20/05/2011
Secrétaire général
SG/SM/13583
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M. BAN KI-MOON ANNONCE LE LANCEMENT D’UNE ÉTUDE SUR LES CONSÉQUENCES DE LA

CATASTROPHE DE FUKUSHIMA ET LES MOYENS DE PROMOUVOIR LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE


Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a fait aujourd’hui, la déclaration suivante:


Ce matin, j’ai tenu une vidéoconférence afin de lancer officiellement une étude à l’échelle du système des Nations Unies sur les conséquences de l’accident de Fukushima.  Le rapport sera préparé pour la Réunion de haut niveau sur la sûreté et la sécurité nucléaires, qui se tiendra le 22 septembre durant la soixante-sixième session de l’Assemblée générale des Nations Unies. 


Parmi les participants à cette Réunion figurent: M. Yukiya Amano, Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA); M. Tibor Tóth, Secrétaire exécutif de la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE); M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM); M. Jacques Diouf, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO); Mme Margareta Wahlström, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC); et des représentants de haut niveau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).    


Le rapport à l’échelle du système traitera de divers domaines, dont l’environnent, la santé, la sécurité alimentaire, le développement durable et la connexion entre sûreté nucléaire et sécurité nucléaire.  Il présentera également les vues à l’échelle du système sur les moyens d’améliorer la préparation aux risques liés aux catastrophes.  En produisant cette étude, il est de mon intention de souligner la nécessité de renforcer les capacités des organisations internationales concernées, en particulier de l’AIEA, reconnaissant son rôle central. 


Comme je l’ai dit à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le temps est venu de repenser au niveau mondial les questions d’énergie nucléaire et de sûreté.  Tout en reconnaissant le droit de chaque État de définir sa politique nationale en termes d’énergie, notre objectif commun est d’approfondir notre compréhension sur un ensemble de questions relatives au développement de l’énergie nucléaire et ses conséquences en termes de sûreté par delà les frontières.  En allant plus loin, les effets d’une catastrophe de centrale nucléaire –de la prévention à la décontamination– doivent être plus pleinement reflétés dans l’évaluation des moyens visant à assurer l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et un maximum de sûreté.


Ce rapport multidisciplinaire représente une occasion unique pour le système des Nations Unies de collaborer rapidement sur une question urgente, et de soulever des sujets importants qui méritent d’être considérés par les gouvernements avant la Réunion de haut niveau sur la sûreté et la sécurité nucléaires.  La sûreté nucléaire est un bien public mondial, qui sert les intérêts de tous les peuples du monde.


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