2/11/2011
Communiqué de presse
Conférence de presse

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CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT PERMANENT DU PORTUGAL ET PRÉSIDENT DU CONSEIL

DE SÉCURITÉ POUR LE MOIS DE NOVEMBRE, M. JOSÉ FILIPE MORAES CABRAL


La demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU en tant qu’État Membre fera l’objet de deux séances du Comité d’admission des nouveaux Membres, dont une dès demain, a annoncé, au cours d’une conférence de presse, le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre et Représentant permanent du Portugal auprès des Nations Unies, M. José Filipe Moraes Cabral.


Formé des membres du Conseil de sécurité, le Comité d’admission s’est déjà réuni cinq fois depuis la soumission de la demande de l’Autorité palestinienne, le 23 septembre.  Lors de la séance de demain, qui se tiendra, comme les précédentes, à huis clos, le Comité devrait aborder la question de savoir si la Palestine remplit les conditions nécessaires pour devenir État Membre des Nations Unies, a expliqué M. Moraes Cabral.


« Un rapport reflétant les positions respectives des membres du Comité sera ensuite préparé par le Secrétariat avant d’être examiné par le Comité lors d’une séance prévue le 11 novembre », a poursuivi le Président.  Ce rapport, a-t-il précisé, s’il est accepté par le Comité, sera ensuite transmis au Conseil de sécurité.  M. Moraes Cabral a assuré aux journalistes qu’il n’avait aucune idée de la décision que le Conseil prendrait à l’issue de cette dernière séance du Comité, ni dans quels délais.


D’une façon générale, a prévenu le Président du Conseil de sécurité, le programme de travail du mois de novembre sera chargé.  Il sera dominé par la tenue de deux débats thématiques, l’un le 9 novembre sur la protection des civils dans les conflits armés, l’autre le 30 novembre sur les méthodes de travail du Conseil.


Le premier offrira le « tour d’horizon » traditionnel du Conseil de sécurité sur la protection des civils, avec un accent particulier sur la reddition de comptes.  En l’absence de rapport, les exposés du Secrétaire général et du Haut-Commissaire pour les réfugiés, M. António Guterres, serviront de base aux discussions, a relevé M. Moraes Cabral.  Il n’y aura pas de déclaration présidentielle ou de projet de résolution à adopter lors de cette séance, a-t-il précisé.


Le débat sur les méthodes de travail du Conseil se tiendra dans la foulée de la présentation du rapport du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale, le 8 novembre.  À la demande du Président du Conseil de sécurité, ce rapport sera pour la première fois examiné séparément de la question de la réforme du Conseil, pour lui donner la possibilité de faire l’objet d’un débat à part entière.


En l’absence de présentations liminaires, le débat sera, pour les membres du Conseil et les délégations intéressées, l’occasion de faire le bilan des efforts déployés pour améliorer la transparence et l’efficacité des méthodes de travail de cet organe, a souligné M. Moraes Cabral.


Parmi les autres temps forts de ce programme mensuel, figurent trois débats, auxquels peuvent prendre part, outre les membres du Conseil, les États Membres concernés ou directement intéressés par la question à l’ordre du jour: la Bosnie-Herzégovine le 15 novembre, le Timor-Leste le 22 novembre et la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) le 29 novembre, débats qui seront présidés par le Ministre portugais des affaires étrangères, a annoncé le Président.


En outre, le 23 novembre, le Conseil se penchera sur les nouveaux défis à la sécurité, à l’occasion d’une réunion d’information publique au cours de laquelle interviendra à nouveau le Haut-Commissaire pour les réfugiés, mais également la Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Mme Margaret Chan, qui évoquera l’impact de la pandémie de VIH/sida et d’autres maladies.  Le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), M. Yury Fedotov, prendra également la parole lors de cette réunion.


Le Président du Conseil a également indiqué qu’une séance consacrée à la situation dans le Soudan du Sud, et plus généralement dans la région soudanaise, pourrait s’inviter au programme du mois de novembre.


Répondant à une question, M. Moraes Cabral a expliqué que la prolifération d’armes était actuellement un problème majeur en Libye et un sujet de préoccupation pour le Conseil national de transition (CNT), ainsi que les États de la région.  « La résolution 2017, adoptée hier à l’unanimité par le Conseil, est une tentative de rependre le contrôle de la situation », a-t-il affirmé.


Interrogé sur la situation des droits de l’homme en Libye, le Président a estimé que le Conseil de sécurité avait, à ce sujet, une position unanime, qui exige que toute violation fasse l’objet d’une enquête et d’une reddition de comptes.  « Toutes les parties sont engagées à se conformer aux droits de l’homme et au droit international humanitaire », a rappelé le Président du Conseil.


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