29/11/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL POUR HAÏTI


« Il ne faut pas renoncer à Haïti. »  Près de deux ans après le tremblement de terre qui a ravagé le pays, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour Haïti, M. Nigel Fisher, a mis l’accent, cet après-midi devant la presse, sur l’impérieuse nécessité de poursuivre les efforts de reconstruction qui, malgré les nombreuses difficultés, portent leurs fruits. 


« Aussi justifiées que soient les critiques, prétendre qu’il n’y a pas eu de progrès relève de l’exagération et, dresser un tableau faussement négatif risquerait de détourner l’intérêt, l’attention et l’appui à ce pays en relèvement à un tournant critique de son histoire », a déclaré M. Fisher, qui était l’invité du Point de presse au Siège des Nations Unies, à New York. 


Pour le Représentant spécial, « c’est un mythe que de dire qu’il n’y a pas eu de reconstruction ».  Vingt-mille emplois sur les 60 000 prévus ont été créés dans le domaine de la reconstruction, a-t-il précisé, en faisant le bilan « des échecs, défis et progrès » dans la vie politique, l’assistance humanitaire, le redressement économique et social et le réaménagement.  


Dans ce pays, le plus pauvre de l’hémisphère Sud, où les trois-quarts de la population gagnent moins de deux dollars par jour et 70 à 80% n’ont accès ni à l’eau ni à l’électricité, le tremblement de terre du 12 janvier 2010 « a mis à nu des décennies de vulnérabilités d’ordre divers ».  « L’impact de l’assistance humanitaire, la plus grande de ces dernières années au niveau mondial, et des projets d’envergure commencent à être visibles », a souligné M. Fisher, estimant que pour les Haïtiens, « l’année 2010 demeurera pour longtemps l’année des crises multiples ».  


De son côté, a-t-il dit, la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) a approuvé des projets prioritaires pour un montant total de 2,3 milliards de dollars dans les secteurs du transport, de l’infrastructure, de l’enlèvement et de la gestion des débris, du développement urbain, de l’éducation et de la santé. 


Initialement, 1,5 million de personnes avaient été accueillies dans des camps qui n’en comptent plus, désormais, que 550 000, « ce qui représente un véritable progrès », a-t-il ajouté.  


Sur les 4,6 milliards de dollars d’annonces de contributions effectuées lors de la Conférence internationale des donateurs, tenue en mars dernier sur Haïti, 4 milliards ont été alloués à des projets déterminés.  Par ailleurs, un milliard de dollars est prévu dans le cadre de la suppression de la dette extérieure d’Haïti. 


En outre, environ 7 000 foyers par mois ont été construits et 50% des débris nettoyés –soit cinq millions de mètres cubes- plus rapidement que ceux du « Ground Zero » après les attentats du 11 septembre, ou encore que ceux d’Aceh, au lendemain du tsunami de 2006 en Asie. 


D’autre part, 6 700 personnes ont succombé à l’épidémie du choléra et environ 476 000 ont été infectées depuis octobre 2010.  Selon M. Fisher, de nombreux systèmes d’alerte ont été mis en place alors qu’il n’en existait aucun auparavant.  Il reste, cependant, que le taux de 1% de décès dû au choléra « est intolérable », a-t-il commenté.


Par ailleurs, M. Fisher a décliné tout commentaire sur la demande d’indemnisation déposée auprès de l’ONU par des milliers de victimes du choléra, selon lesquelles la maladie aurait été introduite dans le pays par des Casques bleus népalais de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). 


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