25/04/2011
Secrétaire général
SG/SM/13524

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BAN KI-MOON INVITE LE GOUVERNEMENT DU SRI LANKA À RÉPONDRE « DE MANIÈRE

CONSTRUCTIVE » AUX RECOMMANDATIONS DU GROUPE D’EXPERTS


La déclaration suivante a été communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon:


Les Nations Unies ont publié, aujourd’hui, le rapport consultatif du Groupe consultatif d’experts du Secrétaire général sur l’établissement des responsabilités aux derniers stades du conflit armé qui a duré plusieurs décennies au Sri Lanka.  Ce rapport a été présenté au Secrétaire général le 12 avril 2011 et la décision de le rendre public a été prise par souci de transparence et plus largement, dans l’intérêt public.


Le rapport a été transmis dans son intégralité, le 12 avril dernier, au Gouvernement du Sri Lanka.  Le Secrétaire général a exprimé sa volonté de publier la réaction du Gouvernement en même temps que le rapport.  Cette invitation a été lancée au Gouvernement du Sri Lanka tout au long de la semaine, y compris une nouvelle fois au Ministre des affaires extérieures du Sri Lanka par la voix même du Secrétaire général.  Le Gouvernement n’a pas réagi à cette offre qui tient toujours néanmoins.


Le Secrétaire général remercie le Groupe consultatif d’experts qui a donné des conseils sur la meilleure façon d’assumer les responsabilités dont il parle dans le communiqué conjoint qu’il a fait avec le Président du Sri Lanka, à la fin de la guerre.


Le Secrétaire général examine avec soin les conclusions et les recommandations liées aux événements qui ont eu lieu aux derniers stades du conflit, y compris l’évaluation selon laquelle un certain nombre d’allégations de violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme ont été commises aussi bien par les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) que le Gouvernement du Sri Lanka, et dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.


Selon la première recommandation du Groupe, le Gouvernement du Sri Lanka devrait répondre aux graves accusations en initiant un début de processus efficace d’établissements des responsabilités qui commencerait par de véritables enquêtes.  Le Secrétaire général a toujours été d’avis que le Sri Lanka devait, d’abord et avant tout, assumer la responsabilité en matière de reddition des comptes pour les violations présumées.  Cette recommandation et un certain nombre d’autres à court et à moyen termes que le Groupe a proposées au Gouvernement de mettre en œuvre, ont été transmis à ce dernier.  Le Secrétaire général encourage les autorités du Sri Lanka à répondre de manière constructive.  


Le Secrétaire général a décidé de répondre favorablement à la recommandation du Groupe sur un examen de l’action de l’ONU concernant la mise en œuvre de ses mandats humanitaires et de protection pendant la guerre au Sri Lanka, en particulier durant les derniers stades.  Les modalités précises d’un tel examen seront déterminées après consultations avec les organisations, fonds et programmes pertinents. 


S’agissant de la recommandation visant à ce qu’il crée un mécanisme international d’enquête, le Secrétaire général est conscient que cela exigera le consentement du pays hôte ou une décision des États Membres prise dans l’instance intergouvernementale appropriée.  Les fonctions de contrôle et de collecte des données que ce mécanisme devait assumer continueront à être remplies par le Secrétariat des Nations Unies. 


Le Secrétaire général compte que le Gouvernement du Sri Lanka continuera à respecter le travail de l’ONU et de ses institutions, ainsi que ses obligations concernant la sûreté du personnel de l’ONU à Colombo.  Il regrette le ton incendiaire de certaines des dernières déclarations publiques émanant du Sri Lanka.


Le Secrétaire général espère sincèrement que ce rapport consultatif contribuera à la pleine reddition des comptes et à la justice afin que le peuple et le Gouvernement du Sri Lanka soient en mesure d’avancer vers la paix et la réconciliation nationale.


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