parvenir à la mobilisation de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.  M. Ban a néanmoins souligné combien il est important pour les pays développés de tenir leurs engagements.  « Le défi à relever le plus immédiatement est de mettre en place un système de financement des programmes de lutte contre les effets des changements climatiques, qui soit adapté, effectif et fonctionnel », a ajouté M. Ban Ki-mon.


Le Secrétaire général a appelé les parties à la Conférence à surmonter tous les différends qui pourraient continuer de se poser en ce qui concerne la conception du Fonds vert pour le climat, à Durban.  « Le nouveau Fonds ne doit pas être une coquille vide », a-t-il prévenu. (Voir communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/14002)


Le Secrétaire général a également pris la parole au cours d’un Forum de haut niveau sur la protection internationale des forêts.  Il y a indiqué que les forêts ont continué à disparaître à un rythme alarmant, et que davantage doit être fait de manière urgente pour les préserver.  Il a en outre appelé la « COP 17 » à prendre une décision sur le financement du programme « REDD plus » au cours de cette semaine, et à utiliser les partenariats avec le secteur privé pour mettre en œuvre l’agenda « REDD plus ».  (Voir communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/14005)


M. Ban a conclu sa journée en prenant part au dîner ministériel organisée par la Présidente de la COP 17.  Dans ses observations, il a appelé les dirigeants du monde à porter leur regard sur la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, prévue l’année prochaine.  « Les changements climatiques, les évolutions démographiques, l’eau, la nourriture, l’énergie, la santé publique mondiale, l’autonomisation des femmes, sont des questions qui sont toutes liées entre elles.  Nous ne pouvons nous pencher sur l’une sans examiner toutes les autres », a-t-il déclaré.  (Voir communiqué de presse publié en anglais sous la cote SG/SM/14006)


Le Secrétaire général a quitté Durban pour se rendre à Nairobi, au Kenya, jeudi, le 8 décembre 2011, en matinée.


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