30/08/2011
Conseil de sécurité
SC/10372
AFR/2236

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DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA PIRATERIE

ET LES VOLS À MAIN ARMÉE DANS LE GOLFE DE GUINÉE


On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’août, M. Hardeep Singh Puri (Inde):


Le 23 août 2011, les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé de M. B. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, sur la piraterie et les vols à main armée dans le golfe de Guinée, au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest.


Les membres du Conseil ont déploré l’augmentation des actes de piraterie, des vols à main armée commis en mer et des prises d’otages dans le golfe de Guinée, de même que leurs conséquences préjudiciables pour la sécurité, le commerce et les activités économiques dans la sous-région.


Les membres du Conseil ont pris note des efforts que font les pays du golfe de Guinée pour s’attaquer à ce problème, notamment l’organisation de patrouilles conjointes en mer et les activités menées par le Nigéria et la République du Bénin au large de la côte béninoise, ainsi que l’idée de convoquer un sommet des chefs d’État des pays du golfe de Guinée en vue d’envisager une intervention à l’échelle de la région.  Cela étant, ils ont souligné que la coordination des efforts et une impulsion au niveau régional étaient nécessaires pour permettre l’élaboration d’une stratégie d’ensemble visant à lutter contre cette menace.


Constatant que les organismes et les États de la région jouent un rôle moteur à cet égard, les membres du Conseil ont invité la communauté internationale à venir en aide aux pays concernés, à la CEDEAO, à la CEEAC et à d’autres organisations compétentes, le cas échéant, afin qu’ils puissent assurer la sécurité de la navigation internationale le long du golfe de Guinée grâce à l’échange de renseignements, à l’amélioration de la coordination et au renforcement des capacités.


Les membres du Conseil de sécurité ont noté que le Secrétaire général avait l’intention de déployer une mission d’évaluation des Nations Unies qui serait chargée d’examiner la situation et d’étudier les possibilités qui s’offrent à l’ONU de prêter son concours.  Ils ont aussi souligné que le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale devaient collaborer, dans le cadre de leurs mandats, avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) et l’Organisation maritime internationale, ainsi qu’avec tous les pays et les organisations régionales concernés.


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