16/05/2011
Conseil économique et social
ECOSOC/6476
ONG/720

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité chargé des organisations non gouvernementales

Reprise de la session de 2011

18e et 19e séances - matin et après-midi


LE COMITÉ DES ONG REPREND SA SESSION ET ACCORDE LE STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL À 43 ONG


Le Comité des ONG a repris sa session, aujourd’hui, et a accordé le statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) à 43 ONG.


Le Comité devrait examiner, en tout, 117 nouvelles demandes et 216 demandes dont l’examen avait été précédemment reporté.  Le Comité, dont les travaux s’achèvent le 24 mai, est présidé par Aydan Karamanoglu, de la Turquie.


En début de séance, Nikhil Seth, Directeur du Bureau d’appui et de la coordination du Département des affaires économiques et sociales (DESA), a évoqué le « rôle clef » de plaidoyer que joue la société civile pour s’assurer que les différentes branches des gouvernements tiennent leurs engagements.  Il a fait référence aux contributions de la société civile dans la lutte contre la pauvreté et pour la parité.


« Entre 40% et 60% des services de santé dans le monde en développement sont fournis par la société civile », a –t-il relevé, soulignant l’importance que cela revêt dans la lutte contre le VIH/sida.


M. Nikhil Seth a également évoqué la marginalisation des jeunes, relevant que 90% vivent dans les pays en développement.  « En tant que groupe social, la jeunesse est un moteur capable de créer un monde plus juste.  Nous avons besoin des connaissances qu’ont les ONG au niveau local afin de mieux comprendre ce dont ont besoin les jeunes » a-t-il estimé.


De son côté, Andrei Abramov, Chef du Servie des ONG de DESA a passé en revue les initiatives lancées par son service pour sensibiliser les ONG aux travaux de l’ECOSOC et a fait le point sur les outils informatiques employés par sa Section.


Le Comité octroie trois types de statut: le statut consultatif général, le statut consultatif spécial et l’inscription sur la liste. 


Le statut consultatif général concerne les ONG dont les activités couvrent la plupart des domaines d’action de l’ECOSOC.  Ces ONG sont autorisées à soumettre à l’ECOSOC des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à son ordre du jour.


Le statut consultatif spécial concerne, quant à lui, des ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d’activité du Conseil.  Ces dernières peuvent également soumettre des communications écrites et des pétitions.


Enfin, le Comité inscrit sur la Liste des ONG qui peuvent contribuer, de temps à autre, aux travaux de l’ECOSOC, en ne pouvant soumettre à ce dernier que des communications écrites.


EXAMEN DES NOUVELLES DEMANDES D’ADMISSION AU STATUT CONSULTATIF


Les 43 ONG suivantes se sont vues octroyées, aujourd’hui, le statut consultatif spécial:


Africa Youths International Development Foundation, Nigéria;

Africans Unite Against Child Abuse (AFRUCA), Royaume-Uni;

Asociación Dominicana de las Naciones Unidas (ANU-RD), République dominicaine;

Association de Défense des Droits de l’Homme, France;

Aide Internationale pour l’enfance, Canada;

Association des Jeunes pour le Développement Pasteef, Sénégal;

Belgrade Centre for Human Rights, Serbie;

Centre d’Accueil et de Volontariat pour Orphelins, Abandonnés et Handicapés du Cameroun (CAVOAH-CAM), Cameroun;

Clean Energy Promoting Citizen’s Forum, République de Corée;

Comité Español de Representantes de Minusv·lidos (CERMI), Espagne;

Conservation Force, Inc., États-Unis;

Consorcio Boliviano de Juventudes - Casa de la Juventud, Bolivie;

Demokratyczna Unia Kobiet, Pologne;

Djenne Initiative, Inc.,Etats-Unis;

European Environmental Citizens Organisation for Standardisation, Belgique;

Federation of Saskatchewan Indian Nations, Inc., Canada;

Fundacion Ambiente y Recursos Naturales, Argentine;

Fundación Instituto de Cultura del Sur, Espagne;

Gong, Croatie

Groupe des ONG pour la Convention relative aux droits de l’enfant, Suisse;

Healthy Solutions, États-Unis

Independent Advocacy Project LTDGTE, Nigéria;

Indian Muslim Council – USA, États-Unis;

International Art & Technology Cooperation Organization, Japon;

International Council of Russian Compatriots – ICRC, Fédération de Russie;

International Mahavira Jain Mission, États-Unis;

Karamah: Muslim Women Lawyers for Human Rights, États-Unis;

Mental Disability Advocacy Center Foundation, MDAC, Hongrie;

Objectif Sciences International, Suisse

Organización de Entidades Mutuales de las Américas, ODEMA, Asociación Civil, Argentine;

Plan Life, Ghana;

Poverty Elimination and Community Education Foundation, Bangladesh;

Réseau des Organisations du Secteur Educatif du Niger (ROSEN), Niger;

Safe Water Network, États-Unis

Save a Child’s Heart in Memory of Dr. Ami Cohen, Israël;

Service d’Appui aux Initiatives Locales Développement (S.A.I.L.D.), République centrafricaine;

Stichting Feminenza Nederland, Pays-Bas;

United States International Council on Disabilities, États-Unis;

Women Founders Collective, Etats-Unis;

Women’s Alliance for a Democratic Iraq (WAFDI), États-Unis;

Working Women Association, Soudan;

World Lebanese Cultural Union, Inc., États-Unis.


NOUVELLES DEMANDES D’ADMISSION AU STATUT CONSULTATIF DONT L’EXAMEN A ÉTÉ REPOUSSÉ


Plusieurs ONG, à l’instar de Legal Aid Forum for Human Rights, du Pakistan, ont vu, à la demande la Chine, leur demande reportées dans l’attente de précisions sur leur financement.  La représentante de la Chine a également relevé que toutes les ressources financières d’Ehsaas Foundation, de l’Inde provenaient du Gouvernement.  Comment cette ONG peut-elle préserver son indépendance s’est-elle interrogée, avant de souhaiter des précisions sur les contrats de marché dont proviennent 50% des recettes de World Alliance for Youth Empowerment, de l’Inde.


Le représentant du Pakistan a voulu savoir pourquoi la majorité du financement de Gulf Research Center Foundation, de la Suisse, couvrait des dépenses administratives et non pas le financement de projets.  Il a également relevé que la demande de ZOA Vluchtelingenzorg, des Pays-Bas, n’évoquait aucun membre individuel et que l’organisation ne semblait être active dans aucun pays.  Il a par ailleurs voulu savoir si l’Association for Social and Environmental Development, de l’Inde, se définissait comme régionale, et si tel était le cas quelle était la région ciblée.


La représentante de Cuba a souhaité obtenir des précisions sur les projets développés en Amérique latine par Fondazione Marista per la Solidarietà Internazionale ONLUS, de l’Italie.  La représentante du Venezuela a voulu savoir si l’ONG Global Aid Network, du Canada, avait travaillé en Amérique latine et a voulu des détails concernant le projet « Water for Life Initiative ».  Elle a également souhaité plus d’éclaircissement sur les activés internationales de Corporacion para la Defensa y Promocion de los Derechos Humanos Reiniciar, de la Colombie,


Le représentant du Pérou a demandé, quant à lui, des précisions sur les projets organisés dans son pays par Rainforest Partnership, des États-Unis, ainsi que Red ACTIVAS, de l’Espagne. 


Al Tajdeed Cultural Social Society, du Bahreïn, s’est vu demandé par la représentante de la Belgique des précisions sur sa position en matière de violence faite aux femmes.


Le représentant du Maroc a voulu savoir si le certificat d’enregistrement de NCCI (NGO Coordination Committee for Iraq), de la Suisse, était encore valable et si elle avait adapté ses conditions à la loi régissant les ONG en Iraq.  Le représentant de la Suisse a expliqué qu’il n’y avait pas d’obligation d’inscription en vertu de la loi suisse.  Pour prouver l’existence d’une ONG il faut s’en référer à son statut d’exemption fiscale, a-t-il précisé.


ÉCHANGE AVEC LES ONG


Évoquant le coût élevé des traitements cardiaques, la représentante de Cuba a voulu savoir comment Save a Child’s Heart in Memory of Dr. Ami Cohen, d’Israël, finançait ces interventions chirurgicales.  Elle a également souhaité avoir des précisions sur les initiatives lancées pour venir en aide aux enfants palestiniens.


Le représentant de l’ONG a indiqué que 10 000 dollars étaient collectés pour chaque enfant devant subir une opération à cœur ouvert en Israël, et que des ONG caritatives sœurs existaient dans plusieurs pays d’Europe ainsi qu’en Australie et en Afrique du sud.  Il a précisé que 200 enfants étaient opérés chaque année, soit plus de 2 600 enfants depuis la création de l’ONG.  Le représentant a précisé que plus de 1 100 des enfants que l’ONG a aidés sont Palestiniens.  Nous sommes convaincus que l’avenir de notre région repose sur ses enfants, a-t-il dit.


L’ONG, a-t-il expliqué, a un triple objectif: soigner les enfants, renforcer les capacités et créer des centres d’excellence.  Une initiative a été lancée en Chine, entre autres pays, a-t-il ajouté.


Prenant à son tour la parole, la représentante de la Syrie a voulu savoir comment l’ONG exécutait ses projets en Palestine.  Elle a également voulu connaître la position de l’ONG au sujet des résolutions de l’Assemblée générale sur le droit à l’autodétermination de la Palestine.  Autre Observateur, le représentant de l’Autorité palestinienne a souhaité savoir avec quels hôpitaux palestiniens l’ONG coopérait et comment étaient sélectionnés les enfants palestiniens.


Le représentant de Save a Child’s Heart in Memory of Dr. Ami Cohen a insisté sur la nature apolitique de son organisation.  Nous sommes là pour sauver la vie des enfants, quelle que soit la position politique de leurs parents, leur race ou religion, a-t-il dit.


Il a expliqué que l’ONG avait un bureau à Jérusalem-Est et qu’elle travaillait, de manière rapprochée, avec les médecins de l’Hôpital pédiatrique de Gaza, ainsi qu’avec l’Hôpital européen de Gaza, entre autres.  De plus, une véritable coopération est en cours d’établissement avec le Ministère palestinien de la santé.  Il a indiqué que les enfants Palestiniens étaient auscultés par une équipe de médecins Palestiniens.


L’intervention de la Syrie a donné lieu à un bref débat de procédure suite à la motion d’ordre présentée par le représentant de la Belgique sur le droit de la Syrie, État observateur, à dialoguer avec les ONG.


Le Comité a ensuite dialogué avec AUA America’s Chapter, Inc., des États-Unis.  La représentante de la Turquie a notamment voulu des précisions sur la formation de son Conseil d’administration, et sur l’aide quelle apporte aux réfugiés iraquiens assyriens.


La représentante de l’ONG a expliqué que le Conseil d’administration était élu à partir d’une liste de personnes nommées par le Président de l’Organisation.  Elle a, par ailleurs, fait savoir que l’organisation avait apporté son aide aux réfugiés iraquiens assyriens en Syrie.


La représentante des États-Unis a ensuite demandé des précisions sur le travail juridique de Global Justice Center, des États-Unis.  Sa représentante a expliqué qu’étant une organisation « purement juridique », son ONG s’efforçait de fournir des outils juridiques pratiques aux gouvernements, notamment dans le domaine de la parité.


Comment travaillez-vous pour assurer l’équilibre entre une approche basée sur les droits de l’homme et une approché basée sur les besoins? a demandé, à son tour, le représentant du Maroc.  Peut-il y avoir une démocratie sans développement, s’est-il notamment interrogé.  De son côté, le représentant de la Fédération de Russie a voulu savoir pourquoi l’ONG mettait l’accent sur la résolution 1325 du Conseil de sécurité ainsi que sur la situation au Myanmar.  Le représentant du Kirghizistan a, par ailleurs, voulu savoir si l’ONG envisageait d’établir des projets dans son pays.


Les droits de l’homme et le développement doivent aller de pair, a réagi la représentante de l’ONG.  Elle a notamment précisé que son organisation cherchait à faire respecter les droits de l’homme en temps de conflit.  De plus, l’ONG accorde une attention particulière à la parité.  Elle a expliqué que son organisation travaillait au Myanmar car de nombreux cas de violence sexuelle y avaient été signalés.  L’ONG n’envisage pas de créer des projets au Kirghizistan.


Au cours de ce dialogue, la représentante de Cuba a indiqué que sa délégation s’était entretenue à titre bilatéral avec l’ONG Fondazione Marista per la Solidarieta Internationale Onlus.


Le Comité poursuivra ses travaux demain, mardi 17 mai, à partir de 10 heures.


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